DELACORTA : Nycta

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DELACORTA - Nycta
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  • Éditions French Pulp le 10 janvier 2019
  • Pages : 192
  • ISBN : 9791025104637
  • Prix : 18,00 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sortie major de la plus grande école d’Hacking, la célèbre académie Karl de Budapest, Alba crée sa société : Nyctalope.

Elle ne sait pas ce qu’elle fera, protection ou effraction, mais elle est capable de tout en informatique.

Alors qu’elle est connectée sur le Darknet, elle tombe sur une vidéo : une jeune médecin est torturée et exécutée. Alba remonte la piste du tueur, un homme de main de la multinationale Nesty.

Saura-t-elle révéler la face cachée du monstre ?

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

34 ans…

Il aura fallu attendre 34 ans pour avoir la suite des aventures d’Alba et de Serge !

Alba et Serge, ça ne te dit rien ?

Mais si… Tu te souviens du film de Beinex Diva ?

Tiens, Léon et Nikita de Besson ?

Pour Beinex, c’est l’adaptation d’une des aventures du plus étrange couple de la littérature policière, l’expert en symphonie criminelle et la petite kleptomane qui rêvait de voler la tour Eiffel, pour Besson, on dira qu’il s’est très fortement inspiré….

Toujours est-il que c’est un véritable plaisir de les retrouver !

La peur que tu pourrais avoir, quand tu à lâcher des personnages en 1985, c’est qu’ils aient pris un « putain » de coup de vieux, que l’auteur soit resté dans les années 80 alors que nous sommes à l’aube des années 2020…

Eh bien pas une seule seconde de vieillissement, bien au contraire… Delacorta a su jouer avec le temps sans dénaturer le moins du monde ses personnages. Et pour être d’actualité, ça l’est : hacking et écoterrorisme !

Ça pulse, c’est Tarentinesque, rythmé, ça se dévore littéralement… on en serait presque à vouloir que les aventures de ces deux-là continuent encore et encore…

L’AVIS DE YANNICK P.

Serge Gorodish et sa protégée Alba. Pour les mélomanes et les cinéphiles, cela nous renvoie en 1981, plus exactement à Diva de JJ. Beineix. Pas étonnant car le scénario de Diva avait été fait sur le scénario éponyme de Delacorta. Ici, nulle musique, nul facteur amoureux, mais le retour d’Alba et de Serge.

Si Serge est toujours aussi manipulateur et mélomane, Alba, est toujours aussi amoureuse de lui. Mais elle est maintenant majeure et  sort major de promotion de la plus prestigieuse école de hackeurs éthiques. Elle crée sa société : Nycta. Surfant sur le web profond, elle tombe sur un snuff movie, où une jeune médecin se fait sauvagement torturée puis exécutée. La piste du tueur remontée, Alba s’engage à affronter Nasty, une multinationale sans scrupule, dotée d’hommes de main et de tueurs impitoyables. A ses côtés, une bande de jeunes femmes lui ressemblant, idéalistes et sans peur, les young canibals.

Voilà pour le pitch.

Delacorta, ça dépote. On dirait du Nikita. Et pour cause, il a servit de base à un certain nombre de héros du sieur Besson.

Avec plein de filles anarchistes russes, des salauds de première dirigeants cette multinationale qui a la main mise sur tout ce qu’il faut à l’homme pour vivre, avec ce qu’il faut de suspens et une belle pelleté de hacking, Nycta, se dévore en un clin d’œil.

On en redemande à la fin. Perso, je me demande combien de temps je vais mettre pour revoir Diva et surtout lire Delacorta, si jamais je trouve Nana; Diva; Luna; Lola et Alba parus en 1985.

Car ça fouette. Gorodish et Alba n’ont rien perdu de ce qu’ils étaient. Au contraire, ils se sont régénérés sans réellement vieillir. C’est le tour de force de l’auteur. Ces héros ont pris de l’ampleur, ils se sont, à la hauteur d’un sublime Pessac, bonifiés avec le temps. Alba est parfaite, plus que jamais d’une beauté insolente et d’une intelligence somptueuse. Quant à Serge, toujours aussi escroc, justicier et pianiste, il survole le monde avec un gout de l’esthétisme qui n’a d’égal de son besoin d’éthique.

Daniel Odier a fait très fort. C’est vraiment un superbe moment de plaisir.

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