René MANZOR : A vif

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René Manzor fait preuve avec A Vif, d’une construction conventionnelle mais également une grande maitrise de la psychologie des personnages.

Rene MANZOR - A vif
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Présentation Éditeur

Dans la forêt qui borde le village de Gévaugnac, on découvre une toute jeune fille brûlée sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse, est priée de différer ses vacances et de consulter Novak Marrec, le policier qui a mené l’enquête sur des meurtres très similaires, attribués à un mystérieux « Immoleur » jamais arrêté.

Le problème c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique. Depuis son échec dans l’affaire de l’Immoleur, ce flic intelligent, cultivé et peu loquace est atteint de troubles obsessionnels délirants : par moments son cerveau lui crée de fausses certitudes, qu’il n’arrive pas à distinguer de la réalité.

Convaincu que l’Immoleur est de retour, Novak se lance à corps perdu dans l’enquête avec Julie. Mais comment découvrir la vérité quand votre propre esprit joue contre vous ? Parviendront-ils à mettre au jour les secrets de la petite communauté de Gévaugnac ?

Origine Flag-FRANCE
Éditions Calmann-Lévy
Date 17 mars 2021
Pages 400
ISBN 9782702161791
Prix 20,50 €

L'avis de Yannick P.

Un thriller psy qui brûle les yeux.

Une jeune fille immolée sur un bûcher. 2 ans après un précédent massacre. Deux flics contraints à collaborer. Julie sur le point de rompre dans son couple, Novak lui est déjà interné en HP. Il a déjà enquêté sur l’Immoleur. Sans succès. Il y a perdu la raison.

Certes, René Manzor fait preuve avec A Vif, d’une construction très conventionnelle mais également une grande maitrise de la psychologie des personnages. C’est à mon sens la principal intérêt de ce roman. Cette psychologie recouvre tout. Elle dévore.

La mort d’un enfant est sans doute la plus grande saloperie. Alors quand il s’agit d’un tueur en série se plait à brûler de très jeunes adolescentes et que l’auteur saupoudre cela de croyances religieuses, de manipulations, cela prend une autre dimension. D’autant que la mise en scène (on ne se refait pas lorsque l’on est cinéaste) est très visuelle. Les nuits dans cette campagne Toulousaine sont particulièrement repoussantes.

En une semaine, le lecteur navigue entre vérité et délire, suspens et hallucinations. Tout y passe. De la panique à la vengeance, des parents perdus au deuil trop difficile à ceux dont la vie de couple arrive à sa fin, aux enfants qui comme les adultes ne sont pas forcément innocents, des faux bergers se plaisant à inculquer la bonne parole à leurs électeurs ou paroissiens et de vrais crimes.

A Vif est une collection paranoïaque. Novak et Julie sont diablement intelligents. Mais peut-on concevoir le pire sans abandonner une partie de soi ?

Reste cette citation. Je n’ai pas été le seul à avoir été marqué par celle-ci. A elle seule, elle embrase tout ce roman.

La mort d’un enfant agit sur le couple comme un cancer. Elle détruit le ménage de l’intérieur. On commence par vivre le choc ensemble, mais l’absence, on la vit chacun pour soi. Tout, chez le conjoint, nous rappelle le bonheur avec notre enfant. Et on lui en veut pour ça.

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Jeune quinqua fringuant, serial Lecteur addict au roman noir" pour le reste, père aimant de 2 ados, marketeur de profession et amateur de whiskys, vins et de cuisine conviviale et auteur de TU JOUES TU MEURS !

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