Interview de l’auteur Maxime GILLIO

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Maxime Gillio
Maxime Gillio

« Sept romans publiés pour l’instant, certains d’une noirceur extrême, d’autres complètement déjantés, et si ça se trouve, il en a même écrit des à la fois noirs et déjantés.

Déteste donner l’impression qu’écrire nécessite de la sueur, car il estime que l’élégance consiste à ne pas montrer ses auréoles sous les bras quand on sert la soupe. »

(www.maxime-gillio.com)

Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Prof de français pendant une petite douzaine d’années, puis démissionnaire depuis maintenant un an pour cofonder une boîte de communication à destination des métiers du livre. J’ai commencé à écrire en 2003, sept romans parus depuis.

Comment vous est venue l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Après la naissance de ma deuxième fille, à la suite d’un pari avec un de mes amis qui m’a exhorté à écrire une histoire complète, pour voir si j’étais capable d’aller jusqu’au bout d’un manuscrit. J’ai relevé le défi, le livre a été publié, et puis les rouages infernaux se sont mis en branle.

Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?

Pas vraiment de modus operandi, du moins au niveau du rythme, car depuis que j’ai quitté l’Education Nationale, mes journées se suivent mais ne se ressemblent plus. Je peux écrire douze pages par jour, mais ça fait plusieurs mois que je n’ai pas écrit une seule ligne, plus le temps, et j’avoue que ça commence à me manquer.

En revanche, je n’attaque jamais un roman sans en avoir, non seulement la trame, mais aussi un découpage complet, quasiment chapitre par chapitre. Le travail préparatoire est primordial, même si ça ne se sent pas forcément à la lecture. D’ailleurs, ça ne devrait pas se sentir à la lecture, ça s’appelle l’élégance de l’écrivain.

Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

Aucun personnage à part entière, mais il est certain que chaque caractère que j’ai créé comporte quelques caractéristiques aperçues ici ou là. Je crois que je mets un peu de moi dans chacun, ou de ce que j’aimerais être ; ou de ce qui me fait plus peur, au choix

Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Non, mais j’ai vraiment eu de la chance qu’une maison d’édition de ma région (Ravet-Anceau) ait créé sa collection « Polars en Nord » et soit intéressée par mon texte. Hasard, opportunité, chance… Pas vraiment un chemin du combattant, à défaut d’être une autoroute rectiligne.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Sur « Les disparus de l’A16 », oui, mais il faut dire que le livre s’y prête… Une lectrice ulcérée m’a envoyé un courrier pour m’engueuler, me dire que je devais avoir honte d’écrire des choses pareilles, que ce n’était qu’un ramassis d’immondices, et toutes sortes de compliments du même tonneau. J’ai été ravi, j’ai publié son courrier sur mon blog, ce qui a donné l’envie à d’autres lecteurs de se le procurer !

Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

Si je le dis, je casse mon image de brun ténébreux… Bon, allez, OK, j’adore la gastronomie, faire à bouffer et regarder des émissions de cuisine. Sinon, le squash, que je pratique dès que je peux, et certaines séries américaines, qui me font baver par leurs audaces scénaristiques et les moyens qu’elles se donnent pour les faire aboutir.

Quels sont vos projets ?

Au sein d’eXquisMen, la société créée avec mes deux comparses, je dirige la collection « Polars en Nord » depuis le 01 janvier, ce qui me laisse peu de temps pour les projets d’écriture. Ce n’est pourtant pas ce qui manque… Disons que ce sont désormais les rencontres avec les éditeurs qui décideront de la hiérarchie de mes projets.

Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

J’ai vraiment une admiration sans bornes pour Dennis Lehane et Joe Lansdale. Sinon, ça va faire copinage, mais c’est vrai, j’aime beaucoup l’écriture de Paul Colize et « Back Up », son petit dernier, est une bombe. Et j’ai récemment découvert un auteur sud-africain, Roger Smith, qui ne m’a pas laissé insensible, de même que Thomas Cook, rencontré sur un salon, et dont les deux livres que j’ai lus m’ont fait forte impression.

Avez-vous un site internet ou un blog ouÌ vos lecteurs peuvent laisser des messages ?

Mais bien sûr : www.maxime-gillio.com

Et surtout, qu’ils n’hésitent pas à laisser des messages pour me dire qu’ils ont détesté « Les disparus de l’A16« , c’est excellent pour les ventes.

 

Merci à Maxime Gillio de nous avoir accordé cette interview.

Retrouvez les romans de Maxime Gillio en cliquant ici

Interview de Lydie P.

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