Jean-Claude CARRIERE et Bernar YSLAIRE : Le Ciel au-dessus du Louvre

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France

INFOS ÉDITEUR

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Parution aux éditions Futurolpolis – Le Louvre en novembre 2009.

  • Scénario, textes et dialogues : Jean-Claude Carrière et Bernar Yslaire.
  • Mise en scène, dessin et couleurs : Bernar Yslaire

Août 1793.

Le Louvre vient d’être inauguré. Premier musée de la Nation, il est destiné à recevoir les œuvres révolutionnaires. Pour être sûr qu’elles seront présentes sur les murs, rien de mieux que d’accueillir en son sein les peintres « officiels ». Ils y possèdent leur atelier. Ils cherchent une facture neuve, hardie, audacieuse, en rupture totale avec l’art de l’Ancien Régime symbolisé par Fragonard. Il faut montrer que l’Histoire est en marche. David, personnage politique de premier plan de la Révolution, voudrait être leur chef de file. Mais Girodet lui vole pour l’heure la notoriété. Homme de pouvoir, il va se lancer dans une révolution, lui aussi, à l’échelle de son art.

A la demande de son ami Robespierre, David tente de créer le tableau le plus difficile à réaliser de sa carrière. Donner un visage à l’Etre Suprême, sorte d’incarnation de l’aspiration à la spiritualité que Robespierre veut imposer en plein milieu de la Terreur. Il n’y parviendra jamais. L’entreprise est vaine. Mais elle nous vaut un face à face entre deux acteurs majeurs de la Révolution qui se déroule à toute vitesse, en vingt très courts tableaux.

(Source : Futuropolis – Pages : 72 – ISBN : 9782754800952 – Prix : 17,25 €)

L’AVIS DE JÉRÔME PEUGNEZ

Cette BD fut un vrai coups de coeur lorsque je la découvris en 2009.

Il est vrai que cette bande-dessinée est loin des ouvrages que nous abordons habituellement. Mais je ne pouvais pas en faire l’impasse.

L’objet en lui même, son format carré inhabituel, un papier épais, lui donne une sensation de qualité.

Parlons, maintenant, du corps de l’ouvrage, le coups de crayon de Bernar Yslaire ou Bernard Hislaire (Sambre, Ciel au-dessus de Bruxelles..) qui parait si léger est pourtant si intense et fourmille de petit détail. Le passionné passera de nombreuses minutes a décortiquer les planches. La colorisation n’est pas en reste avec des teintes de gris, marron, ocre, rouge… un véritable plaisir pour les yeux.

De plus avec la collaboration de Jean-Claude Carriere pour le scénario, (scénariste du film « Danton » de Wajda…) cela m’a permis de me replonger dans cette époque de la fin du 18e siècle, souvent évoquée dans les livre ou au cinéma, mais jamais sous cet angle.

Suivre l’Histoire au travers de la vie du peintre David est vraiment une approche très originale. Une très belle co-éditions entre Futuropolis et le Musée du Louvre.

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