Marc FALVO : D’occase

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France

INFOS ÉDITEUR

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D'occase

Parution aux éditions Fleur Sauvage en octobre 2016

« D’occase » est l’histoire d’un jeune mec, dont le nom ne vous dira rien.

Il essaye d’être auteur et d’aimer une femme mais, comme beaucoup d’hommes, il ne sait pas faire deux choses en même temps. Entre mésaventures éditoriales, familiales ou amicales, l’apprenti mène sa barque avec humour ou inconscience. Enfin il essaye, on vous a prévenus.

Depuis le plongeoir de cette vie, il saute les yeux fermés.

(Source : Fleur Sauvage – Pages : 328 – ISBN : 9791094428320 – Prix : 17,20 €)

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Vis ma vie d’auteur… non vis une vie d’auteur…

Cela pourrait-être le sous-titre de ce livre, ou ne pourrait pas. Falvo ne raconte pas sa vie, peut-être s’en inspire-t-il par moment c’est tout, mais il nous narre avec humour, parfois cynisme la vie d’un romancier. Un brave garçon qui a déjà « fait » un livre et qui en écrit un autre. Pas encore le type qui vend des milliers de livres que la foule acclame en liesse, que Yann Moix avec tout sa morgue tente de désarçonner dans une émission TV en le traitant d’auteur populaire. Non, il n’en est pas encore là, lui il est au tout départ, celui où l’on se retrouve pas loin du rayon casseroles dans un hyper, ou près des Box cadeaux aux moments de fêtes. VRP de sa propre littérature, tentant de « refourguer » sa came, de donner envie, d’inspirer la pitié, de vendre, de signer son livre. Petite gloire éphémère du plumitif…

Pas facile la vie d’auteur, encore moins la vraie en fait, parce que ce gars à plus de mal avec les femmes que l’inspiration, parfois aussi avec les potes, voir avec la famille… mais c’est logique pour un type qui d’entrée de jeu ce pose ce genre de question existentielle :  Pourquoi est-on plus triste à l’enterrement d’un kangourou qu’à celui d’un pote ?

Il peut pas être vraiment sain… Pas contre il ne peut pas non plus être vraiment con, au contraire, cela démontre une intelligence particulière, et on s’attache au type, ce qui est pas mal, car c’est la première phrase du livre en plus, ça tombe bien.

Pas de meurtre, d’enquête, d’énigme, la vie d’un type, pas la vie de monsieur tout le monde, c’est un fait et c’est ce qui nous donne envie de tourner chaque page.

Falvo rend hommage à l’un de ses maîtres, je sais que Marc adore Philippe Djian, si cela ne se ressent pas forcement dans ses autres œuvres, là on le sent bien le Djian de Crocodile, de Maudits manèges.

Falvo est aussi un rebelle, et pas des moindre, j’ai la chance de connaître le gus et de bosser avec lui, alors quant au troisième « J’ai été » je lui ai demandé :

— Pourquoi j’ai été ?
— Hein ?
— Pourquoi j’ai été et pas je suis allé ?
— Parce que j’aime bien…
— …
— I fuck the grammaire…

Voilà Falvo c’est cela, un fou furieux qui écrit pour son plaisir avant le nôtre et c’est très bien, on sent que le type se fait du bien écrivant (non, je n’ai pas dit qu’il se … ) qu’il se fout de certaines conventions, le tout, c’est que ça sonne bien comme il dit.

Et D’occase sonne très bien, un roman pas vraiment noir, pas vraiment blanc, juste inclassable comme son auteur…

Mention spéciale à Bertrand Binois pour sa sublime couverture qui colle si bien au texte de Marco.

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