M.R. CAREY : Celle qui a tous les dons

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Royaume Uni

INFOS ÉDITEUR

Celle qui a tous les dons - M.R. CAREY

Parution aux éditions de l’Atalante en octobre 2014

Traduit par Nathalie MEGE

Tous les dons ne sont pas une bénédiction.

Chaque matin, Melanie attend dans sa cellule qu’on l’emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu’elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire.

Melanie est une petite fille très particulière…

(Source : Atalante – Pages : 448 – ISBN : 9782841726851 – Prix : 23,00 €)

L’AVIS DE JUSTINE

Celle qui a tous les dons m’intrigue depuis sa sortie. Le titre, la simplicité de la couverture, et le synopsis (que je trouve hyper bien fait) me donnaient vraiment envie. Le voilà enfin lu, et c’est très probablement le meilleur roman de zombies que j’aie jamais lu !

Les zombies en tant que tels ne sont jamais nommés ainsi dans ce roman. On parle d’affams, mais c’est du pareil au même. Le roman s’ouvre sur des chapitres rédigés du point de vue de Melanie, une enfant qui habite dans une sorte de camp militaire. On explique sa routine de son point de vue à elle, qui n’a jamais rien connu d’autre et n’a pas conscience de l’étrangeté de sa vie; en revanche, le lecteur ne peut pas porter le même regard qu’elle, et le décalage entre notre ressenti et celui de Melanie est déjà très intéressant. J’étais accrochée dès les premières lignes. Passés quelques chapitres, M.R. CAREY nous montre d’autres points de vue et élargit un peu son histoire et ses enjeux. Je ne vais pas trop en dévoiler, mais on est donc dans du post-apo traité de manière intelligente et originale, avec l’insertion d’un point de vue (celui de Melanie) franchement novateur. L’intrigue en elle-même est classique, c’est son traitement qui en fait quelque chose de différent. L’auteur m’a baladée dans son intrigue, je ne voyais pas où ça allait aller ni comment ça allait finir, et j’ai beaucoup aimé.

Le côté scientifique des choses (le pourquoi du comment des affams / zombies) est admirablement dosé, on en a assez pour comprendre la situation sans être noyé de détails techniques. L’univers et les personnages sont attachants, l’écriture vraiment agréable à lire, bref : si vous aimez le post-apo, lisez-le !


L’AVIS DE LEA D.

Un livre que je voulais lire depuis sa sortie, il était temps que je me lance !

Dès que nous commençons Celle qui a tous les dons, nous plongeons dans une Angleterre post-apocalyptique. Pour ceux qui souhaitent garder un peu de mystères, ne pas lire la chronique !

Car même si ne disposons pas de toutes les informations dès le départ, M,R Carey prend soin de camper une intrigue solide. Nous nous retrouvons dans une base, où un programme de recherche est monté pour trouver une solution à l’invasion des zombies, surnommés les Affams. Dans cette base, tout l’espoir semble focalisé autour d’une classe d’enfants, des enfants un peu particuliers… Nous nous interrogeons dès le début, les informations sont distillés au compte-goutte. Les informations de base sont donc que nous sommes dans un monde ravagé, l’événement survenu 20 ans plus tôt et nommé la Cassure a causé d’innombrables morts.

Celle qui a tous les dons est un récit à plusieurs voix : tout d’abord, le personnage principal, celui de Mélanie. C’est une des petites filles de la classe, traitée à la fois comme un sujet d’expérimentation et comme un monstre dangereux ; il y a également l’institutrice de Mélanie, bien décidée à ne pas laisser ces enfants sans soutien ; un militaire, ce qui permet de faire des sorties hors de la base et de connaître l’était du monde extérieur ; et enfin, une scientifique, qui apporte les éclaircissements neurologues nécessaires, apportant des réponses quant à la nature des Affams.

J’ai déjà lu des livres sur les zombies et les mondes  post-apocalyptiques, mais je pense que Celle qui a tous les dons se classe parmi mes préférés. Bien rythmé, beaucoup d’actions, des personnages qui ne sont ni noir ni blanc, le mystère et la peur engendré par les Affams, la lutte pour trouver un remède, la survie… Oscillant entre fatalité et espoir, on s’interroge, on réfléchit. La fin est, je trouve, particulièrement réussie et laisse entrevoir une multitude de possibilité.

Si vous aimez les zombie, le post-apocalypse, ne ratez pas Celle qui a tous les dons !

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