Stanislas PETROSKY : Je m’appelle requiem et je t’…

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Stanislas PETROSKY - Je appelle requiem et je t'
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Présentation Éditeur

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?

Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons.

Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.
Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre.

Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

Origine Flag-FRANCE
Éditions Lajouanie
Date 8 juillet 2016
Éditions Eaux Troubles
Date 5 mars 2021
Pages 204
ISBN 9782940606726
Prix 7,90 €

L'avis de Muriel

Ce livre m’a fait l’effet d’un OVNI dans le polar français actuel, tant par le style de narration, que par le contenu…

Je ne connais pas l’auteur référence, Frédéric DARD, de Stanislas PETROSKY, cité en quatrième de couverture, en revanche le héros du livre, un curé, n’est pas ordinaire. L’Eglise a de quoi avoir des sueurs froides avec son représentant, qui loin d’être un pacifique est prêt à prendre les armes et se pose en vengeur du faible et de l’opprimé. Il est prêt à tout pour retrouver les assassins et les tuer,  les vœux d’abstinence, il n’en a cure… Il assume totalement ce qu’il est, partant du principe qu’il chasse les démons et que ce n’est donc pas vraiment répréhensible.

Rapprocher deux êtres que tout oppose est un tour de force, un curé et une fille du X s’associant pour traquer des pédophiles… Stanislas PETROSKY joue là avec les codes pour notre plaisir, puisque l’on suit ses personnages et l’on s’y attache.  Mais il sait nous mettre  aussi directement dans le sujet en s’adressant au lecteur qui devient partie prenante de l’histoire ! Tout au long des chapitres il s’adresse à nous… C’est un livre en abyme, j’avais déjà vu ça au cinéma, mais jamais en littérature !

Style de narration très particulière inspirée de Frédéric DARD, de AUDIARD, qu’il prend aussi en référence à la fin du livre ! Le langage est donc familier, loin du style conventionnel, le ton est léger et en temps de crise devient salvateur pour le moral, malgré une histoire sordide de départ !

Comme quoi on peut allier le policier standard et l’humour sans perdre le lecteur bien au contraire… En résumé je le recommande vivement !

L'avis de Yannick P.

Ben voilà par un doux week-end ensoleillé, j’ai mis le nez dans un bouquin de Stanislas Petrowski. Je m’appelle Requiem et je t’…OK le titre est accrocheur et plein de promesses.
Arghhh. Qu’ai-je fais ? J’ai marché dans la 1ère aventure d’Estéban Lehydeux. J’y ai sauté les deux pieds dedans. Ce curé haut en couleur préférant qu’on l’appelle Requiem, exorciste et chasseur de démons est génial. J’aime mieux te dire, lecteur de mes chroniques, que j’ai lu ça, les doigts dans le nez. T’as vu ! C’est flippant, en un rien de temps, on reprend les codes de San-A. On se tutoie et et je suis proche de la logorrhée.

Avec Requiem, j’ai rencontré un curé qui réconcilie avec la messe. Amateur de bières et de 18 ans d’âge, fin connaisseur des 10 commandements et des 7 péchés capitaux, qu’il pratique avec conviction, voire assiduité, préférant les minettes aux bigotes et posant son cul dans une redoutable Mustang Fastback qu’il manie avec dextérité. Je me suis régalé. Que dis-je, je me suis gondolé en me retrouvant pouffant dans mon canapé, car j’y ai retrouvé les codes et la verve, les jeux de mots et l’humour décapant de sieur Dard.

Bon, on n’est pas là pour dégoiser non plus. Faut envoyer la purée. Je m’appelle Requiem et je t’… débute avec la rencontre de Requiem et de Martine. Et Martine s’envoie en l’air, Martine est gaulée comme une DS, Martine se filme et Martine s’éclate. Mais surtout Martine reçoit une proposition pour un film mettant en scène des enfants. Le sang de Requiem ne fait qu’un tour. Et le curé fantasque se met en chasse de ces barjots. En face, c’est un peu Laissez tomber la fille et ça colle bien avec Réglez-lui son compte.

Ça sent la progéniture, l’adoption de San-A chez les curés avec Béru à la fourrière. Et ça marche !

Tu l’auras compris, le langage est fleuri, grivois. C’est du haut en couleur, du 35mn en quadriphonie. Ce court roman est bourré de créativité, le style est atypique et le rythme incroyable. Les dialogues sont jouissifs. Cela faisait des années que je ne m’étais pas retrouvé dans cet état. Y’a du bourre-pif, du sexe, et de l’action. Et bien entendu, y’a de l’humour à revendre. Les échanges avec le lecteur, les interactions d’Esteban avec son patron, sont fleuris et mettent en valeur toute la dérision dont fait part Stanislas Petrowski.

Les éditions Lajouanie ont eu du pif et ont su relever le pari. C’est un foutu bon exercice. Un roman drôle et un bon polar. Bref, Un roman policier mais pas que. Comme quoi la littérature peut et doit être variée. Faut que je te laisse, je dois me mettre en chasse du second. Car Dieu pardonne. Lui pas !

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Jeune quinqua fringuant, serial Lecteur addict au roman noir" pour le reste, père aimant de 2 ados, marketeur de profession et amateur de whiskys, vins et de cuisine conviviale et auteur de TU JOUES TU MEURS !

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