Anne MARTINETTI : L’inconnue de Queen’s Gate

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Anne MARTINETTI - inconnue de Queen's Gate
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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Noël approche en cette année 1899 lorsque Elisabeth Huntly, fille de cuisine dégourdie et créative, remplace la cuisinière de l’aristocratique famille Hewes. Christmas pudding, entremets vanille, consommés au stilton : dans la liste des ingrédient ne figure aucun meurtre. Et pourtant, sortie fumer discrétement son cigare au jardin, Beth découvre le corps d’une femme poignardée avec un kriss malais appartenant à Lord Hewes. Très vite, les soupçons se portent sur le valet indien au service de Lord Hewes. Après tout, n’est-ce pas lui qui a offert l’arme du crime ? Mais Beth ne croit pas à la culpabilité de Rajiv. La jeune femme au caractère volontaire est bien déterminée à découvrir qui a commis ce meurtre.

Anne Martinetti est auteure de romans policiers historiques et par ailleurs passionnée de cuisine. Elle s’est ainsi penchée avec succès sur les péchés gourmands d’écrivains, de cinéastes ou de nombreux héros. Reconnue comme une spécialiste internationale d’Agatha Christie, elle intervient fréquemment en France et à l’étranger pour des démonstrations gastronomiques et des conférences.

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Prix :  €

Origine France
Éditions De Borée
Date 20 juin 2019
Pages 284
ISBN 9782812924491
Prix 19,90 €

L’AVIS DE YANNICK P.

Londres va entrer dans le vingtième siècle. Beth Huntly sort fumer son cigare. Le seul vice de cette jeune femme de 20 ans qui remplace la cuisinière de la famille Hewes. Si Beth ne sait pas lire, elle est certaine que la maitrise de ses fourneaux, peut la sortir de sa condition. Mais entre deux volutes de fumée, elle découvre dans le jardin des Hewes, le corps d’une inconnue, un Kriss indien dans le cou. Dans cette Angleterre victorienne, les soupçons se portent sur Rajiv, le valet indien. Beth ne croit pas à sa culpabilité, son amant.
L’Inconnue de Queen’s Gate s’inscrit dans la lignée des romans d’Anne Perry, des policiers historiques intelligents et passionnants. Là où Anne Perry retrace l’histoire d’un siècle avec ses sagas, Anne Martinetti pose avec ce diptyque, des fumets, des gouts mais surtout l’émancipation à venir de la femme. Le second tome se fait espérer.

Car le personnage de Beth est à l’image de cette fin de siècle qui voit l’émergence des féministes, des suffragettes. Le temps de la hiérarchie de la société britannique vacille. La moralité chancelante et les écarts bousculent la réputation des lords. La condition des domestiques, le droit de cuissage, la place des enfants, tout cela semble être rebattu à l’orée du réveillon. Et si suivre Beth dans sa cuisine a un léger un côté suranné, comme une porcelaine fleurie, le lecteur ne perd pas de vue, qu’il s’agit bien du Londres de Sherlock et de Hyde. Cette ville est froide comme l’hiver, violente, régie par l’argent et le pouvoir. La vie des pauvres bougres ne vaut pas tripette pour les biens-nés. Pourtant leur sang est aussi rouge que celui de certaines bottines qui martèlent les pavés.

L’écriture est moins ampoulée que certaines traductions. Ce roman se lit avec une facilité déconcertante. Et avec plaisir… car à le parcourir, il apparait que l’Albion culinaire n’est pas perfide. Jugez-en par les recettes en fin de livre. La cuisine de Beth sent particulièrement bon.

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