Interview de l’auteure Valérie VALEIX

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Nous avons rencontré l’auteur Valérie VALEIX à l’occasion de la sortie de son roman Echec à la reine, tome 1 de la série Crimes et Abeilles

valerie valeixJérôme PEUGNEZ : Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Valérie VALEIX : J’ai été longtemps démonstratrice en cosmétique dans divers grands magasins parisiens. Par amour de l’Histoire, j’ai répondu à un appel radio de Thierry Lentz et me suis engagée à la Fondation Napoléon comme copiste informatique des lettres de l’Empereur pour les éditions Fayard.

À 39 ans j’ai passé mon DAEU (Bac adulte) et entamé deux folles années d’études anglophones à la Fac de Nanterre (par correspondance)  Puis j’ai déménagé en Normandie et suis retournée à la passion familiale : l’apiculture en  fondant les Ruchers d’Audrey du nom de ma fille et de l’héroïne de Crimes et Abeilles.  En 2016 je donne naissance à ma fille, en 2017 à mon bébé littéraire.

JP : Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

VV : J’ai été élevée par mes grand-parents et nourrie au lait de l’Histoire et des lectures classiques notamment la comtesse de Ségur dans mes jeunes années. C’est là que j’ai commencé à écrire des petites bluettes. Ado, j’étais et suis restée une fan inconditionnelle de Juliette Benzoni que j’ai eu l’honneur de connaître et je pensais alors que ma  voie littéraire ne se ferait que dans le roman historique. J’ai dans mes tiroirs un roman d’aventures ayant pour cadre le 1er Empire qui n’a pas trouvé preneur malgré le fait qu’il  « ait tout ce qu’il faut » selon Caroline Lépée alors directrice de collection chez Ixo  (2006)

JP : Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

VV : Je travaille durant les siestes de ma fille (14 mois)  qui sont très irrationnelles ! Ainsi que le soir après dîner quand elle reste avec papa.

Soit environ 3 heures, 3 heures 30 non consécutives. Comme elle est toujours allaitée, les idées me viennent généralement durant ce moment qui s’explique médicalement par la libération d’hormones du bien être. J’ai toujours à côté de moi un petit carnet sur lesquelles je note mes idées, certaines ne survivent pas à la dite tétée !

Je ne connais pas toujours la fin de mes romans, pour le Tome 1 j’ai laissé évolué les personnages ainsi que pour le 2. Pour le 3 (en cours d’écriture) je connais la fin, allez savoir pourquoi !

JP : Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

VV : Audrey l’héroïne est uniquement inspirée  physiquement par une actrice de série Elodie Fontan (vue dans Clem, Alysée) blonde aux yeux foncés. Pour le gendarme Steinberger qui évolue à son côté dans le Tome 1 et Tome 2 ainsi que dans sa vie  sentimentale : il est en partie inspiré par Alain Bernard, nageur pro et ancien gendarme et pour le caractère, entre Ventura et Belmondo : un gros dur au cœur tendre qui ne se lâche pas souvent. Il sera d’ailleurs ultérieurement recruté par la DGSI ce qui aura une influence sur les enquêtes d’Audrey.

JP : Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Valerie VALEIX - echec a la reine
ECHEC A LA REINE

VV : Oui et non. J’ai entamé un traitement contre l’infertilité en 2014, le gynco qui je voyais alors m’a dit « pensez à autre chose, écrivez … votre parcours, vos abeilles… »  J’ai fais la moue «  encore un livre sur l’apiculture » …  Le soir, je regardais à la télé « le sang de la vigne » et je me suis dit « pourquoi pas une série où les meurtres seraient commis en milieu apicole » ainsi les problèmes liés à l’apiculture pourraient être mis en exergue autrement. J’ai écris Echec à la Reine en 6 mois.  En septembre 2015, j’étais alors en vacances à Sarlat , pas très loin d‘où était située l’action. Un jour de pluie, je suis allée au supermarché du coin, pour tuer le temps. Il y avait là Firmin Le Bourhis, lui même auteur de romans policiers, il m’a tendu un marque page. Plus tard je l’ai contacté par mail et il m’a proposé de le lire. Il a été séduit mais a été franc, la maison d’édition dans lequel il est actionnaire est une petite maison, il faudrait du temps.

Le temps d’en écrire un autre (pendant ma grossesse)  Comme j’étais très impatiente alors ( !) j’ai contacté quand même d’autres maisons : De Borée qui ne voulait pas de série, Hugues de Queyssac qui voulait signer de suite mais ne m’a jamais envoyé de contrat (diffuseur en faillite) …

JP : Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Pour l’instant pas ou peu de retours car sortie trop récemment, j’en ai quelques uns de mes lecteurs de base : le gendarme Steinberger, co-héros est « attachiant » ! et pour certains un peu trop militaire ! En même temps la gendarmerie c’est l’armée et puis il y aura de l’évolution !

JP : Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

VV : L’Histoire en général avec une prédilection pour les guerres : 1er Empire, 14-18, 30-45. Je suis fascinée par la naissance du mal.

Avec mon mari, je partage la passion des voitures anciennes, nous avons chacun la notre. J’ai une Deuche qui fait beaucoup plus sensation lorsque nous sortons que son Alpine Renault, toutes deux de 1977.

(Cette passion en commun a fait l’objet d’un reportage pour Autoclassique à l’occasion des 50 ans de l’usine de Dieppe). J’ai d’ailleurs dans un petit coin de ma tête une série où les crimes seraient commis dans le milieu des collectionneurs de véhicules anciens.

Sans mon mari ! Les jouets anciens ainsi qu’un important fond de photos anciennes d’enfant posant avec leur jouet. J’ai mis cette passion en mots en en images dans un ouvrage « Dictionnaire amoureux des jouets anciens. Avec tour de France des marchands et fabricants de jouets de 1745 à 1985 » qui hélas n’a pas trouvé preneur. Je suis également créatrice d’ours en peluche articulés pour me détendre de ma hyperactive de maman/auteure/apicultrice !

La gastronomie et les plats et desserts oubliés.

JP : Quels sont vos projets ?

VV : Pousser Crimes et Abeilles assez loin pour pouvoir explorer toutes les facettes de l’apiculture dont certaines se déclinent même en sous catégories.

Policier en milieu collectionneurs de vieilles voitures

Policier historique : dans la Normandie du XIX siècle, l’enquête sera menée par un célèbre photographe parisien. Qui donc ? Chut…

JP : Quels sont vos coups de coeur littéraires ?

VV : Frédéric Lenormand , pour ses « Voltaire mène l’enquête » un virtuose des mots.

Ma chère Juliette Benzoni qui a lancé la série des aventures d’Aldo, prince vénitien collectionneur de bijoux anciens avec crimes dans les beaux quartiers des années 30.

JP : Une bande son pour lire en toute sérénité votre roman ? A moins que le silence suffise ?

VV : La majeure partie de la lecture d’Echec à la Reine peut se faire sur la Flûte Enchantée de Mozart, les scènes de fin (rixes à Rocamadour) sur Paint it Black des Rolling Stones/

JP : Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

VV : En cours.

JP : Merci Valérie Valeix d’avoir répondu à nos questions

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Co-fondateur de Zonelivre.fr. Il est le rédacteur en chef et le webmaster du site.

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