Fabio M. MITCHELLI : La compassion du diable

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Fabio M. Mitchelli a une plume parfaite pour cette ambiance noire

INFOS ÉDITEUR

Fabio M. MITCHELLI - La compassion du diable
La Compassion du diable

Parution aux éditions Fleur Sauvage le 6 Octobre 2014

Parution aux éditions Milady en mars 2016

Et si le diable existait ?

Et s’il suffisait d’avoir de la compassion à son égard pour espérer être épargné ? Et s’il en avait pour vous ?

1963. Une banlieue de Cleveland, dans l’Ohio, aux Etats-Unis. La genèse de toute une série de meurtres non élucidés prend sa source dans l’horreur.

1981. Freddy Lawrence et Victoria Fletcher, officiers de police à la brigade des homicides violents de Cleveland, sont chargés d’une enquête toute singulière : des corps humains gisants dans des barils de plastique bleu sont remontés à la surface par une équipe de botanistes travaillant sur une zone du parc de Cuyahoga Valley.

L’investigation les mènera sur d’effroyables charniers, révélant que les victimes étaient en majeure partie de très jeunes afro-américains de la communauté gay de Cleveland.

Au cours de l’enquête, Freddy et Victoria seront hantés par les fantômes de leur passé. Ils prendront alors conscience à quel point le diable peut être magnanime…

Pourront-ils seulement embrasser leurs démons ? Qui est vraiment « Blake » ? Et vous, seriez-vous capable d’accorder de la compassion au diable jusqu’au point de danser avec lui ?

Le cannibale de Cleveland les mènera alors là où personne n’a encore jamais osé poser les pieds…

(Source : Fleur Sauvage – Pages : 380 – ISBN : 9782954271071 – Prix : 19,90 €)

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Noir. Brutal. Sans concessions. Terrifiant » écrit Bernard Minier sur la couverture de ce roman.

4 mots pour présenter et résumer le nouveau roman de l’auteur français Fabio M. Mitchelli.

Et on pourrait s’en contenter de ces 4 mots bien choisis par un autre grand auteur du genre, mais ce serait aussi un peu réducteur.

Car ce roman il faut parler en long, en large et en travers : Comment ne pas réussir à prendre une claque avec un tel livre ?

Une ode à la violence humaine, au mal absolu, à l’horreur avec un grand H, une ode de la terreur et ce, à tous les niveaux.

L’histoire débute en 1963 lors d’une nuit. Une nuit qui va s’avérer décisive et signer le destin terrible d’un homme prénommé Blake. Et ce Blake va s’apprêter à faire plonger la ville de Cleveland dans l’horreur absolue.

L’histoire se poursuit des années plus tard. Nous sommes en 1981. Deux flics, l’un expérimenté, l’autre une jeune recrue, tout juste sortie de l’école de police, qui en plus d’être poursuivis par leur passé qui les hantent tous les deux, vont devoir s’armer de patience et surtout de courage devant ce qui les attend. L’inimaginable va surgir devant leurs yeux et ils ne vont pas en revenir… vivants.

S’inspirant de deux tueurs en série particulièrement diaboliques (je ne vous donne leur noms pour ne pas influencer votre lecture) mais décrivant leur exactions sous forme de récits fictionnels, Fabio M. Mitchelli nous plonge dans l’horreur absolue des meurtres commis. Et il faut avoir le coeur bien accroché à la lecture de ces crimes absolument horribles : j’ai largement eu ma dose de frissons de terreur en lisant ces lignes diaboliques et d’une précision meurtrière, bien que l’auteur ai heureusement fait le choix de ne pas succomber dans le morbide facile, à base de détails extrêmement sanglants, voire à la limite du gore. Et c’est ce qui fait la force de ce roman : comme l’a mentionné Bernard Minier, ce roman est violent, il fait mal, et il m’a fait trembler de terreur, lorsque je découvrais les scènes de tuerie.

Sur un rythme diabolique (la figure du diable qui est largement présente tout au long de ce roman) et à travers une intrigue originale et une structure de récit à base de flashbacks, l’auteur français, qui n’en est pas à son premier coup d’essai (voir sa « Trilogie des Verticales ») nous fait plonger en tant que lecteur au coeur même de l’histoire, et il est impossible de ne pas rester de marbre devant ce que l’on lit et vit en même temps que les protagonistes (qu’ils soient flics, le meurtrier lui même, ou les personnages secondaires de l’histoire).

Formidablement bien structuré et avec des rebondissements savamment dosés, le nouveau roman est un petit bijou de terreur : cette terreur que l’on ressent tout au long de l’histoire, à travers les destins de nos deux flics qui voient leur passé respectif remonter à la surface et à travers les exactions meurtrières du tueur.

