James BARNABY : A bout de nerfs

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James BARNABY : A bout de nerfs
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Présentation Éditeur

À Londres, un père de famille se suicide après avoir abattu sa femme et leurs deux filles. En Écosse, un soir d’orage, deux jeunes enfants disparaissent dans la nuit. Le point commun de ces deux affaires : Angelica, jeune fille au pair américaine, qui rêvait simplement de visiter l’Europe. Terrible coïncidence ou sombre machination ?

Origine Flag-FRANCE
Éditions De Borée
Date 10 octobre 2019
Pages 405
ISBN 9782812926280
Prix 20,50 €

L'avis de Cathie L.

A bout de nerfs a été publié par les éditions De Borée en 2019 dans la collection Marge Noire. L’auteur s’exprime dans un langage familier dans le style des romans noirs américains qu’il affectionne particulièrement : « Le salaire de base était bas, les traders étant payés essentiellement à la commission. S’ils se débrouillaient bien, ils pouvaient palper des sommes rondelettes à la fin du mois. S’ils n’y parvenaient pas, ils dégageaient vite fait et laissaient la place à d’autres postulants. Ca se bousculait même au portillon. » (Page 12). Les phrases s’enchaînent à un rythme qui va crescendo. Le lecteur se retrouve happé par les mots qui tourbillonnent devant ses yeux et l’entraînent dans l’histoire.

Fil rouge : l’histoire de Peter Pan, les fées, thème que l’auteur affectionne.

Angelica, fille au pair chez les Murphy, riche famille londonienne, se retrouve sans travail après que son employeur ait assassiné sa famille et se soit ensuite suicidé, acculé à la ruine et au déshonneur après avoir réalisé des opérations financières douteuses chez Trade Option.

Samuel, trader chez Trade Option, a conscience qu’il exerce une profession bien peu reluisante, mais c’est ça ou la rue. Sans se douter que la fondatrice de  l’entreprise, dans le collimateur du FBI depuis des mois, n’a plus que deux options: tout perdre ou collaborer avec le FBI, bien décidé à remonter à la source :

« Nous savons parfaitement que si nous faisons fermer vos agence, d’autres ouvriront aussitôt. Surtout, sauf votre respect, que vous n’êtes qu’un pion, madame Benchimol. Ou un fusible, si vous préférez. Si vous sautez, on remplacera le fusible et les fraudes continueront comme si de rien n’était. Ce qui nous intéresse, c’est de connaître l’identité de ceux qui se trouvent derrière tout ça. » (Page 76).

Samuel, repéré par Zo à Tel-Aviv, accablé de remords, accepte d’aider le Lahav 433, service d’élite de la police israélienne, à identifier les milliers de victimes de Trade Option, ainsi que les procédures illégales mises en oeuvre par Nastia Benchimol pour capter des millions. L’enjeu est de taille pour le FBI qui travaille sur ce dossier depuis de nombreux mois: si Benchimol ne se met pas à table, et si Samuel ne leur révèle rien de plus qu’ils ne sachent déjà, toute l’affaire sera un échec retentissant.

Angelica, qui se retrouve sans ressources, décide d’accepter l’étrange offre d’emploi que son ami Jim a dénichée dans les offres d’emploi : un poste de nurse grassement rémunéré dans un château en Ecosse, à Aberfoyle. Le premier soir, alors que les MacGregor se sont absentés pour le week-end, Jim vient lui tenir compagnie… Et disparaît avec les deux enfants du couple. La jeune fille, aussitôt soupçonnée par la police, se pose des questions: pourquoi Jim aurait-il enlevé les deux enfants ? Est-il victime ou ravisseur ? Chercherait-il à la manipuler ? Son seul recours: faire appel à son oncle Joseph Sleuth, agent du FBI. Bien qu’il soit engagé dans l’enquête sur Trade Option, Joseph se rend en Ecosse…

L’essentiel de l’intrigue se déroule en Ecosse, près du village d’Aberfoyle, dans le manoir des MacGregor : « Le manoir des MacGregor se situait en pleine forêt, à cinq kilomètres du village. Depuis la route, un chemin privatif joliment arboré et protégé par de hautes grilles conduisait jusqu’à la demeure. Tout au fond, on distinguait un imposant bâtiment de style victorien, composé d’une demeure principale surmontée d’un étage avec bow-windows ouvrant sur un parc tapissé d’une pelouse d’un vert éclatant… » (Page 127). => Manoir idéalement situé, loin de toute habitation, entouré d’une profonde forêt :  Manoir : tous les éléments sont réunis pour mettre en scène une intrigue empreinte de mystère et de fantômes, digne des films d’épouvante de série B… Mais ça fonctionne !!

En conclusion

Dans ce second opus consacré à Joseph Sleuth, nous retrouvons l’agent spécial sur deux fronts : son enquête sur les réseaux de blanchiment d’argent sur Internet et la mystérieuse affaire de kidnapping impliquant sa nièce. Une intrigue complexe bien menée, à la mise en scène soignée, confère à ce roman son principal atout.

Le +: confrontation de deux univers totalement opposés : le monde rationnel de Trade Option dont le credo est de faire de l’argent à n’importe quel prix (sans faire de mauvais jeu de mot); l’univers fantasque de la famille des MacGregor qui vit comme en dehors du temps, dans lequel l’argent n’est qu’un moyen de maintenir un niveau de vie en accord avec la position sociale du laird.

A bout de nerfs, dont l’expression signifie que l’on se trouve dans un état d’énervement avancé, comme dans le film réalisé par le scénariste allemand Rolf Thiele en 1959, est un très bon thriller qui mettra vos nerfs à vif, assurément…

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Ecrivain de romans historiques, chroniqueuse et blogueuse, passionnée de culture nordique et de littérature policière, thrillers, horreur, etc...

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