Interview de l’auteur Dominique CHAPPEY

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Rencontre avec l’auteur Dominique CHAPPEY

Dominique chappey

Jérôme PEUGNEZ : Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Dominique CHAPPEY : Des nouvelles noires ou policières pour des anthologies dans le cadre de concours d’écriture, puis pour répondre à des commandes dans des magazines. Ensuite un roman adulte en 2014 pour la collection Le Poulpe aux Éditions Baleine : J’avais la croix. Et un roman d’apprentissage avec une trame polar destiné à un public adolescent et plus en 2015 aux éditions Oskar : Caminar.

Comment vous est venue l’envie d’écrire ? A quelle période ?

DC : En 2008, un auto-défi d’écriture assez tardif (et modeste). Mon premier texte publié en 2009 correspond à cette période de test qui m’a fait découvrir le plaisir de l’écriture. Tant que ce plaisir est au rendez-vous, pourquoi s’en priver ? Pour l’instant, j’ai la chance de publier ce que j’écris, ça aide.

Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

DC : TOUT. Ma mère avait donné pour consigne à la bibliothécaire de me laisser totale liberté de choix. Celle-ci a tiqué de nombreuses fois, mais ne s’y est jamais opposée. Merci à elles deux.

Passé le moment où, à 10 ans on repart avec L’être et le néant pour faire le malin, cette technique permet de se forger une culture gruyère (beaucoup de trous, mais une nourriture riche).

Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

DC : Je construis et déconstruis une trame mentale avec de brefs passages jetés sur un cahier. Quand ça commence à tenir debout, je passe à l’ordinateur, j’écris un premier plan qui s’enrichira par la suite et je me lance. Je sais où je veux aller. C’est le principe du voyage, je connais la destination et mes compagnons de route, mais je n’ai pas de certitude sur les rencontres, les étapes, la durée ou même l’itinéraire exact. Pour les personnages, ils évoluent comme tout voyageur intelligent se doit de le faire. Une fois passée la ligne d’arrivée, le vrai boulot de réécriture commence.

J’écris volontiers tôt le matin, mais aucun créneau de cerveau disponible n’est à négliger.

Y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

DC : Mes personnages sont souvent constitués d’éléments volés à des personnes réelles différentes. Un bon personnage a besoin de plusieurs donneurs pour survivre.

Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

DC : J’ai connu deux cas de figures. Pour J’avais la croix, Gwenaëlle Denoyers la directrice de collection du Poulpe qui avait repéré mon travail sur les nouvelles m’a proposé de lui soumettre un manuscrit. J’ai eu la chance qu’il soit retenu. Pour Caminar, c’est le circuit classique des envois de manuscrits par la poste, un peu plus de six mois entre le premier envoi et l’acceptation par un éditeur, la publication un an après chez Oskar.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Quand un lecteur inconnu se reconnaît ou reconnaît quelqu’un dont j’ignore tout et qu’il refuse de croire que c’est le fruit du hasard.

Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

DC : Je lis beaucoup, mais pas assez. Mes deux premiers romans ont la montagne pour cadre et ce n’est pas un hasard. Quand à la facette cachée, s’il y en a une… elle le restera sinon elle n’est plus cachée.

Quels sont vos projets ?

DC : Un troisième roman (noir adulte) est en cours d’achèvement. La trame d’un quatrième n’attend plus que la fin du troisième pour grandir. Le cinquième sera probablement jeunesse. Un recueil de nouvelles est prévu quand j’aurai le temps de m’y replonger sérieusement. Et j’adorerais travailler avec un illustrateur album ou BD.

Quels sont vos coups de coeur littéraires ?

DC : Tout Pascal Garnier. En jeunesse, j’aime bien ce que fait Jean-François Chabas.

Cette année : Pukthu de DOA et en BD Un certain Cervantès de Christian Lax.

Une bande son pour lire en toute sérénité votre roman ? A moins que le silence suffise ?

DC : Pour les lire, je ne sais pas, le lecteur se fait sa propre bande son et c’est déjà pas mal. Mais pour écrire, j’écoute souvent des B.O. de films. En vrac, Brazil de Kamen, Into the wild de Vedder, Danny Elfman pour les Tim Burton. On peut les essayer à la lecture pour voir si ça fonctionne.

Pour l’anecdote, Caminar, mon roman jeunesse, est inspiré par deux chansons de Nadau, un groupe occitan et le personnage principal écoute en boucle Nothing arrived de Villagers.

Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

DC : Je tiens un blog http://quelunivers.wordpress.com où je poste mon actualité, des liens vers des chroniqueurs, plus rarement des billets d’humeur. Je réponds toujours aux courriers que je reçois par ce biais. Par contre je ne suis pas un fan des réseaux sociaux et n’en utilise pas.

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