Nadine MONFILS : Une petite douceur meurtrière

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Nadine MONFILS : Une petite douceur meurtrière
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PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est la mort en blouson de cuir qui rôde, un couteau rouge entre les dents. Et ce soir là, cette grosse brute de Porguy ne savait pas qu’il allait rouler sur un bras. Un bras de femme, tout seul, au milieu de la route, avec une belle main sensuelle au bout…

C’est le rat Marcel qui allait se régaler quand il découvrirait la main dans le réfrigérateur de Porguy ! Avec un petit parfum de corbeau sur l’air de Brazil, on danse sur des débris d’assiettes bleues dans une ambiance glauque, érotique et haletante, entre violence et douceur…

Origine Belgique
Éditions Gallimard, Série Noire
Date Mai 1995
Éditions Pocket
Date 5 juillet 2018
Pages 224
ISBN 9782266264808
Prix 6,50 €

L’AVIS DE JEREMY BOUQUIN

Nadine Monfils avait commencé par écrire des nouvelles, des pièces de théâtre, des poèmes, des articles…. avant de « lâcher son premier série noire » : Une petite douceur meurtrière.

Il y a des petits polars qui déménagent, rapides, qu’on ne quittent pas. Celui-là en fait parti.

Une galerie de d’antihéros s’y croisent. Et pas qu’un peu ! Car oui, des personnages étonnants, il y en a. Une bonne douzaine. Ce bouquin, c’est une galerie de minables, de poivrots, de mauvais amants, de débiles… On y trouve même un rat !

Une écriture facile, presque une fable et pourtant…. Un clodo trouve une main, sans corps… des jeunes filles disparaissent étrangement, des flics paumés tentent d’y comprendre quelque chose et un « corbeau » balance la vie adultère d’un mari trop froussard pour larguer sa femme.

On rigole, on se dégoûte, on ne lâche pas.

Des chapitres courts et efficaces, un livre qui se lit d’une seul traite.

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Nadine Monfils n’est pas un auteur comme les autres…

Il y a toujours un doux parfum de poésie et de folie qui embaume ses livres, même lorsqu’elle fait dans le loir, qu’elle plonge faire un petit tour dans la lie de la société.

Si le personnage de Porguy, cette brute analphabète et légèrement perverse pourrait sembler être le pilier de ce livre, il est quand même sérieusement faisandé du bulbe. C’est Marcel que j’ai littéralement adoré. Marcel est logique, implacable, il survit dans ce milieu hostile, sa façon de penser est quand même plus saine que celle de Porguy, un pauvre type qui tombe amoureux d’un morceau de cadavre, voir même que Lemercier, le flic de service de ce polar. Jusque-là, tu pourrais trouver ça normal, certes, mais il est un détail que je ne t’aie point donné : Marcel est un rat…

Un bon gros rat des villes, un bon gros Rattus norvegicus, le genre nuisible, mais pour lequel tu vas te prendre d’affection. Enfin, fait gaffe quand même, ce n’est pas Ratatouille hein…

Ah ben oui, n’oublie pas que c’est un roman de Nadine Monfils, donc que tout ne se déroule pas forcément comme dans un livre classique, la dame t’embarque facilement dans son univers à la limite de l’onirique !

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