Jacques SAUSSEY : 7 / 13

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France
Jacques SAUSSEY - 7 / 13
7 / 13
  • Éditions du Toucan le 10 janvier 2018
  • Pages : 464
  • ISBN : 9782810008100
  • Prix : 13,90 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée.

Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin.

Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés.

L’AVIS DE LUCIE MERVAL

Jacques Saussey remet en scène son duo fétiche Magne et Heslin dans une enquête surprenante liant passé et présent.

L’alternance des chapitres entre les deux époques titille notre curiosité de lecteur.

L’enquête menée par Magne est très rythmée et nous emmène vers des rivages nordistes et des problématiques fortes.
Pour autant, si vous pensez avoir tout compris avant la fin (et notamment son titre), détrompez-vous !

Un excellent moment de lecture !

L’AVIS DE YANNICK P.

Le nouveau cru Saussey 2018 est très bon. 7/13 est un polar dense. Deux histoires, des thématiques variées d’actualité, une construction alternant passé et présent et le plaisir de retrouver le duo Lisa Heslin et Daniel Magne. Rien que ça ! Décidément, cet auteur se bonifie à chaque roman. Comme Ne Prononcez Jamais Leurs Noms,  il s’inscrit dans l’air du temps, je reviendrais sur les thèmes. Mais pour ce dixième ouvrage, Jacques Saussey, à la manière d’un Nicolas Lebel avec De Cauchemar et De Feu oscille entre maintenant et une période passée. Un pendule littéraire nous balance entre l’hiver 2015 et Décembre 1944.

2015, banlieue parisienne. Le capitaine Magne est chargé d’enquêter sur un meurtre horrible. Durant l’absence prolongée des propriétaires, le corps décomposé d’une femme impossible à identifier est découvert dans une maison de banlieue cossue. Décembre 44, Londres, les alliés secouent l’Allemagne sous le feu des bombardements. Un officier américain projette de traverser la Manche pour rejoindre la France. Il attend la bonne fenêtre météo dans un fog qui ne se lève pas.

Lisa et Daniel sont vite confrontés à une enquête aussi sanglante que compliquée. Le lecteur plonge jusqu’au cou dans l’ambiance. Obscure et barbare. Les chapitres s’enchainent avec brio. Dégout, humanité, questionnement. Le lecteur est passé à la moulinette sentimentale. C’est un des atouts majeurs de Jacques. Une capacité à enchaîner les événements. Pourtant, il faudra à ce même lecteur un peu de patience pour établir le  lien entre ce soldat américain et l’assassinat de cette femme. Dans ce page turner addictif – faut vraiment arrêter avec cet anglicisme – Saussey, jongle sans nous perdre une seule seconde.  Il pose deux thématiques en plus des intrigues. Ce qui enrichit 7/13 et le rend diablement digne d’intérêt.

Deux thématiques dans l’air du temps. Les migrants , un thème qui, plus que jamais, suscite l’intérêt des auteurs du noir comme Olivier Norek et son excellentissime Entre Deux Mondes- Olivier qui préface ce roman, ou Niko Tackian pour son dernier Fantazmë. Le second thème est la pollution, plus particulièrement celle des eaux. Cela pose une vraisemblance et donne un véritable corps à ce roman.

Mais revenons à nos brebis. 7/13 n’est pas qu’un thriller frénétique. Il grouille de clins d’œil et même d’humour. Si Sham, le chien de Lisa et Daniel est de la partie, ils sont épaulés par les M&Ms, à savoir les policiers icaunais Richard Milan et Benoit Martin. Ce duo comique confère une dose de légèreté à ce thriller sombre.  Pour les lecteurs de Saussey, les deux farfelus ne sont pas totalement des inconnus.

Pour ce qui est du fond, 7/13, est une énigme qui fonctionne. Chaque théorie est ouverte. Est-ce un code, une date ? Va savoir. Moi, j’ai adoré et cela m’a valu de descendre dans un puit sans fond. A trop googliser, à chercher la vérité, on risque de se perdre. C’est une des joies de cet ouvrage. La découverte d’un pan de l’histoire qui m’était passé à côté, sans que je n’y prenne vraiment garde.

Reste la forme. La qualité d’écriture est vraiment à la hauteur. Chaque chapitre reste ouvert avec sa dose de suspense. L’intrigue est intelligente. C’est parfois dur, souvent poignant. Entre Histoire et actualité, on aime décidément suivre les aventures de ce couple bousculé par la vie et leur métier.

Enfin, il y a cette belle préface de Norek et surtout une très intéressante postface à ne pas manquer pour un dernier éclairage.

 

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