Présentation Éditeur
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C’est le temps qu’il faut pour tomber amoureux.
C’est le temps qu’il faut pour mourir.
May et Constance ne se connaissent pas. Mais un même secret les relie. Et les menace.
Un thriller psychologique envoûtant entre New York et les grands lacs de la frontière canadienne. Maxime Chattam nous entraîne dans un suspense Hitchcockien impossible à lâcher.
| Origine | |
| Éditions | Albin Michel |
| Date | 5 novembre 2025 |
| Pages | 400 |
| ISBN | 9782226470096 |
| Prix | 22,90 € |
L'avis de Jean-Marc Volant
Maxime Chattam est revenu avec ce nouveau roman à ses premières amours, à ce qui l’a popularisé auprès du public et qui lui a permis d’acquérir un lectorat extrêmement large, masculin comme féminin. Retour donc au thriller et à une intrigue relativement classique mais efficace d’une enquête policière sur fond de crimes en série avec une jeune femme flic qui va se retrouver au sein de la traque d’un assassin nommé « GML ».
En parallèle, l’auteur nous convie à suivre une autre personne, une autre femme, parti se réfugier dans un chalet de famille, après le décès tragique de son mari et de son jeune fils… Là aussi, la jeune mère et veuve va se retrouver face à bien des dangers.
Forcément, quand on avance dans sa lecture, on peut ne pas penser qu’à un moment ou un autre, les deux récits vont se rejoindre et là on va basculer dans ce que l’on appelle le thriller psychologique, genre littéraire qui fait toujours ses preuves, à grand coup de suspens, de retournement de situations et d’un final auquel, généralement, on ne s’attends pas. Dans ce nouveau roman, l’auteur français n’échappe pas à la règle et la lecture se poursuit, alternant entre les deux récits jusqu’à sa conclusion finale et néanmoins surprenante.
Une lecture agréable pour ce double récit, où l’on voit que Maxime Chattam est toujours un excellent conteur d’histoires, avec de bons personnages (même si on n’épargne pas quelques poncifs du genre), un climat toujours bien maîtrisé et un sens aiguisé du suspens. L’auteur, depuis plusieurs romans, a eu une volonté d’élargir son horizon en variant beaucoup ses récits (tantôt inspiré par les ambiances à la Stephen King, tantôt par la SF, même si on ne peut que s’indigner devant « Lux », qui est très ressemblant avec « Premier contact », le film de Denis Villeneuve) et n’a pas toujours apporté l’adhésion devant ses petits écarts d’écriture. Le voir revenir, plus ou moins, à son genre de prédilection, est une bonne chose. J’avoue que pour ma part, j’avais été un peu déçu par ses derniers romans. J’aime beaucoup quand un auteur sort de ses habitudes mais cela ne fonctionne pas toujours malheureusement.
Alors si vous avez aimé le « Chattam d’avant » vous prendrez plaisir à lire celui-ci, à découvrir cette traque, un peu édulcorée il est vrai (il a un peu perdu son goût des détails scabreux des meurtres), d’un assassin redoutable, doublée d’un autre récit assez flippant.
Maxime Chattam nous revient ainsi en bonne forme et personnellement, j’en suis ravi.