Une enquête policière menée de main de maitre, des personnages bien travaillés, des scènes diaboliques à lire dans l’évocation des meurtres et des pulsions du criminel en série, le tout est mené tambour battant et il constitue (bien que j’ai pris mon temps pour le lire) un inévitable page-turner. Et tout au long de celui ci, une tension extrême.

Le nouveau roman de Fabio M. Mitchelli est mon second coup de coeur de l’année dans la catégorie thriller, et à ce stade, l’auteur peut largement mérité sa place auprès des plus grands maîtres du genre que beaucoup d’entre nous connaissons déjà.

Une mention spéciale aussi pour la couverture absolument superbe : couleurs, visuel et lettrage du titre, qui résument superbement la teneur du roman.

Alors si vous voulez frissonner de terreur, transpirer d’angoisse, et si le goût du sang devant vos yeux ne vous fait pas reculer, plongez sans attendre aux cotés du Diable (oui avec un grand D) et peut-être vous aussi, éprouverez vous une certaine compassion pour Lui.

J’ai bien dit peut-être..


L’AVIS DE LOLEY READ

Avant même de commencer la lecture de « La compassion du diable », diverses indications sont données et vous préviennent que vous vous engagez dans un périple dangereux et effrayant.

Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avez pas prévenu …

C’est avec un plaisir renouvelé que je retrouve l’écriture de l’auteur, je me répète mais je persiste avec l’idée que Fabio Mitchelli est un poète du noir.

Il a une façon qui lui est propre de manier des mots noirs, très durs mais de façon belle, presque poétique.

On se lance alors à travers le parcours meurtrier et démentiel du diable, surnommé « le boucher de Cleveland », fortement inspiré de la vie de Jeffrey Dahmer, un des pires tueurs en série de tous les temps.

J’ai aimé me demander où commençait la fiction et où s’arrêtait la réalité, une envie irrépressible d’aller sur google m’a tenue dès le commencement du récit.

Et croyez-moi partir à la découverte d’un tueur en série est vraiment effrayant mais également excitant, je suis incapable d’expliquer pourquoi ces hommes, qui n’ont d’humain que la race et encore, fascinent.

Le fait de savoir que cet homme a existé donne une réelle intensité à la lecture, une vraie crainte.

Fabio est un conteur de génie, il est juste passionnant d’avancer au fil du livre.

 » Il s’était souvenu de ne pas avoir très bien saisi la situation à ce moment-là.

Il avait souri en haussant les épaules, comme si les images du passé n’étaient à ses yeux que la représentation clownesque de son enfance, une version caricaturée loin de la vérité. »

Les autres personnages ont toutes leur importance, des flics qui enquêtent sur ces meurtres abominables et vont se lancer dans une traque infernale et plus que dangereuse.

Cette enquête carrément bien menée permet de s’imprégner de toute l’horreur qui accompagne la découverte des corps, ou de ce qu’il en reste, et des sévices infligés aux victimes, des sévices innommables.

Les morceaux du puzzle viennent s’imbriquer petit à petit, c’est ce qui fait que le livre est impossible à poser.

Le suspense est maintenu habilement et des événements marquants accompagnés de données importantes et inattendues viennent percuter le lecteur de plein fouet.

Bien avant d’arriver à la moitié du récit, j’ai senti que je tenais une bombe à retardement entre mes mains et qu’elle allait m’exploser en plein visage.

Certains passages m’ont scotchée, on pense pouvoir avancer avec les personnages, apprendre à les connaitre, à les apprécier mais on arrive à douter.

A ne plus savoir à qui faire confiance, sur qui s’appuyer et au final il vaut mieux se méfier de tout le monde car le mal est là, il rode juste à côté de vous.

Alors surtout avancez mais ne vous retournez pas …

Nécrophilie, nécrophagie, barbarie, nous voilà devant une sacrée recette et le contenu de la marmite est savoureux.

Amateurs de thriller et de tueurs en série, cette oeuvre est pour vous, Fabio Mitchelli sort un livre puissant et d’une qualité remarquable.

J’ai tremblé, j’ai adoré et il me tarde vraiment de voir apparaître les premiers retours car je sais qu’ils ne pourront être qu’excellents et positifs.

C’est très différent de tout ce que j’ai pu lire de l’auteur jusqu’à maintenant, il a su complètement changer de style et de sujet et je ne lui donne pas longtemps pour recevoir un prix.

Attention chef d’oeuvre !!!

