Interview de l’auteur Raphaël CARDETTI pour Le Paradoxe de Vasalis

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Raphael CardettiIl est 13 h. Garçon, un café et une interview s’il vous plait.

Cette semaine Raphaël Cardetti est à l’honneur sur Zonelivre et sur Plume Libre. Nous vous proposons de vous plonger dans l’univers de cet auteur.

Bonjour Raphaël. Petite question rituelle : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ? Qui est Raphaël Cardetti ?

Je suis historien de formation, spécialiste de la Renaissance florentine, et j’enseigne la littérature italienne à l’université. Je vis à Paris, mais je suis originaire du nord de l’Italie, de la ville de Trento, et j’ai d’ailleurs encore la nationalité italienne. Le paradoxe de Vasalis est mon troisième roman. Il ouvre une série chez Fleuve noir qui comprendra deux autres tomes : Le sculpteur d’âmes sortira en janvier 2010 et l’épisode suivant début 2011.

Comment vous est venue l’envie d’écrire ? Quel a été l’élément déclencheur ? Comment en êtes-vous venu à écrire de romans et pourquoi des romans policiers ?

J’ai commencé à écrire très tard, vers vingt-cinq ans. La fin de mes études a été l’élément déclencheur. L’écriture a été pour moi l’application pratique de tout ce que j’avais étudié de manière théorique pendant six ou sept ans. J’ai écrit Les larmes de Machiavel en un an, avant tout pour voir si j’étais capable d’écrire un roman, sans avoir jamais rien écrit de fictionnel auparavant. A l’époque, je ne pensais pas qu’il serait publié ni que l’écriture deviendrait mon métier. Et comme j’y ai pris plaisir et que les choses se sont enchaînées favorablement, je n’ai pas cessé d’écrire, à l’exception de l’année que j’ai prise pour finir mon doctorat.

Quelle partie préférez-vous dans la conception d’un livre (les recherches, l’écriture…) ? D’ailleurs quel est votre processus d’écriture ?

Le processus est toujours le même : je commence toujours par une phase d’excitation, quand j’ai trouvé une idée de trame qui me semble bonne et que les personnages commencent à s’ébaucher. Je commence très vite la rédaction, à partir d’un synopsis sommaire, tout en menant en parallèle des recherches générales sur les thèmes que je compte aborder. L’avantage d’être universitaire, c’est que je sais où chercher les informations et que la plupart des bibliothèques me sont ouvertes. J’écris ainsi une quinzaine de chapitres. Je n’aime pas écrire à partir d’un séquencier trop rigide. Dans un premier temps, je laisse mes personnages vivre leur vie tout seuls, sans les enfermer dans une structure narrative trop contraignante. J’apprécie l’idée qu’une histoire m’échappe et qu’elle n’aille pas nécessairement vers ce à quoi j’avais pensé au début. L’intrigue prend ainsi parfois des détours que je n’avais pas imaginés au départ. Quand je suis à peu près à la moitié du livre, il arrive un moment où le lien s’établit entre tous les éléments que j’ai installés de manière un peu désordonnée : ces deux ou trois semaines durant lesquelles l’intrigue finit par se mettre en place naturellement sont celles qui me donnent le plus de satisfaction. L’écriture devient ensuite très facile et j’écris en général la seconde moitié de mes romans en deux ou trois mois. J’en profite pour affiner mes recherches sur certains éléments qui nécessitent d’être approfondis.

Votre 1er roman : conte de fée ou parcours du combattant ? Avez-vous eu des problèmes pour le faire éditer ?

Etrangement, je n’ai pas rencontré de difficultés au moment de faire éditer Les larmes de Machiavel. A l’époque, je ne connaissais personne dans le monde de l’édition et j’ai envoyé par la poste le manuscrit à quatre maisons d’édition que j’avais choisies parce qu’elles publiaient des auteurs que j’appréciais. Je n’y croyais vraiment pas et je me souviens encore de mon stress au moment où j’ai glissé les enveloppes dans la boîte aux lettres ! Deux éditeurs m’ont répondu favorablement dans les quinze jours, une autre deux mois plus tard. Quand j’y repense maintenant, en sachant où finissent en général les manuscrits qui arrivent par la poste, il s’agit d’un véritable miracle !

