Michael MENTION : La voix secrète

0
367

Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire

Michael MENTION : La voix secrète
-

Présentation Éditeur

Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent.

Origine Flag-FRANCE
Éditions Fantascope
Date 1 mai 2011
Éditions 10/18
Date 5 janvier 2017
Pages 240
ISBN 9782264068781
Prix 7,10 €

L'avis de Laetitia

« Je me décide, moi, bien vivant, sain de corps et d’esprit, à faire de ma propre main mon autopsie et la dissection de mon cerveau. »
Pierre-François Lacenaire (1803-1836)

Escroc, voleur, assassin … mais aussi dandy littéraire. Malgré une certaine médiocrité dans sa carrière criminelle, Lacenaire aura fasciné tant ses contemporains que Marcel Carné qui immortalise un siècle après sa mort son personnage dans les Enfants du Paradis.

Michaël Mention va s’attarder sur les « Mémoires » de Lacenaire qu’il a écrites en détention avant de passer à la guillotine. Nous sommes à un mois de son exécution.

Lacenaire est l’icône d’une période de désolation dans l’Histoire de France. Il est le fil conducteur du roman dans lequel on retrouve cette époque perturbée : la monarchie de juillet succède à la Restauration, Louis-Philippe n’est pas sacré Roi de France mais intronisé roi des Français. Epidémies de Choléra, émeutes, républicains en quête d’insurrection, famine, misère, Paris est puante, Paris est faible, Paris sera aussi le théâtre de meurtres étranges sur des enfants que l’on retrouve décapités.

Voilà les ingrédients d’un polar pas comme les autres.

Commençons par Lacenaire qui est narrateur, observateur de son époque. Meurtrier qui hait l’Homme, meurtrier qui veut se suicider par la guillotine. Tout au long du livre, l’auteur s’appuie sur des extraits des « Mémoires » pour façonner son roman, les « Mémoires » deviennent le squelette d’un récit très bien construit.

Continuons par la peau du roman, l’habit, l’enveloppe : le contexte historique. Prendre le temps de mettre scène, situer l’action, visualiser le Paris de 1835, un détail, un lieu, un figurant. On y est, on les voit ces rues noires, ces abattoirs sans hygiène, ces éclaireurs de lanterne, ces calèches, ces hauts de forme,… oui, un travail de recherche poussé, on y est vraiment.

Et terminons par le fond, l’intrigue elle-même. Comment avec tout ça décortiquer le vrai du faux, la réalité de la fiction ? Qui est cet assassin qui fait trembler les parisiens, cet assassin qui décapite les enfants en signant ses forfaits de la main du maître : Lacenaire ? Et quel sera le rôle de ce dernier dans cette triste et pestilentielle affaire… ?

Comme il peut être agréable de trouver des formes nouvelles à l’écriture de polars…

Michaël Mention… à suivre donc.

Partagez votre lecture dans les commentaires !

Advertisement

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.