Paul COLIZE : Le baiser de l’ombre

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Belgique

INFOS ÉDITEUR

Paul COLIZE : Le baiser de l’ombre

Parution aux éditions Krakoën en février 2010

Les rousses, c’est mon péché mignon.

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

Si j’en compte déjà une belle brochette dans mon palmarès, Ava, la dernière en date, occupe sans conteste le haut du classement.

En ce qui concerne le meurtre de son père, autant le dire tout de suite, je n’ai rien à voir là-dedans. Pas plus que dans le vol de cette toile apparemment sans valeur.

Ces choses-là arrivent.

C’est dommage.

Bien sûr, je n’aurais pas dû subtiliser ce message qui proposait de chercher l’erreur. Il ne m’était pas destiné. Pas plus que je n’aurais dû me foutre de la gueule des flics qui s’empêtraient dans cette enquête.

C’est vrai.

Que voulez-vous, j’ai toujours aimé mettre mon nez dans les affaires des autres.

Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

(Source : Krakoen – Pages : 318 – ISBN : 9782916330471 – Prix : 17,00 €)

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Paul Colize est un enfant du plat pays, et comme chacun le sait, les Belges, quelque sympathiques qu’ils soient, ne font strictement rien comme nous, aussi la trilogie « Antoine Lagarde » commence-t-elle par le volume deux…

Amateur d’art, et surtout de peinture, le père d’Ava, la dernière petite amie en date d’Antoine Lagarde, est retrouvé assassiné dans son appartement, un seul tableau est volé, et pas celui de la plus grande valeur, alors que l’appartement ne manque pas de pièces d’art facilement monnayables, et d’autres inestimables…

C’est donc cet homicide qui va être le point de départ du roman, et qui va nous faire découvrir un personnage plus qu’attachant, pourquoi ? Eh bien simplement parce que Antoine Lagarde n’est pas un super-héros, juste un homme comblé par la vie, des maîtresses charmantes, de l’argent… Il s’est engouffré dans la brèche ôcombien rémunératrice des consultants pour entreprises (Psy-Coach pour cadres dépressifs), assez cultivé, séducteur et avec un immense sens de l’humour. Cet homme a donc la belle vie, la belle vie jusqu’au jour où l’on assassine le père de sa maitresse, et qu’Antoine s’occupe d’un mail qui ne lui était pas destiné… Prenez un citoyen lambda, ordinaire, faites-lui vivre un cauchemar et vous obtiendrez une aventure passionnante. Paul Colize n’est pas le premier à faire ce genre de chose. Des tonnes d’auteurs et de scénaristes démarrent ainsi leurs œuvres. Hitchcock disait que c’était le meilleur des scénarios. Mais surtout en partant d’un type comme vous et moi, cela permet au lecteur de pouvoir s’identifier au héros. Résultat : on pense pour lui et l’on est heureux et déçu pour lui, on est vraiment pris dans la trame en fait.

Ce livre est écrit à la première personne, un exercice de style loin d’être facile, Frédéric Dard y jouait beaucoup, mais nombre d’auteurs qui ont voulu faire dans ce style ont échoué. Et en plus il y a aussi une double narration, d’un côté Antoine en 2008, et l’historique du tableau en 1901. L’écriture de Paul Colize est fluide, agréable, on ne s’ennuie pas une seule seconde, allant de rebondissement en rebondissement, puis il y a cet humour particulier, cet art de la réplique, du cynisme et de l’humour noir…

Paru dans Résonance Funéraire
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Auteur de romans. Né en Arménie, Stanislas Petrosky quitte son pays à l’âge de dix-sept ans pour rejoindre la France. Les articles sur Stanislas PETROSKY présent sur Zonelivre ici

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