
Une intrigue aux relents de chantages, de dénonciations, de manipulations, un véritable polar social dans un univers sordide.
INFOS ÉDITEUR
![]() Parution aux éditions La Tengo collection Polar & Rock’n’roll n°5 le 15 juin 2009 Paris, 100 rue Mouffetard : quand une jeune femme se jette du cinquième étage, un bébé dans les bras, personne n’a rien vu, tous se taisent. Tous, sauf Mona Cabriole. Pourquoi un tel geste de désespoir ? Et que cachent les sous-sols de cet immeuble géré par des marchands de sommeil ? La journaliste de Parisnews devra descendre dans les profondeurs de la ville et se baigner dans les eaux d’un fleuve oublié pour aller ausculter les limites de la soumission. Les hurlements qu’elle y entend sont-ils ceux des battles punk-rock organisés dans les soubassements, ou bien proviennent-ils de voix que l’on voudrait étouffer ? Mona Cabriole. 20 arrondissements. 20 auteurs. 20 romans. Une collection de polars rock au coeur de Paris (Source : Le Tengo – Pages : 164 – ISBN : 9782354610036 – Prix : 8,00 €) |
L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY
Tu connais Mona Cabriole ?
C’est pas un truc coquin, non, Mona c’est une cousine du Poulpe, un peu comme Léo Tanguy, et mon p’tiot, l’Embaumeur.
Comme les autres Mona est un personnage récurent, avec sa bible, ses références, ses obligations, ses interdits.
Mona est journaliste, trentenaire bien roulée, sexy qui se déplace en scooter. Elle travaille pour un quotidien parisien nommé Paris News où elle est responsable de la rubrique musique/concerts, mais son caractère fouille-merde l’oriente plus vers les faits divers.
On est toujours dans un univers musical, chaque opus est autour de la musique, il y a en tout et pour tout 20 épisodes en tout et pour tout, un par arrondissement de Paris.
Ça y est, tu situes le genre ? tu mords le topo ?
Donc Marin Ledun nous plante un truc bien sympathique, ça commence gaiement, une jeune femme se défenestre avec un bébé dans les bras, départ euphorique, hauts les cœur et on fait tourner les serviettes, c’est la fête…
En seulement 160 pages (ça fait parti du jeu, 160, pas une de plus), en l’an de grâce 2009, Marin Ledun te prouve qu’il était déjà un grand du roman noir français en seulement trois livres. Un point supplémentaire pour marin, citer plusieurs reprises ce groupe fabuleux de néopunk qu’est NOFX.
Une intrigue aux relents de chantages, de dénonciations, de manipulations, un véritable polar social dans un univers sordide.
Marin fait partie de cette lignée d’auteur humaniste, touché par les problèmes de notre société, par les dérives de notre civilisation, pour le cas présent c’est l’esclavage moderne. Traiter le sujet sans sombrer dans le misérabilisme, dans le voyeurisme n’est pas chose aisée, mais Ledun s’en sort sans aucun problème. Sa plume fait mouche, te pique, t’accroche et t’emmène avec lui dans la rue Mouffetard et te guide dans le cinquième.
Un roman très court où l’on n’a pas le temps de s’ennuyer, ça pulse, ça speede, on a envie de frapper les salauds qu’il nous dépeint. On le lit d’une traite. On regrette même de le refermer et de se dire déjà ? J’aurai aimer en avoir un peu plus…
Merci pour cet avis Sébastien, c’est un livre de Marin que je ne connaissais pas, je le rajoute à ma wish-list pour compléter ma « collection » des livres de cet auteur que j’adore.