Peter James : Serie Roy Grace – 9 – Que sonne l’heure

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1899
Royaume-uni

INFOS ÉDITEUR

que sonne l heure - peter james

Parution aux éditions Fleuve en juin 2015

Traduit par Raphaëlle DEDOURGE

Brooklyn, 1922. En pleine nuit, un petit garçon se terre au fond de son lit : quatre hommes viennent de pénétrer chez lui. Ils tuent sa mère et enlèvent son père, le n° 2 du gang des White Hands. Désormais orphelin, il embarque pour l’Irlande avec sa sœur et sa tante. Sur le bateau, l’enfant jure de revenir chercher son père. Brigton, quatre-vingt-dix ans plus tard. Une vieille dame est retrouvée chez elle, grièvement blessée. Elle a été torturée, son coffre-fort vidé et des œuvres d’art et antiquités pour une valeur de plus de dix millions ont été emportées. Roy Grace est chargé de l’enquête. Mais à chacune de ses avancées, quelqu’un semble l’avoir précédé, remontant lui aussi la piste des voleurs. Gavin Daly, le frère de la victime, un vieil antiquaire richissime, retiré des affaires, est déterminé à retrouver une vieille montre cassée, une Patek Philippe de très grande valeur, qui s’est arrêtée une certaine nuit de 1922…

(Source : Fleuve – Pages : 180 – ISBN : 9782265098916 – Prix : 19,90 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Enquête du commissaire Roy Grace

A 40 ans, Roy Grace savoure son rôle de jeune papa. Mais pas facile de jongler entre les nuits courtes et les enquêtes. Alors qu’il profite de ce bonheur tout neuf avec sa compagne Cléo, il ne se doute pas un seul instant que dans l’ombre, un individu tout juste sorti de prison, aimerait faire voler en éclat ces moments idylliques.

A Brooklyn en 1922, un jeune garçon avait vu un individu entrer dans sa chambre. Puis il avait entendu des coups de feu. Cette nuit là sa mère avait été assassinée et son père avait été enlevé. Sa tante  était venue de Grande-Bretagne pour l’emmener chez elle avec sa sœur. Sur le bateau qui l’éloignait de la possibilité de retrouver son père, un homme lui avait remis la montre de ce dernier, une arme et il lui avait donné une série de chiffres.

De nos jours, dans un bourg assez tranquille, une dame très âgée se fait assassiner lors d’un cambriolage. Sa maison comprenait de nombreuses œuvres. Mais ce qui va secouer et surprendre son frère, c’est que dans le double fond de son coffre fort se trouvait une montre, souvenir précieux de la nuit du drame…

Peter James revient avec son personnage récurrent et au combien attachant Roy Grace, on l’a vu apparaître pour la première fois dans le roman « Comme une tombe ». Chacune des enquêtes pour se lire indépendamment mais il y a un fil rouge tout au long de la série. J’avoue, par manque de temps, je n’ai pas pu lire tous les tomes mais cela ne pose aucun souci pour pénétrer pleinement dans ce récit.

J’ai été amusée de découvrir les déboires de Roy Grace avec les nuits trop courtes car bébé se réveille car je vivais pratiquement cette situation au moment où j’ai dévoré ce livre. Tant que l’on ne l’a pas vécu, on ne s’imagine pas combien le manque de sommeil doublé d’une vigilance accrue sur le petit être qui vient combler votre vie peut troubler toutes les autres repères ainsi que la concentration pendant les heures où vous êtes censés être éveillé ou active.

Fermons la parenthèse familiale décrite avec beaucoup de douceur et de réalisme pour nous pencher sur l’intrigue. Dès les premières lignes, la magie Peter James a opéré. J’ai été captive et j’ai eu des frissons. Cet individu qui épie le moindre fait et geste du commissaire et de ses proches est tout simplement flippant. Son envie de détruire est claire et on a le sentiment que tout peut basculer d’un instant à l’autre.

Nous pouvons même parler d’une double intrigue. Il y a d’un côté la peinture  de cet individu dangereux qui fait une fixation sur Roy. Et de l’autre une immersion dans les Etats-Unis d’avant la seconde guerre mondiale avec l’univers de la pègre. (Pour ceux que cela intéresse c’est également le décor du roman de Dennis Lehane : Ce monde disparu. Parution octobre 2015. Editions Rivages Noir. Egalement chroniqué sur Zonelivre.fr).

Cela a été un véritable plaisir de me plonger à nouveau dans un récit de Peter James. Si je n’avais une pile de livres aussi importantes à lire, je pense que j’aurai repris tous ces romans que je n’ai pas encore lus car je les savoure à chaque fois.

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