Adam STERNBERGH : Population 48

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Adam STERNBERGH : Population 48
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Présentation Éditeur

Caesura Texas – une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants. Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d’identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l’optique d’un nouveau départ.

En échange de l’amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l’extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ. Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu’à aujourd’hui. Errol Colfax, en effet, s’est suicidé… avec une arme qu’il n’aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l’enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l’essentiel des habitants – y compris lui-même – auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière. Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s’abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura…

Férocement drôle, comiquement féroce, Population : 48 – le troisième roman d’Adam Sternbergh – est aussi un redoutable page-turner où, quelque part entre Tarantino et L a Quatrième Dimension, aucun personnage n’est vraiment ce qu’il paraît être.

Origine Etats-unis
Éditions Super 8
Date 11 octobre 2018
Éditions 10/18
Date 16 janvier 2020
Traduction Charles BONNOT
Pages 408
ISBN 9782264075031
Prix 8,40 €

L'avis de Léa D.

Toujours en deuil des éditions Super 8, j’ai laissé traîner (trop) longtemps Population : 48 dans ma PAL ! Editions chez 10/18 en janvier 2020 !

Caesura, alias « Blind Town », est une petite ville perdue au fin fond des États-Unis. Un endroit qui ne mérite même pas le nom de ville, en fait, c’est plutôt une bourgade. Avec seulement 48 habitants. Et ces habitants sont tous des criminels, ou des témoins un peu encombrant. Et personne ne sait qui est qui, même pas eux. Car leur mémoire a été effacée, plus ou moins lourdement. Mais ils ont une nouvelle identité, une nouvelle histoire… Un nouveau départ, en somme. Et cette ville est régie par des règles simples : aucun contact avec l’extérieur ; aucun visiteur ; tout départ est définitif et dangereux.

La vie était simple. Sans (trop) de soucis. Jusqu’au jour où un homme se suicide. Avec une arme qu’il n’est pas supposé avoir. Puis un autre homme est assassiné. Calvin Cooper, le « shérif », qui est chargé de maintenir un semblant d’ordre, se met à enquêter, aidé par ses deux adjoints. Mais on estime que cette affaire est trop grosse pour lui, et c’est pourquoi l’institut chargé de cette expérience décide d’envoyer des hommes pour régler cette affaire au plus vite.

Le monde extérieur et la vie à Caesura entrent en collision, pour le meilleur mais SURTOUT pour le pire ! Ce suicide et ce meurtre vont être la traînée de poudre qui vont provoquer une explosion de violence dans la ville, secouant la vie de tout les habitants.

Population : 48 est une roman que je n’ai pas pu lâcher avant la fin. La plume de Adam Sternbergh est très cinématographique, on va de rebondissements en révélations, le tout servi par un rythme excellent. L’intrigue se passe dans un huit-clos étouffant, aggravé par la présence de la chaleur et de la poussière du Texas. Et l’intrigue est excellemment menée, on va découvrir petit à petit le but de Caesura, mais surtout pourquoi cette ville a été créée, tout comme la véritable identité des occupants de la ville. On va plonger dans leur passé, souvent très sombre et violent… Et, grâce à cette histoire, Adam Sternbergh pose une question primordiale : l’importance de la mémoire dans la construction d’une personne. Peut-on vraiment avoir une nouvelle vie et une seconde chance si on efface les atrocités que l’on a commis précédemment ? Peut-on devenir quelqu’un de meilleur si on peut faire effacer notre mémoire et tout recommencer ? La rédemption existe-t-elle, que ce soit en pardonnant à soi-même ou aux autres ? Au-delà de son intrigue policière, Population : 48 pose des questions très importantes et actuelles, que ce soit sur le pardon, la mémoire et l’identité. L’être humain n’a pas une vie ou une voie tracée au millimètres près, il y a toujours la possibilité de devenir « bon » ou « mauvais », et avec toutes les nuances de gris au milieu.

Population : 48 est un roman souvent très sombre et violent, mais qui apporte aussi de belles émotions. Nous savons dès le départ que les habitants de « Blind Town » ont (tous ?) commis des actes atroces, mais cela ne nous empêche pas de nous attacher à certains d’entre eux…

Bref, je vous conseille plus que vivement Population : 48, une histoire qui ne peut pas laisser indifférent !

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