Pascal CHABAUD : Mort d’un sénateur

4
325
France
Pascal CHABAUD - Mort un senateur
Mort d'un Senateur
  • Éditions De Borée le 17 mai 2018
  • Pages : 352
  • ISBN : 9782812923241
  • Prix : 19,90 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Juillet 1940. L’inspecteur Joseph Dumont de la 6e brigade mobile, durement éprouvé par la mort de sa femme enceinte fauchée par un automobiliste, en- quête sur l’assassinat du sénateur Étienne Ferrand, retrouvé le crâne défoncé dans une chambre de l’hôtel Carlton. Ce Grand Maître franc-maçon opposé au régime de Vichy détenait des documents gênants pour le pouvoir. La piste du complot politique est aussitôt privilégiée. De faux-semblants en rebondissements, la quête de la vérité s’avère difficile, périlleuse, voire dangereuse : tandis que Joseph Dumont a fort à faire entre ses investigations sur la mort de sa femme et sur celle du sénateur, son supérieur, le commissaire Champeix est assassiné et son ami et collègue de la police scientifique, Nestor Bondu, échappe à une tentative de meurtre. En ces temps troublés, sur fond d’espionnage industriel et de sociétés secrètes, Pierre Laval place ses hommes dans la police et à tous les niveaux de l’État. Dumont ne sait plus à qui faire confiance.

NOTRE AVIS

Partagez votre lecture dans les commentaires !

Sponsor

4 Commentaires

  1. Nul besoin d’être clermontois d’origine ni fin spécialiste du régime de Vichy pour se laisser emporter par l’enquête de l’inspecteur Joseph Dumont… Mort d’un sénateur est un mariage subtile de la fiction avec l’Histoire qui nous permet d’entrer de plein pied dans une période malheureusement souvent passée sous silence ou résumée bien rapidement dans les programmes scolaires d’histoire.
    Quel autre genre que le polar pourrait-il mieux rendre l’ambiance délétère qui règne dans les rues de Clermont en juillet 1940 ? Une galerie de personnages complexes dresse un portrait tout en nuances de la population française et de ses réactions diverses à l’annonce de l’installation du gouvernement à Vichy. Pas de manichéisme dans la description mais des demi-teintes qui rendent avec finesse l’état d’esprit d’une population désarçonnée par la nouvelle situation.
    Bien-sûr beaucoup d’ombre vu l’époque et vu le genre littéraire mais aussi des traits de lumière grâce aux convictions pures des personnages principaux, ainsi qu’un parfum d’aventure apporté par l’histoire de l’industrie automobile…
    Bref un savant dosage historico-littéraire ! Merci pour ce roman dévoré en quelques heures !!!
    C. Padera

  2. Très bon livre mêlant Histoire et polar, qui entraîne son lecteur dès les premières pages ! On sent que l’auteur est un passionné, et il sait transmettre son enthousiasme au fil du roman. Bref, plongez-vous sans hésiter dans cette période finalement très peu connue de l’Histoire, vous ne réaliserez même pas que vous apprenez des tas de choses, tant ce roman est prenant 🙂

  3. Quand la petite histoire rejoint la Grande.
    Mort d’un sénateur est le récit d’une enquête qui vous tient en haleine de la première à la dernière page. Ce premier roman, extrêmement documenté, est une belle réussite. On s’attache à ces différents personnages évoluant dans un décor clermontois/auvergnat, mais pas seulement puisque le principal protagoniste (Joseph Dumont) se rend aussi à la capitale.
    L’intrigue prend place dans un contexte bien particulier : celui qui fait suite à « l’étrange défaite » chère à Marc Bloch. De nombreux aspects du débuts de ces « années noires » sont abordés : les derniers soubresauts d’une IIIème République agonisante ; la chasse aux frères maçons menée par le gouvernement de Vichy ; les profiteurs de la misère d’autrui et autres dénonciateurs… mais aussi les prémices de la mise en place de la Résistance. L’auteur réussit aussi habilement à se sortir de ce carcan des années 1940, afin de donner plus de profondeur et d’épaisseur à son propos.
    Pascal Chabaud a-t-il écrit un roman historique et policier ou un roman policier et historique ? A vous de vous faire votre propre opinion en dévorant Mort d’un sénateur.

  4. Ce roman tient en haleine du début à la fin. Les passionnés de l’histoire de France de 1940 y trouverons leur compte tout autant que ceux qui aiment les intrigues bien ficelées qui se construisent et se dévoilent avec finesse.
    Le cadre historique de la France de 1940 est décrit avec une époustouflante précision jusque dans les moindres détails.
    La qualité de la langue est excellente. J’ai aussi beaucoup apprécié tous ces personnages, adorables ou infects, dont la description donne l’impression de les avoir toujours connus. L’humour n’est pas absent et vient parfois à point nommé alléger l’atmosphère.
    Ce bouquin m’a fait penser au seul prof de mon collège que j’ai jamais apprécié, monsieur Barret. Il enseignait l’histoire en contextualisant parfaitement et la rendait si captivante que certains élèves d’autres classes séchaient leurs propres cours pour assister au siens, en se tenant debout au fond de la salle.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.