Fabrice PICHON : Vengeance sans visage

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Une « Vengeance sans visage » qui nous réservera bien des surprises, Fabrice PICHON sachant faire preuve d’habilité pour bien balader son lecteur au fil des pages.

INFOS ÉDITEUR

Fabrice PICHON - Vengeance sans visage

Parution aux éditions Citron Bleu en janvier 2012

Parution aux éditions Citron Bleu en poche en novembre 2014

En mettant fin à ses jours, Ghislain n’imagine pas qu’il va créer, trente ans plus tard, Heimatlos, un être né de la souffrance de l’un de ses proches trente années plus tard.

Un être mystérieux qui accomplira une vengeance qui le hante, exécutant ses victimes sur les portes de la Citadelle de Besançon et au fronton de la Porte Noire, semant sur son passage les fausses pistes et les faux-semblants.

La commissaire Nicole Desvignes est lasse de ces meurtres qui rythment sa carrière, fatiguée de se battre contre l’IGPN qui soupçonne son adjoint de proxénétisme et dont elle est persuadée de l’innocence.

Lorsqu’un faisceau de présomptions oriente son enquête sur la piste de Stéphane Victor, le propre fils de son adjoint désavoué, Nicole Desvignes obtient du procureur Dumont trois jours pour élucider le mystère de ce tueur .

Flanquée de son équipe et de son nouvel adjoint le commandant Pulien, elle engage alors une course contre la montre pour stopper des meurtres qui semblent viser les architectes de la cité.

Trois journées d’une enquête où le tueur ne laisse aucune trace et semble toujours avoir une longueur d’avance.

Trois jours pour une enquête qui mènera Nicole Desvignes de Besançon à Dijon, de la cité balnéaire de Cavalaire-sur-Mer au bourg Franc-comtois de Pouilley-les-Vignes sur les traces d’un passé qui rattrape le présent.

Mais ces trois jours seront-ils suffisants pour comprendre Heimatlos, l’identifier et le stopper dans sa soif de vengeance? »

(Source : Citron Bleu – Pages : 292 – ISBN : 9791090998001 – Prix : 16 €)

L’AVIS DE LAURE CHIRON

Depuis quelques temps déjà, et avec un plaisir toujours plus grandissant, je me suis mise à lires les premiers romans de jeunes auteurs. Le dernier en date est « Vengeance sans visage », de Fabrice Pichon. Auteur au demeurant très sympa, puisque j’ai fait sa connaissance via Facebook. Comme quoi, il n’y a pas que du mauvais sur ce réseau social… Mais c’est une autre histoire oserais-je dire.

Le roman se passe à Besançon, ville que je ne connais absolument pas et que je ne pensais pas « visiter » à travers les yeux de l’auteur. Et c’est dommage. Je m’explique : cette visite virtuelle a eu fortement tendance à me gêner dans ma lecture, bridant mon imagination. Quand je lis un livre, j’aime imaginer les lieux tels que je les « vois » en fonction des descriptions faites par les auteurs. Ce qui m’a gênée au premier abord, cela a été les noms des rues, avec moult explications sur les rues empruntées lorsque les protagonistes doivent se rendre à un endroit ou un autre. Fabrice !! Et mon imagination alors !!!

Puis je m’y suis faite, me surprenant même à utiliser Google Earth pour visualiser ces monuments qui semblent magnifiques. Finalement, ce livre est une invitation au voyage. Et voilà, tout est dit !

Non, je plaisante bien sûr. Le roman débute sur les chapeaux de roues : un homme crucifié sur la porte de la Citadelle, et Nicole Desvignes-pitt-bull qui débarque sur les lieux du crime avec une humeur de chien. Ce personnage, que l’on pourrait qualifier d’archétype puisqu’elle possède un caractère bien pourri et avec laquelle on sait voit qu’il vaut mieux se taire fait partie de ces personnages que j’adore. Donc d’emblée, le roman et cette femme vous accrochent pour ne plus vous laisser repartir de la Franche-Comté tant que ce crime ne sera pas résolu. Ce crime ? Non, ce seront 3 crimes que Miss pitt-bull aura a résoudre, qui plus est avec un second qui débarque dans son équipe et qu’elle n’apprécie pas.

Du polar, ce roman en a toutes les qualités : l’intrigue est menée avec beaucoup de rigueur, tambour battant (en même temps, avec Nicole Desvignes et la plume de Fabrice Pichoon, il ne peut en être autrement !), et ne laisse que peu de répit. Sauf peut être entre deux lectures, ou je pensais à Nicole Desvignes, à qui je me suis beaucoup attachée. De plus, l’enquête est mélangée avec une affaire personnelle que Desvignes veut résoudre malgré les interdictions de sa hiérarchie, ce qui rajoute du piment à la lecture… Et de l’affection pour la Dame !

Fabrice, je ne peux que te remercier de m’avoir donné la chance d’entrer dans ton univers avec « Vengeance sans visage » qui, je l’espère, ira loin. A très vite avec « Le complexe du prisme » !


L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Première découverte des polars de Fabrice Pichon et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris et satisfait de cette 1re lecture.

Une intrigue qui tient la route, avec ce qu’il faut comme rebondissements, suspense et ambiance propre au genre de l’enquête policière. Certes le sujet de la vengeance n’est pas nouveau, mais il est brillamment exploité dans ce premier roman de l’auteur français et même sous des airs de déjà vu, j’ai largement apprécié ce polar, qui plus est, est agrémenté d’une intrigue secondaire toute aussi agréable à suivre, les deux histoires se combinant de fort belle manière.

Bénéficiant d’une écriture alerte, bien rythmée, sans effets de style (que l’on pourrait quelquefois reprocher à certains auteurs du genre, même chez les plus grands – non je ne balancerai pas de noms) Fabrice Pichon, pour son premier polar, a su user d’une plume propre, nette et sans bavure.

Avec une galerie de personnages bien typés, bien décrits et fortement attachants (mention spéciale à un des personnages principaux qu’est la commissaire Nicole Desvignes) le romancier donne à cette enquête policière une vraie bonne envie de suivre cette progression infernale pour découvrir la vérité, sur cette « Vengeance sans visage » qui est le titre de son premier roman policier.

Une « Vengeance sans visage » qui nous réservera bien des surprises, l’auteur sachant faire preuve d’habilité pour bien balader son lecteur au fil des pages. En parlant de balades, les péripéties de nos enquêteurs iront de Besançon en passant par Dijon et Cavalaire sur Mer et c’est un plaisir en tant que lecteur, de s’aventurer avec les mots dans des lieux que l’on connait. Trouver au fil des pages des noms de ville ou d’endroits connus, ajoute un plaisir non dissimulé d’immersion totale dans l’histoire racontée (la même chose se passe quand je lis des polars qui se déroulent sur la capitale)

Un premier roman qui m’a donc ravi et qui va m’inciter à découvrir davantage la plume de l’auteur.

Un auteur qui en est à son 3e roman policier publié et qui m’a t-on dit, se bonifie de plus en plus…

Raison de plus de continuer à le lire !

Vous aussi, embarquez dans la région du Doubs et de la Bourgogne avec ce polar extrêmement sympathique qui saura ravir je suis sûr les amatrices et amateurs du genre !

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Passionné et grand lecteur

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