Au début du livre « Du plomb dans les veines », il y a une bande originale. Ecrivez-vous en musique ? Quelle place prend la musique dans votre vie ?

L’idée de mettre une « bande originale du livre » en ouverture de ce roman m’est venue très naturellement. La musique joue pour moi un double rôle : elle est tout d’abord l’élément déclencheur de l’écriture. Je ne peux tout simplement pas me mettre à écrire sans lancer une chanson que je connais par cœur. C’est devenu une sorte de réflexe pavlovien… Une fois lancé, j’adapte mes choix musicaux à mon humeur, mais aussi à la nature des scènes que j’écris. J’ai tendance à concevoir un roman comme un réalisateur de cinéma concevrait un film : je réfléchis avant tout en termes de scènes, de plans, d’ambiance et de rythme. C’est le second rôle de la musique : elle rythme mon écriture. Il me faut donc une musique adaptée à chaque séquence lorsque j’écris, même si je ne pense pas que le lecteur s’en aperçoive en lisant le texte.

Quels sont vos coups de cœur en matière de musique ?

Avec l’âge, je suis devenu moins curieux en matière de musique. Mes goûts ont été forgés dans les années 90 avec la Britpop anglaise et des groupes comme les Chemical Brothers ou Noir Désir. Mon dernier coup de cœur est l’album Trash Yéyé de Benjamin Biolay, que j’ai découvert sur le tard, mais qui pour moi contient deux ou trois merveilles absolues dont je ne me lasse pas (mention spéciale à Qu’est-ce que ça peut faire ?, ma « chanson de chevet » du moment). En ce moment, j’écoute aussi beaucoup l’album Safari de Lorenzo Jovanotti, un chanteur italien que j’aime beaucoup, et le disque de MGMT

Votre premier roman « Du plomb dans les veines » paru en mars 2005, qui a fait le bonheur de plusieurs membres de l’équipe, est aujourd’hui épuisé. Peut-on espérer le voir rééditer prochainement ?

Du plomb dans les veines a été, pour une multitude de raisons, un échec commercial et ma maison d’édition de l’époque n’a pas souhaité le réimprimer. J’ai voulu donner à ce roman une ironie à l’américaine, à la limite du sarcasme, avec des personnages très typés, à l’image de la série des Myron Bolitar de Harlan Coben. Le contraste entre ce ton détendu et l’intrigue, très sombre, a pu décontenancer les lecteurs. Cela dit, j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce roman et j’assume le résultat final. Je déteste l’idée de ne pas prendre de risques en écrivant. Publier des romans formatés ou aseptisés ne m’intéresse pas. Quand on y regarde bien, il y a toujours dans mes romans un certain esprit subversif, à travers des personnages ou des scènes qui ne répondent pas aux canons du genre ou du bon goût. J’espère vraiment que Du plomb dans les veines aura un jour une seconde vie, d’autant qu’il aborde des thèmes qui me touchent personnellement, comme le déracinement et les années de plomb italiennes. Je me souviens avoir entendu Jean-Noël Pancrazi dire que chaque écrivain avait un livre « maudit » qui ne marchait pas du tout. En ce qui me concerne, c’est fait, j’ai eu mon livre maudit. Je suis donc plutôt confiant pour l’avenir.

