Nicolas BEUGLET : Le cri

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France

Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.

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  • Éditions XO en septembre 2016
  • Éditions Pocket le 11 janvier 2018
  • Pages : 560
  • ISBN : 9782266279864
  • Prix : 8,30 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…

Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?

Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.

Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultra-secrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

L’AVIS DE YANNICK P.

Peut-on choisir un roman par son titre ? Oui ! Accrocheur, Le Cri était sur le haut de ma PAL. Pourtant les thrillers nordiques ne sont pas ma tasse de thé. Mais j’ai eu raison de me fier à cette couverture. car ce n’en est pas un. Et mes nuits furent comblées.

Pour faire rapide, on commence par suivre, l’inspectrice Sarah Geringën lorsqu’elle est appelée à se rendre d’urgence à l’hôpital psychiatrique de Gaustad en Norvège. Cette belle et rousse inspectrice y découvre le cadavre d’un patient interné là depuis plus de trente ans. Baptisé 488 à cause d’un chiffre tatoué sur son front, l’homme aurait voulu s’étrangler lui-même mais serait décédé d’une crise cardiaque. Néanmoins, des questions se soulèvent. Qui est cet homme ? Quelle en est la signification de ce 488 ? Que veulent dire les dessins indéchiffrables qui recouvrent les murs de sa cellule ? L’enquête n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air. D’autant que l’incendie de l’hôpital mène Sarah sur une nouvelle piste. Nous sommes au chapitre 3. Il en reste plein d’autres. Sache qu’exhumant des dossiers ultrasecrets de la CIA avec l’aide de Christopher Clarence, journaliste d’investigation et père de substitution d’un neveu orphelin, Sarah va se voir propulser de Paris à Londres, jusqu’à l’île de L’Ascension, du Minnesota jusqu’à Nice.

Passées, les premières pages classiques, Nicolas Beuglet, tire l’écheveau. Il nous lie à l’intrigue où on pressent que rien n’est si simple. Ce second roman est une réussite. Un excellent page-turner addictif. Que dire sur ce thriller. C’est maîtrisé de bout en bout. L’intrigue est solide et se renforce au fil des pages. Le corps du roman est très bien construit. On saute de révélations en rebondissements dans un découpage carré, efficace. Comme tout bon thriller, Le Cri est une course contre la montre. Car les héros vont mettre les pieds dans une affaire qui les dépasse. Nicolas Beuglet tisse une toile qui prend naissance dans les arcanes de la CIA dans les années 50 et nous projette jusque dans des expériences où science et religion visent à prendre le contrôle de l’esprit humain.

L’écriture est nerveuse. On sent une véritable accélération à chaque chapitre. Les personnages sont travaillés en profondeur. Chacun bien campé dans son rôle, avec leurs obsessions, leur grandeur d’âme, et leurs déchirures intérieures. Sarah faite de force et de témérité qui traine avec elle une fragilité, une fêlure. Christopher, en père de substitution vouant un amour inconditionnel à son neveu pour lequel il devra affronter l’inimaginable. Certes, toi qui lira Le Cri, tu sentiras poindre entre les lignes une inévitable romance entre les 2 protagonistes. Mais qu’importe. Chapitre après chapitre, l’atmosphère est oppressante à souhait. Froide comme celle de l’hôpital psychiatrique qui nous met tout de suite dans le bain. Comme si la mention de « Le Cri » de Edvard Munch ne suffisait pas à nous mettre en garde. Les événements s’enchaînent à un rythme effréné. Un compte à rebours implacable où chacun devra, malgré sa fragilité, affronter de noirs personnages.

Finalement, ce thriller au titre accrocheur, n’avait rien de présomptueux. C’est une belle surprise jouissive.

L’AVIS DE YANNICK SCOTTO

Reflet d’une des questions qui nous hante tous : la vie après la mort… Il est un thriller inspiré de découvertes et de faits réels.

Hôpital psychiatrique de Gaustad à Oslo (Norvège) le matin d’une nuit d’hiver, la cellule C32 dans laquelle un patient particulier est mis à l’isolement depuis 30 ans, vient de délivrer son verdict : l’homme a été étranglé dans sa cellule, il est découvert la bouche ouverte dans un hurlement ne ressemblant à aucun autre. Des dessins étranges, indéchiffrables sont grifonnés sur les murs et pire, la victime a une cicatrice formant le chiffre 488 sur le front.

L’inspecteur Sarah Gerigën et un journaliste d’investigation français, Christopher, mènent l’enquête.

Que se passait-il dans l’Hôpital psychiatrique de Gaustad à Oslo en Norvège ?

Qu’est ce que le LS 34 ?

Que renfermait l’île de l’Ascencion, petite île perdue au milieu de l’Atlantique et base de l’armée américaine dans les années 60-70 ?

Quand la folie des hommes devient une arme fatale..

La réponse est là, un peu plus terrifiante à chaque page tournée!

Un grand MERCi à Nicolas Beuglet pour ce livre, une véritable claque qui met en lumière une réflexion toujours actuelle sur le cerveau humain miroir de l’âme ?

À lire ABSOLUMENT les amis

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1 COMMENTAIRE

  1. 491 pages de folie avec deux héros que l’on trouve à la fois sympathiques (malgré les circonstances) et courageux (étant donné les circonstances) et devoir les quitter, c’est trop frustrant…
    Mais, c’est également la preuve que le roman est réussi !
    Quant à l’histoire, elle ose mêler CIA, Big bang, immortalité, psychanalyse et manipulations diaboliques sur une île perdue, c’est assez fascinant et on y croit, d’autant que l’auteur nous dit avoir fait des recherches sur le sujet et n’être pas si loin que ça de la vérité.
    En résumé, un auteur qui mérite largement d’être placé parmi nos meilleurs Thilliez, Grangé et Vargas, science et suspens mêlés.

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