David COULON : Désincarné

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David COULON - Desincarne
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Présentation Éditeur

Je rêve, ou je ne rêve pas, je me réveille, je suis nue, il y a du sang partout, c’est comme au début de ma vie, c’est comme à la fin de ma vie, je me souviens d’une grande jouissance, d’un grand dégoût, d’une envie de vomir et de rire et d’un peu tout à la fois, la vie, enfin la vie, pas de larme, la vie, naissance, mort, au milieu joie et dégoût mais pour une fois pas de larme, pas une seule, la viande, seule la viande et ma chair, seule ma chair et mes yeux qui se ferment et le plaisir et les cris.

David Coulon s’intéresse aux individus en situation de rupture pris au piège dans un univers vide de sens qui les broie. Il gratte la chair où ça fait mal et creuse sous la surface, parfois jusqu’à l’os. Dans ses romans, il pousse les codes du Thriller dans leurs derniers retranchements, flirtant allègrement avec l’horreur pure.

Un savant mélange que l’on retrouve dans ses textes courts, réunis dans ce recueil pour la première fois après nombre de publications en revues et anthologies depuis 2013. Entre noir existentiel et trash social, David Coulon refuse de se laisse enfermer dans des cases. Mais une chose est certaine : il n’hésite jamais à aller trop loin.

Origine Flag-FRANCE
Éditions Rivière Blanche
Date 1 janvier 2020
Pages 224
ISBN 9781612279510
Prix 20,00 €

L'avis de Stanislas Petrosky

David Coulon souffre de forts troubles, non pas passagers, mais psychiatriques. Celles et ceux qui l’ont déjà côtoyé le savent et peuvent se porter témoin de mes dires.

Il le prouve une fois de plus au fil de ce recueil de nouvelles, tout à tour, angoissante, horrifique, barrée, drôle, trash. Coulon est un aventurier de la plume, toujours sur le fil, un écrivain borderline bourré de talent que l’on se plaît parfois à détester au détour de l’un de ses textes.

Il n’est pas facile de chroniquer un recueil de nouvelles, on ne peut parler de tous les textes, si ma préférence va à la nouvelle Banzaï et que j’ai eu plaisir à relire Navidad et découvrir sa suite, je pense que la meilleure chose à écrire, c’est de reprendre le texte de la quatrième : « Je rêve, ou je ne rêve pas, je me réveille, je suis nue, il y a du sang partout, c’est comme au début de ma vie, c’est comme à la fin de ma vie, je me souviens d’une grande jouissance, d’un grand dégoût, d’une envie de vomir et de rire et d’un peu tout à la fois, la vie, enfin la vie, pas de larme, la vie, naissance, mort, au milieu joie et dégoût, mais pour une fois pas de larme, pas une seule, la viande, seule la viande et ma chair, seule ma chair et mes yeux qui se ferment et le plaisir et les cris. » Simplement parce que ce texte, c’est un peu le ressenti que l’on a la fin de lecture de l’ensemble : doit-on rire ou pleurer ? se réjouir ou être dégoûté ?

Coulon est un auteur qui ne laisse pas indifférent, loin de là, et c’est le principal dans un monde où l’on veut nous imposer des « sensitivity readers » afin que nos écrits soient le politiquement correct qui soit, histoire de n’offenser personne… Coulon offense, et je m’en réjouis !

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Auteur de romans. Né en Arménie, Stanislas Petrosky quitte son pays à l’âge de dix-sept ans pour rejoindre la France. Les articles sur Stanislas PETROSKY présent sur Zonelivre ici

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