Vos deux derniers livres ont un lien avec le monde de l’Art de la peinture. « Dans « Du plomb dans les veines », Alex Cantor est un jeune galeriste branché. Dans « Le paradoxe de Vasalis », Valentine Savi est une restauratrice de livres et de tableaux, Elias Stern est un marchand d’Art. Le monde de l’Art semble vous fasciner. Pouvez-vous nous dire d’où vous vient cette passion ? Comment vous est venue l’idée de l’intégrer à vos romans ? Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dans mes romans, l’art ne joue pas un rôle décoratif. Ce thème m’intéresse d’abord parce qu’il incarne, dans l’imaginaire populaire, le plaisir esthétique et le mystère de la création. Ce monde a sur les gens une puissance de fascination tout à fait extraordinaire. Mais l’art est également intéressant pour un auteur de polar parce qu’il se trouve à la confluence d’une multitude de thématiques, en particulier économiques et politiques. Par exemple, quand Laurent le Magnifique commandait des œuvres pour Florence ou quand il envoyait des artistes prestigieux comme Michel-Ange dans les autres cités italiennes, il ne faisait rien d’autre que de la propagande politique : le mécénat artistique était pour lui un instrument de promotion du régime qu’il incarnait et, au-delà, un outil très efficace pour asseoir sa propre puissance. De nos jours, quand on voit la lutte que mènent certains milliardaires pour bâtir une collection plus belle, plus prestigieuse ou simplement plus coûteuse que celle de leurs rivaux, nous ne sommes pas très éloignés de cette conception de l’art. Pour un romancier, ce matériau est formidable, parce qu’il permet de développer des intrigues et des relations entre les personnages très riches. Et en plus, pour être honnête, j’adore traîner dans les musées et j’ai grâce à mes livres un prétexte supplémentaire pour le faire.

S’il devait y avoir une adaptation ciné du Paradoxe de Vasalis, quels acteurs imagineriez-vous dans les rôles principaux ?

D’abord, dans mon casting idéal, je verrai bien Filip Seymour Hoffman dans le rôle d’Hugo Vermeer, car il faut un acteur puissant, et en même temps, subtil pour interpréter un tel personnage. Pour Valentine, je choisirai Julie Gayet, dont la beauté physique est idéale : évidente, mais pas classique. En ce qui concerne Elias Stern, j’aimerais qu’il soit interprété par un Sami Frey vieilli de quinze ans : la classe naturelle de cet acteur irait bien à quelqu’un comme Elias Stern.

« Le paradoxe de Vasalis » est une véritable galerie d’Art. Avez-vous effectué beaucoup de recherches et par quels moyens (livres d’Art, musées, internet…) avant de vous lancer dans l’écriture proprement dite ?

Lorsque j’imagine un livre, j’aime bien partir d’éléments historiques ou culturels réels. Je commence donc par mener des recherches assez poussées. Comme j’ai tendance à vouloir tout vérifier, je me déplace dans les bibliothèques et dans les musées. Je me méfie un peu d’internet. Je ne l’utilise que pour le travail iconographique. Par la suite, je travaille ces sources pour les simplifier et pour les adapter à l’intrigue. Mon but n’est pas de paraître pédant en submergeant le lecteur de références culturelles ou érudites. J’essaie toujours de les rendre accessibles et de les mettre au service du récit. Pour moi, les références culturelles ou historiques doivent avant tout être utiles à la progression de l’intrigue. Citer un codex médiéval ou décrire un tableau n’a aucun intérêt en soi. En revanche, si cela sert à complexifier la trame narrative ou à apporter un élément informatif qui trouvera sa signification au moment du dénouement, alors c’est intéressant. Cela dit, l’important pour moi n’est pas que mes références culturelles ou historiques soient réelles (même si, le plus souvent, elles le sont), mais qu’elles le paraissent aux yeux du lecteur. La seule vérité qui compte à mes yeux est celle de la vraisemblance fictionnelle. Ce qui m’amuse, c’est que les lecteurs ne distinguent pas toujours le vrai du faux, ou le contraire. Par exemple, dans le Paradoxe de Vasalis, il est question d’un dessin de Léonard de Vinci qui aurait été effacé au moment de sa restauration. Et bien, même si c’est difficile à croire, cela s’est réellement produit à Rome il y a quelques années ! A l’inverse, dans mon premier roman, Les larmes de Machiavel, j’ai décrit un retable de Taddeo Gaddi tout droit sorti de mon imagination et plusieurs lecteurs m’ont demandé où il était conservé.

