Emmanuel GRAND : Les salauds devront payer

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France

INFOS ÉDITEUR

les salaud devront payer - emmanuel grand

Parution aux éditions Liana Levi en janvier 2016

Parution aux éditions Livre de Poche en janvier 2017

Wollaing, entre Douai et Valenciennes, est une de ces petites villes du Nord minées par le chômage. Le docteur Antoine Vanderbeken soigne gratuitement certains de ses patients. Moins charitable, Freddie Wallet fait dans la récupération musclée de dettes pour le compte d’un organisme de crédit illégal. Alors, quand Pauline Leroy, une jeune toxicomane, que Vanderbeken a prise sous son aile et qui doit de l’argent à Wallet, est assassinée, les habitants laissent libre cours à leur colère. Wallet est le coupable désigné et ce salaud doit payer. Et avec lui tous les salauds. Car derrière le meurtre de Pauline, le commandant Erik Buchmeyer et le lieutenant Saliha Bouazem vont découvrir d’autres rancœurs liées au passé industriel de la ville. Ici, tout le monde se souvient du temps où l’usine Berga employait près d’un millier d’ouvriers. L’époque du plein emploi et des grandes luttes syndicales. Le théâtre aussi de violents heurts et d’accidents dramatiques. Berga a fermé au début des années 80 et le site en friche est devenu la plaque tournante d’un important trafic de drogue. Du Nord-Pas-de-Calais à la Belgique, les ombres des crapules d’hier croisent peut-être celles des meurtriers d’aujourd’hui.

Tantôt roman social à l’ambiance trouble, tantôt thriller psychologique haletant, Les Salauds vont payer est une machiavélique histoire de vengeance et de rédemption. Emmanuel Grand y confirme son habileté à échafauder des scénarios rythmes et efficaces.

(Source : Liana Levi – Pages : 380 – ISBN : 9782867467981 – Prix : 19,00 €)

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Emmanuel Grand qui avait déjà eu un beau succès critique et public avec son premier roman « Terminus belz » nous revient en grande forme avec ce nouveau polar, un polar aux allures de roman noir.

Ce nouveau roman est pour ma part une excellente découverte du talent de l’auteur français. Celui a su, avec une écriture efficace et appuyée, via une intrigue sur fond de vengeance, écrire un polar sombre à souhait avec l’enquête policière du commandant Erik Buchmeyer présent sur les lieux du drame.

Un drame qui prend son essor dans une petite ville du nord, minée par le chômage, les prêteurs sur gages véreux, les petits boulots « au noir » et le trafic de drogue, même à petite échelle. Une petite ville qui ne pensait pas qu’un tel drame pouvait surgir dans leurs rues pas toujours très tranquilles certes.

Une jeune fille est assassinée sauvagement et tout de suite, on conclue très vite à un règlement de compte pour une histoire de fric ou de came.

Mais c’est mal connaître Buchmeyer qui n’est pas décidé à approuver cette version des faits… Pour lui il y a autre chose que cette version simplifiée de l’affaire.

Assisté d’une jeune flic, celui ci va tâcher de démêler le vrai du faux dans cette affaire plus compliquée qu’il n’y parait…

Au delà du polar, de l’enquête policière, et de l’ambiance de roman noir qui règne tout au long des pages de ce livre, c’est surtout l’ambiance bien particulière propre aux petites villes gangrénées par le chômage et la corruption qui est le point fort de ce polar. A travers tous ses personnages, principaux et secondaires, l’auteur français a réussi un coup de maître en nous contant ce drame grâce à une écriture forte, émouvante et éprouvante, toujours sur le fil du rasoir, sans excès d’effet de style ou de panache. Un style puissant surgit tout au long de ce roman noir où le doute et la culpabilité traine à chaque coin de page de cet excellent second roman.

Buchmeyer et Saliha forme un incroyable duo d’enquêteurs, très complémentaire, et loin des clichés habituels du genre. Avec des dialogues d’une grande sobriété, des situations et rebondissements qui relancent à chaque fois l’enquête, Emmanuel Grand m’a régalé en tant que lecteur, avec son écriture et son intrigue sur fond de vengeance. Oui « les salauds devront payer » et ce titre assorti d’une superbe couverture qui résume très bien l’ambiance du roman, est un magnifique roman noir sur fond rural, dans le microcosme d’une petite ville touchée de plein fouet par un drame.

La rentrée « polar » de cette nouvelle année 2016 s’annonce sous les meilleurs hospices et Emmanuel Grand confirme avec force son grand talent d’écriture.

On lui souhaite donc une très bonne année, pleine de bonnes choses, de succès et de belles rencontres avec ses lecteurs acquis ou à venir.

Il le mérite… Alors bonne année Emmanuel Grand et merci pour ce bon et excellent cadeau livresque d’après Noël !

Rendez vous est pris pour le prochain roman à venir !

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