Loley Read « blog Le Shoot de Loley »


L’AVIS DE LUCIE MERVAL

1963 – Un homme Blake, va céder aux pulsions meurtières qui le hantent depuis longtemps… Carnage… C’est la nuit qui va tout changer… Plongée en enfer…. Il y en aura tellement d’autres, des nuits comme celle-là…

1981 – Deux flics de Cleveland, sont amenés dans un parc pour enquêter sur des cadavres retrouvés demembrés dans des barils. S’ensuivra aussi, un charnier retrouvé sous une maison… La traque commence…

Inspiré de faits réels, ce thriller fait vraiment froid dans le dos. Certaines scènes sont atroces : meurtres, nécrophilie, cannibalisme… Parfois, une sensation de malaise… Néanmoins, l’auteur ne va pas dans la surenchère de détails morbides, il expose simplement des faits qui se sont déroulés dans la réalité, c’est d’autant plus effrayant. Âmes sensibles, s’abstenir… On sent que l’auteur a fait un gros travail de documentation.

Ce qui est intéressant dans ce livre est sa construction, qui rend la lecture addictive. Une fois commencé, le livre est impossible à lâcher… D’un côté, les chapitres « Blake Memoria » nous plonge dans la psyché, le passé (Quand il nous raconte qu’il a dévoré son frère dans le ventre de sa mère, brrrr…), les actes précédemment cités de Blake… De l’autre, l’enquête en 1981 paraît plus « légère » même si les différents protagonistes de cette histoire ont aussi de sombres secrets ou traumatismes bien enfouis, qui vont ressurgir au fil de l’enquête…. Un duo mène l’enquête : Lawrence qui est depuis un moment dans la Maison et sa collègue Victoria, fraîchement sortie de l’école de police, plus jeune, avec qui il bosse depuis deux ans. Une relation qui fonctionne bien mais qui nous titille tout au long de la lecture car Victoria semble ressentir une attirance pour son coéquipier. Un phare dans l’obscurité ? Un autre personnage apparaît, un écrivain d’origine irlandaise qui semble s’intéresser de près à l’affaire… Pourquoi ? D’autres policiers, d’autres personnages secondaires apparaissent au fur et à mesure… Et si Blake était l’un d’entre eux ?

Nous avançons dans la noirceur à tâtons… On sent que le choc est imminent, que l’étau se resserre… La deuxième partie du livre « Et la lumière fut » arrive… Pour ma part, mes impressions, mes sensations se sont confirmées (même si une scène a failli me rendre dingue) car l’auteur tel un petit poucet a laissé quelques indices… Vous pensez que ça gâche l’effet de surprise ? Et bien non, vous allez avoir envie de comprendre pourquoi et surtout comment cela va se terminer car sans le savoir, vous vous êtes peut être attaché à Blake…

Un thriller très noir qui va vous faire frissonner ! Un thriller très rythmé qui ne va pas vous laisser le temps de souffler ! Si vous ne connaissez pas encore les écrits de Fabio M. Mitchelli, c’est l’occasion de le faire avec ce livre mais oserez-vous danser avec le diable ?


L’AVIS DE LÉA D.

Ma première découverte de Fabio M. Mitchelli, merci à Bragelonne !

La compassion du Diable nous entraine dans les années 80, dans la ville de Cleveland. Deux enquêteurs, Freddy et Victoria, vont enquêter sur une affaire particulièrement bouleversante. Des corps sont découverts, laissant présager des meurtres horribles mais surtout l’activité d’un tueur en série particulièrement repoussant. En parallèle, nous allons suivre l’état d’esprit du tueur des années avant, dans les années 1963. Nous allons découvrir le Cannibale de Cleveland, qui a eu une vie dévastée et ne peut pas s’empêcher de répandre le mal autour de lui.

Fabio M. Mitchelli nous décrit une histoire glauque, à la poursuite d’un tueur en série en activité depuis des années, au nombre de victimes impressionnant, et surtout au mode opératoire abject et répugnant ! La compassion du Diable commence fort avec la découverte de corps dans des tonneaux sur un chantier, ensuite un charnier près d’une maison en voie d’être démolie… L’horreur ne fait que monter, la liste de crimes s’allonge. Cette enquête va être une des plus horribles pour ces flics chargés de travailler de près ou de loin sur l’affaire. Freddy et Victoria sont aux premières lignes pour cette chasse au Monstre.

Fabio M. Mitchelli a une plume parfaite pour cette ambiance noire : à la fin de ma lecture, je me sentais… contaminée par tant de noirceur ! Les descriptions, les images, les odeurs, ces personnages cabossés… On peut dire que personne n’est épargné, et l’un des destins finaux m’a particulièrement éprouvée !

Malgré le fait que ce soit une histoire romancée, La compassion du Diable s’inspire d’une histoire réelle, celle de Jeffrey Dahmer, surnommé Le Cannibale de Milwaukee. Appétissant, n’est-ce pas ?

Une histoire qui fait froid dans le dos !

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