William Peter Blatty : L’exorciste

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USA

INFOS ÉDITEUR

William Peter Blatty - exorciste
L'exorciste

Parution aux éditions Robert Laffont en 1971

Parution aux éditions France Loisir en 1975

Parution aux éditions J’ai Lu en 1981

Parution aux éditions Robert Laffont Poche en octobre 2016

Traduit par Jacqueline REMILLET

Des bruits insolites, des meubles qui se déplacent dans la nuit et le comportement de plus en plus mystérieux d’une enfant de douze ans, fille d’une célèbre actrice, que nul médecin, nul psychiatre, ni aucune analyse ne parvient à éclaircir… Lorsque la situation s’aggrave, il ne reste qu’à tenter l’exorcisme.

C’est en partant d’un fait divers survenu dans le Maryland en 1949 que William Peter Blatty s’est lancé dans l’écriture de ce qui allait être l’un des plus grands succès de librairie de la seconde moitié du XXe siècle : paru en 1971, L’Exorciste s’est vendu à plus de treize millions d’exemplaires pour les seuls Etats-Unis et a été traduit dans le monde entier. Un succès encore amplifié par l’adaptation cinématographique de William Friedkin deux ans plus tard, qui deviendrait l’un des plus célèbres films d’horreur de l’histoire du cinéma.

(Source : Robert Laffont – Pages : 531 – ISBN : 9782221195680 – Prix : 11,50 €)

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

William Peter Blatty nous a quitté en janvier 2017.

L’occasion de penser, en tant que lecteur (et cinéphile aussi) à cet incroyable roman, le seul principalement connu de tous de l’auteur américain, qui fut journaliste avant de diriger vers la littérature et le cinéma. Ce roman c’est bien sûr “L’exorciste”. Ce roman d’épouvante évoquant le combat d’une mère pour lutter contre le changement de personnalité de sa jeune fille de quatorze ans prénommée Regan. Devant l’infaillibilité des médecins et des psychiatres, évoquer la possibilité d’un cas de possession prend tout son sens, les preuves que l’Eglise réclame, sont toutes là.

Ce roman est absolument terrifiant à la lecture. Si en plus, on a vu le formidable film réalisé par William Friedklin (qui a produit une adaptation presque fidèle du livre) la lecture ou la relecture de ce petit bijou de terreur prend une dimension supplémentaire : les images du film nous accompagnent encore davantage et la terreur se trouve encore plus présente à chaque page de ce roman.

Un roman qui démarre avec un prologue annonçant la couleur, le changement de personnalité de la jeune Regan, allant crescendo jusqu’à un point de non-retour. Un meurtre mystérieux, et une enquête policière par un flic un peu fouineur… et très bavard.

Dans ce roman, il y a plusieurs personnages marquants : la mère de Regan bien sûr, son entourage à la maison, le père Damien Karras, prêtre et psychiatre donnant des cours, le flic Kindermman, le père Lenkaster Merrin, ancien prêtre ayant renoncé à exercer son métier et préférant jouer les archéologues dans les déserts de Ninive. Et bien évidemment, il y a la jeune Regan.

Tous ces personnages vont cohabiter ensemble, dans la souffrance, la douleur, l’incertitude, le doute profond, le rejet de soi et des autres.

Car au delà d’un simple récit d’épouvante sur la possession d’une jeune fille et qui devra être exorcisée contre toute attente, c’est la question de la foi qui se pose. La foi fortement ébranlée pour le père Karras, avec le décès de sa mère malade et avec son incapacité à comprendre ce qui arrive à la jeune fille ; la mère de Regan aussi, sa foi et sa croyance en Dieu fortement ébranlée elle aussi. Le père Merrin qui a renoncé à la prêtrise et dont les écrits sur la perception de la foi sur un côté scientifique est mal perçue par les hautes instances de l’Eglise… Lui aussi est malgré ébranlé par ce qu’il doit de nouveau vivre. Reprendre contact avec un ancien ennemi. Il ne le voulait pas. Il ne pensait pas ce que cela allait arriver de nouveau.

Après s’être fortement documenté sur les rites sataniques, sur le rite lui-même de l’exorcisme, sur la foi de l’Eglise, Blatty évoque la tragédie d’une famille faisant face à l’inexplicable.

A quoi devons-nous croire et espérer lorsque la raison s’en trouve ébranlée ? L’auteur américain distille une peur certaine tout au long de son roman. Une peur en filigranne quelquefois ou une peur qui nous explose à la figure dans les passages les plus terribles du roman.

L’exorciste fut le roman de sa vie. Il a marqué (comme le film sorti en 1973) une génération de lecteurs et de cinéphiles. Il reste l’un des plus célèbres romans d’épouvante. Stephen King lui-même ne tarit pas d’éloges sur ce roman.

Que vous ayez vu le film ou non, si le genre et le sujet vous tente, lisez ce roman. Plongez dans les arcanes de la terreur, dans la confrontation entre le Bien et le Mal.

Où se situe la frontière ?

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