Quel tableau pourrait vous incarner le mieux ?

Sans hésitation : Upward, un tableau de Vassili Kandinsky conservé à la Fondation Peggy Guggenheim de Venise, un endroit magique, avec son jardin rempli de sculptures et sa terrasse donnant sur le grand canal. Peut-être d’ailleurs que s’il était exposé ailleurs, je l’aimerais moins. Ce tableau m’a toujours fasciné, parce qu’il est très complexe dans sa construction et dans les concepts esthétiques qui le sous-tendent, mais, en même temps, immédiatement accessible à un spectateur qui n’en possède pas toutes les clés de lecture. Cela résume bien ce que j’essaie de faire dans mes romans : construire une intrigue suffisamment cohérente pour offrir du plaisir aux lecteurs à un premier niveau de lecture et, en arrière-plan, introduire des éléments culturels plus complexes, pour donner un autre type de plaisir à ceux qui veulent aller plus loin.

On retrouvera la « Fondation Stern » en janvier 2010 avec « le sculpteur d’âmes » puis un troisième en 2010. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire une trilogie ? Et sans trop en dévoiler, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

L’idée est d’écrire une série avec des personnages récurrents. J’aime l’idée de retrouver Valentine, Elias Stern et, surtout, mon préféré, Hugo Vermeer, un riche héritier hollandais, qui prétend – sans qu’on sache si c’est vrai ou non – descendre du célèbre peintre et qui a longtemps été trafiquant d’art avant de traquer les scandales artistiques sur son site internet Artistic Truth. Vermeer est le plus complexe de tous et, donc, le plus intéressant à travailler. Je redoute le moment où je serai obligé de le tuer, ce qui ne manquera pas d’arriver tant il est énervant, même pour ses amis. Dans le second tome, Le sculpteur d’âmes, qui sortira en janvier prochain, Valentine et Stern seront confrontés à un redoutable faussaire et à une entreprise qui pratique la polymérisation des cadavres pour les exposer au public. Ce roman sera plus sombre, plus « thriller » que Le paradoxe de Vasalis. Le troisième volume aura pour point de départ une double irruption : celle d’un ancien amour de jeunesse d’Elias Stern et celle d’un tableau de Raphaël qui a disparu pendant la seconde guerre mondiale. La couleur dominante sera celle de la nostalgie, un thème que j’ai ébauché dans le Paradoxe et que j’aimerais développer.

A la fin du livre « Le paradoxe de Vasalis » apparaît la couverture du « Sculpteur d’âmes » avec la phrase suivante : « Quand des corps deviennent des œuvres d’art ». José-Carlos Somoza avec son roman « Clara et la pénombre » abordait le thème de la « transformation » des humains en œuvres d’arts et ce de manière assez dérangeante. Connaissez-vous ce roman et pensez-vous que cela puisse donner lieu à une nouvelle forme d’art ?

Je ne connais pas ce roman, mais c’est amusant que vous le citiez, parce que le thème principal du Sculpteur d’âmes sera la modification du corps humain. Celle du corps d’Elias Stern, confronté au vieillissement, mais aussi celle des cadavres qui sont réduits à l’état de sculptures, après un traitement chimique qui transforme les tissus en plastique, pour être montrés au public. Cela rejoint une réflexion sur le corps que je mène depuis longtemps. Je m’intéresse en particulier beaucoup par ce qu’on appelle les Bodmod, les Body modifications, c’est-à-dire tout ce qui est modifications extrêmes du corps à des fins esthétiques.

Parmi vos personnages, certains sont assez « déjantés » ce qui les rend diablement attachants. Est-ce une des faces cachées de Raphaël Cardetti ? En lisant « Le paradoxe de Vasalis », on ne peut que remarquer le clin d’œil à Stendhal avec le personnage de Julien Sorel. De manière plus générale, où trouvez-vous l’inspiration pour la création de vos personnages et comment choisissez-vous leurs noms ?

