Fabio M. MITCHELLI : La verticale du fou

0
178
France

INFOS ÉDITEUR

La verticale du fou - MITCHELLI

Parution aux éditions Ex Aequo en février 2011

Parution aux éditions Ex Aequo en mai 2012

Clarisse est morte. Elle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s’affaire sur la scène de crime de son propre meurtre. La vision est dure. Choquante. Le décor sinistre.

Dans cet état d’exo-conscience, elle fait alors un come-back sur sa vie passée et réalise l’être qu’elle à été : suffisante, égocentrique et dépravée. Dans une affliction particulière, dérangeante, elle revoit les instants de son enfance, de son adolescence et, au cœur de ce travelling spirituel, elle prend conscience des brutalités qu’elle a infligées à son être et du mépris qu’elle ressentait pour les autres. Clarisse prend également conscience de la véritable beauté humaine, celle qui se trouve bien au-delà du mannequin de vitrine que nous sommes tous devenus. Des flashes l’envahissent alors et, fragments après fragments, elle reconstruit le puzzle de toute sa vie, avec ses moments d’amour, ses moments de douleur, ses remords et ses regrets, ses actes manqués.

Elle va vivre ses derniers instants post-mortem dans une bien singulière situation : celle de refaire à l’envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de pouvoir expier ses péchés de luxure et confondre son propre meurtrier. La police scientifique est formelle : le meurtrier de Clarisse a déposé son corps à plusieurs kilomètres des lieux du crime, pour pouvoir ensuite pratiquer des actes nécrophiles sur celui-ci.

Chris, le jeune lieutenant de police affecté sur cet étrange homicide, va se retrouver lui aussi face à une situation qui le dépasse : la femme qu’il aimait, celle pour qui sa vie allait basculer, se trouve sous ses yeux, atrocement mutilée. Peu avant sa mort, Clarisse qui avait consommé une relation enflammée avec le jeune flic, avait remis toute sa vie en question, prête à sacrifier les fondations de son arrogante existence, prête à bousculer sa petite vie bien rangée.

Dans une curieuse atmosphère, trois destins vont alors se croiser, s’enchevêtrer pour enfin révéler toute la complexité de leurs existences tourmentées. En parallèle, la conjonction sordide d’affaires criminelles jamais élucidées va également ressurgir, révélant toute la noirceur de la folie humaine et l’infini de ses troubles…

(Source : Editeur – Pages : .. – ISBN : 9782359621228 – Prix : 10 €)

L’AVIS DE LUCIE MERVAL

Une expérience étrange à lire et à vivre

Clarisse est morte, son corps mutilé retrouvé en pleine nature. Chris, un jeune Lieutenant de Police avec qui elle avait eu une relation enflammée fait partie des policiers mobilisés. L’enquête commence, ponctuée de flash-back sur la vie de la victime, racontés par elle-même ! Pour vous donner une idée de la teneur du propos, la première phrase vous décrira l’atmosphère étrange de ce livre : « J’étais froide car j’étais morte »…

En effet, dans ce livre, tout est raconté à la première personne, comme si vous étiez dans la tête de Clarisse, qui est à la fois victime, témoin et narratrice. Elle se voit morte, elle voit les flics examiner son corps, elle ressent des émotions, elle se souvient de moments passés…Elle ne pourra partir définitivement qu’après avoir compris pourquoi, qui lui a fait ça ?! Pour être en paix. On s’est déjà tous demandé ce que cela donne après la mort. A t-on encore une conscience ? L’âme s’arrête-t-elle de vivre après la mort du corps ? Le thriller est ici, un support pour nous ouvrir des perspectives sur des choses inconnues. L’auteur a réussi à nous faire suivre une enquête criminelle, à découvrir le passé d’une femme, nous faire découvrir des sensations inexplorées sur seulement 77 pages avec un début et une fin, alors BRAVO !

Une lecture perturbante mais très intéressante, qui m’a donné envie de lire la suite.

Sponsor

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.