Maxime Gillio : L’embaumeur – Anvers et damnation

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France

A la décharge de Maxime GILLIO, quand tu enquêtes dans le milieu de la prostitution, y a fort à parier que ça va culbuter dur !

INFOS ÉDITEUR

Maxime Gillio - embaumeur - Anvers et damnation
ANVERS ET DAMNATION

Parution aux éditions Atelier Mosesu en septembre 2013

Préface de Paul Colize

Et si DSK avait été tué dans une chambre d’hôtel ? Et si cet hôtel se trouvait en Belgique et non à New York ? Et si ce n’était pas le FBI qui enquêtait, mais Luc Mandoline, alias l’Embaumeur, le thanatopracteur préféré de ces dames ? Et si les pages de ce roman dégoulinaient de sueur, de sang et d’humour noir, vous le liriez, vous ? Oui ? Alors qu’est-ce que vous attendez ?

(Source : Atelier Mosesu – Pages : 240 – ISBN : 9791092100068 – Prix : 9,95 €)

L’AVIS DE LAETITIA

Luc Mandoline est thanatopracteur et il thanatopracte fort bien. On le surnomme l’Embaumeur. Personnage de tournante puisqu’il s’est retrouvé entre les mains de plusieurs auteurs talentueux avant d’atterrir sous la plume de Maxime Gillio. Je ne connais pas encore cette icône de la momification quand j’ouvre ce livre mais très rapidement, je sais qu’on va s’entendre.

L’embaumeur, il a un côté San-Antonio. Il la raconte pas. Pas de promesse de bague à l’annulaire ou de baiser langoureux sous un saule pleureur. Il la joue décomplexé du nem. Oui, il y a quelques parties de jambes en l’air et comme le dit si bien Paul Colize (l’illustre préfaceur belge), si tu n’aimes pas le sexe, faut savoir que « les pages qui suivent sont entachées de quelques scènes culissimes qui feront rougir les moins de trente-cinq ans et fileront un coup de nostalgie aux plus de trente-sept ».

A la décharge de l’auteur, quand tu enquêtes dans le milieu de la prostitution, y a fort à parier que ça va culbuter dur (non, y a pas de jeux de mots là) ! Car nous y voilà, il y a enquête. Et pas n’importe où. Luc est catapulté en Belgique, à Anvers (si t’as pas saisi l’allusion dans le titre) après une sombre histoire de politicard français assassiné la queue à l’air par une courtisane à priori pas contente.

Je ne connais pas la Belgique (méa culpa) mais j’ai aimé la lire avec les yeux de Mr Gillio. Par contre, je connais très bien Jacques Brel et me suis régalée des clins d’œil de ci de là au maître de la chanson.

« Même l’hideuse cicatrice boursouflée qui lui barrait la joue droite, du menton jusqu’à l’oreille, lui conférait une sensualité bestiale qui devait faire chavirer les bourgeoises flamandes, celles qui dansent sans sourire aux dimanches sonnants. »

« Quelques minutes d’extase sensorielles, ou leur dose de mensonges tarifiés, histoire de se croire, rien qu’une heure seulement, beaux, beaux et cons à la fois ? »

« L’église désaffectée conservait son allure de vaisseau fantôme échoué au milieu d’une plaine déserte, sous un ciel si bas qu’un canal se serait pendu. »

Bon j’arrête là. Je pense que t’as saisi que ça m’a plu.

Je reviens à l’intrigue. C’est accompagné de Sullivan, un collègue et ami (décomplexé du nem également), que notre Luc national va tenter de retrouver cette grue assassine en tentant d’infiltrer les réseaux de prostitution anversois tout en n’ébruitant pas les frasques d’un politique pervers.

J’ai savouré ce polar « à la française », me suis bien marrée et j’dis que ce Maxime Gillio en a sous sa plume de déjanté qui sait écrire ! J’adhère.

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