Le clin d’œil à Stendhal résume assez bien le grand écart que je fais lorsque je passe de l’une à l’autre de mes activités : j’ai une culture classique, j’enseigne à l’université, mais j’écris des romans de genre, des polars que j’essaie de rendre populaires. En ce qui concerne les noms de mes personnages, je m’inspire souvent de ceux de mes amis ou de certaines personnes que j’aime moins mais, dans ce cas, ces personnages meurent souvent dans des circonstances douloureuses et je dois dire que j’en tire un plaisir gratuit très jouissif. En ce qui concerne le côté déjanté de certains personnages, il tient avant tout du fantasme d’écrivain. L’existence d’un écrivain est d’un terne absolu : on passe ses journées dans les bibliothèques ou devant son ordinateur, on est souvent seul chez soi et on se couche tôt pour avoir l’esprit clair le lendemain… Alors je me défoule par l’intermédiaire de mes personnages. Pour parler en universitaire, ce doit être pour moi une forme de catharsis : j’aimerais être comme eux, mais je n’en ai ni le temps ni le caractère.

Quelles sont vos influences littéraires, vos derniers coups de cœur en matière de littérature ?

Comme en musique, je suis dans une phase où, en matière littéraire, je relis plus que je ne découvre. J’ai beaucoup de mal, lorsque j’écris un roman, à lire d’autres écrivains. Par jalousie, peut-être, ou simplement par l’envie de ne pas perdre mon identité en m’ouvrant à d’autres influences. Mes influences littéraires sont nombreuses, mais je vais citer les deux principales : la première est celle de la littérature policière espagnole. Mon idole absolue est Arturo Pérez-Reverte, dont je relis d’ailleurs régulièrement les romans, avec une préférence pour Le Club Dumas, Le maître d’escrime et, plus récemment, le sublime Peintre des batailles. D’ailleurs, tous les matins, avant de commencer à écrire, je tape une page d’un de ses romans pour « m’échauffer ». A force, je dois avoir pris un peu du rythme de son écriture, qui selon moi est une des plus belles qui soient. Mon autre auteur espagnol de prédilection est Carlos Ruiz Zafón, qui a écrit L’ombre du vent, un roman génial qui se déroule dans Barcelone à l’époque de la guerre civile. Ma seconde influence, qui pèse sur la construction de mes intrigues n’est pas à proprement parler romanesque : c’est celle d’Hugo Pratt, qui a bercé mon enfance. J’aime beaucoup sa capacité d’associer action et sensibilité.
Ces dernières semaines, j’ai tout de même lu un roman récent, La chambre mortuaire, de Jean-Luc Bizien, un ami, et je dois dire que ce livre m’a épaté : l’intrigue est passionnante, avec ce personnage du psychanalyste complexe et ambigu, l’ambiance est très originale et le Paris du dix-neuvième siècle rendu avec un réalisme étonnant, un peu à l’image de ce que Caleb Carr avait fait avec New York dans L’aliéniste, un autre grand roman sur l’aube de la psychiatrie.

Quels sont vos projets pour l’année à venir ?

Finir l’écriture du Sculpteur d’âmes, d’ici à la fin juin, puis enchaîner tout de suite sur le troisième tome. En parallèle, je mène un projet qui m’excite beaucoup : je suis en train d’écrire le synopsis d’une bande dessinée, dans l’esprit des comics américains récents, qui sera illustrée par le dessinateur Matias Istolaïnen. Je pourrais y mettre toute la dose de violence, de sexe et de mauvais humour que mon éditrice m’interdit de placer dans mes romans. J’ai d’ailleurs oublié une de mes découvertes « littéraires » récentes : j’adore tout ce que fais le scénariste de bande dessiné Warren Ellis, pour moi l’un des raconteurs d’histoires les plus inventifs des vingt dernières années.

Merci beaucoup Raphaël Cardetti, nous vous laissons le mot de la fin.

Hum… Je suis censé finir sur une pensée définitive ou une citation géniale, non ? J’y réfléchirai pour la prochaine interview.

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