Jacques-Olivier BOSCO : Quand les anges tombent

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INFOS ÉDITEUR

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Parution aux éditions Jigal en septembre 2014

Cinq enfants kidnappés… Un truand impitoyable, Vigo, dit le Noir, condamné à perpét’ pour le meurtre de gamins qu’il nie farouchement avoir commis… Un avion en provenance de Russie qui par malheur s’écrase sur une prison… Un procès truqué, une vengeance… Un préfet assoiffé de pouvoir qui brouille les cartes, un flic déboussolé au fond du trou, un malfrat corse en rupture de ban, un cheminot alcoolo, un juge en fin de parcours, une avocate opiniâtre, des parents bouleversés mais combatifs… Et leurs cinq mômes bien décidés à survivre et prêts à tout pour s’en sortir tout seuls !

(Source : Jigal – Pages : 328 – ISBN : 9791092016277 – Prix : 19,00 €)

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Cinq enfants kidnappés…

La raison ? Un malfrat appelé Vigo dit « Le Noir » réclame la vérité sur l’injuste incarcération suite à l’accusation de meurtres d’enfants dont il a toujours nié avoir commis.

On parle de procès truqué, de bouc émissaire, d’enquête bâclée, et de preuves bidon… mais qu’y croire ? un criminel ou faire confiance en la justice française ?

Quoi qu’il en soit, Le Noir n’est pas décidé à se laisser marcher les pieds et réclame vengeance en menaçant les parents des cinq gamins enlevés.

Un préfet, un lieutenant de police, une avocate, un juge, un cheminot témoin principal lors du procès, un malfrat corse… tout ce petit monde va devoir se serrer les coudes et trouver une solution pour sortir les enfants de l’enfer qu’ils vont subir.

Mais les enfants eux-mêmes sont plein de ressources et ne sont pas décidés à rester sages…

Le dernier roman de Jacques-Olivier Bosco, auteur confirmé de chez Jigal Polars (dont j’avais beaucoup aimé « Loupo » son précédent roman, en première lecture) est un bon polar, bien agréable à lire, avec une tension suffisante tout au long du roman pour plaire suffisamment au lecteur rompu au genre du roman noir, que je suis.

Toujours avec une écriture alerte, avec ce qu’il faut de nervosité pour que vous aimer ses personnages et les situations décrites au fil des pages, l’auteur français se fait (et nous fait) plaisir avec cette histoire de kidnapping d’enfants et de meurtres de plusieurs gamins vite résolus… Donnant la part belle à des personnages (certes qui n’ont rien de neuf, car déjà vus dans d’autres romans noirs, ou séries TV et téléfilms oeuvrant dans le genre) qui veulent tous tirer leur épingle du jeu dans cette affaire sombre de procès truqué et de preuves bidonnées, afin de pouvoir sauver la tête de leurs gamins, à moins que ce soit aussi de sauver leur propre tête, car certains ont des choses à se reprocher.

Rythmant son récit en passant d’un personnage à l’autre, du truand, au préfet et au flic tenace, et avec certains gamins qui ne veulent pas rester prisonniers de leurs ravisseurs, JO Bosco nous permet ainsi d’avoir tout au long de la lecture de ce polar, de la compassion ou d’éprouver de la colère (ou plus encore) pour les personnages cités plus haut. On aime certains, on déteste les autres mais on ne peut rester indifférent. Cette affaire de procès truqué (même si elle est évidemment un peu caricaturale et si l’auteur force un peu le trait) reste toutefois assez crédible et on n’aimerait pas être soi-même parti prenante dans une telle affaire de corruption et d’enlèvement d’enfants.

Au terme de ma lecture, je regrette toutefois que le romancier ai un peu laissé en plan le sort des enfants, se concentrant davantage sur les autres personnages tels que le flic tenace et le préfet… Bien sûr, cela sert l’histoire et la tension du récit, néanmoins un petit retour plus fréquent tout au long du roman sur le sort des gamins aurait été le bienvenu. A déplorer aussi une petite baisse de tension au 3/4 du récit et qui donne une fin au roman, non pas une finalité précipitée mais dépourvu d’une tension toujours sous pression. Un peu dommage pour une histoire qui partait vraiment sur les chapeaux de roues.

Malgré tout, avec ce sujet et une approche d’écriture du récit très différente de son précédent, JO Bosco parvient à me procurer suffisamment de plaisir pour pouvoir affirmer dans cette chronique de « Quand les anges tombent », que son dernier roman est de bonne facture et qu’il plaira aux amateurs du genre sans nul doute.

Un auteur à suivre pour ma part, j’attends son prochain roman bien évidemment pour découvrir un autre versant de la plume de ce romancier du noir.

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Passionné et grand lecteur

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