Interview de l’auteur Sylvain JOHNSON

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Canada

Sylvain JohnsonAuteur Canadien.

Sylvain Johnson est né à Montréal en 1973.

Après des études en arts et lettres au Cégep de Shawinigan, il s’est installé à Laval et travaille maintenant pour un organisme à but non lucratif.

Jérome PEUGNEZ : Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Sylvain JOHNSON : Après le Cégep (équivalent du collège), j’ai fait un bref séjour à l’université de Trois-Rivières pour y étudier la géographie. J’ai ensuite passé plusieurs années à travailler pour de grandes compagnies, dans les salles de courrier. Je passe maintenant une grande partie de mes temps libres à écrire.

JP : Comment vous est venue l’envie d’écrire? À quelle période ?

SJ : Je savais très jeune que je voulais devenir un écrivain. D’une santé fragile, alors que j’avais à peine dix ans, ma mère m’a initié à la littérature et j’en suis tombé amoureux. Je dois mon imagination à mon frère Daniel, pour toutes les aventures que nous avons vécues. J’ai toujours écrit. Que ce soit des histoires de détectives, des livres du type « dont vous êtes le héros » et des nouvelles littéraires. À l’école secondaire, j’aimais voir la réaction des autres étudiants quand mes textes choquants étaient lus à voix haute. Mon premier roman complet fut écrit en 1994.

JP : Quel est votre « modus operandi » d’écriture (votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages ? )

SJ : Il me faut en moyenne près d’un an pour amasser suffisamment d’idée pour faire un roman. Des notes, des idées, des impressions, des mots, des images. Un amalgame qui prend forme après une longue période d’incubation. J’écris dans mes temps libres, en particulier le matin. Il me faut cinq ou six mois pour compléter un roman. J’ai un plan d’écriture qui se compose de certains points majeurs, mais j’improvise très souvent à mesure que j’écris. Les évènements et les personnages changent souvent la fin, le cours du roman. Ils me surprennent toujours. Parfois, en cours d’écriture, les choses changent tellement, qu’il ne reste à la fin plus rien de l’idée de départ.

JP : Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

SJ : Mes personnages s’inspirent de gens réels. Mais ils sont davantage un amalgame de plusieurs personnes. Je prends les qualités d’une connaissance, y ajoute les défauts d’un autre et leur donne vie, leur insuffle des impulsions et des désirs. D’ordinaire, mes personnages sont quelque peu troublés et leur situation des plus difficiles. J’image qu’être un de mes personnages doit être vraiment pénible.

JP : Le parcours a-t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

SJ : L’idée du tueur des rails était présente dans mon esprit depuis quelques années, mais je n’arrivais pas à l’écrire. Il me manquait quelque chose. Je savais que je voulais écrire une histoire de tueur en série, sans plus. Ce fut la partie la plus difficile, trouver l’élément déclencheur afin d’amorcer l’écriture. Mais j’y suis arrivé et une fois terminée, j’ai eu la chance d’avoir un ami écrivain pour le lire, me donner ses commentaires. J’ai ensuite trouvé un éditeur en or. Je suis très fier du résultat.

JP : Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

SJ : Je crois que le fait même qu’un lecteur m’écrive est quelque chose que je vais toujours trouver marquant. Les bons commentaires nous donnent l’envie de continuer d’écrire davantage. Ce qui me surprend le plus, c’est d’arriver à toucher des lecteurs de situations géographiques, sociales, financières différentes. Que ce soit un étudiant de Québec ou un plombier de Toulouse.

JP : Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture? À part votre carrière d’écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

SJ : Je suis un amateur inconditionnel de films et un fervent partisan des Canadiens de Montréal, le club de Hockey montréalais. J’adore voyager. Je travail pour un organisme à but non lucratif, dans le domaine de la santé mentale et c’est avec passion que je me dévoue au bien-être de ces individus moins privilégiés.

JP : Quels sont vos projets ?

SJ : Je suis plein de projets. Je suis en train de terminer la traduction en anglais du tueur des rails. Je prévois aussi d’en écrire une suite, très bientôt. Je travaille en ce moment à la correction de deux romans que j’ai écrits l’année passée. J’ai aussi des nouvelles littéraires qui seront publiées dans des magazines québécois. Je rêve de visiter la France et espère que cela se produira cette année.

JP : Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

SJ : Mon coup de cœur littéraire de l’été est « L’ombre » d’Alain Régus, un livre que je recommande à tout amateur de fantastique. Il est publié chez Popfiction de Montréal, mon éditeur. J’ai bien aimé le premier jour de Marc Lévy. J’adore les romans de l’écrivain Américain Normand Beaupré, du Maine, qui écrit en Français et en anglais. Il a plus d’une douzaine de livres sur le marché. Il y a bien sûr les incontournables – Stephen King, Dean Koontz et Anne Rice. Je suis présentement en train de découvrir les romans du Québécois Patrick Senécal et je suis sur le point de devenir un fan.

JP : Avez-vous un site internet ou un blogue où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

SJ : Bien sûr. Il y a tout d’abord mon éditeur, Pop Fiction www.editionspopfiction.com

Puis, mon site internet www.sylvainjohnson.com

Mais pour tous ceux qui veulent me laisser des messages, discuter ou me donner des commentaires, n’hésitez pas à m’écrire au courriel suivant : sylvain_johnson@yahoo.com

JP : Merci à Sylvain Johnson de nous avoir accordé cette interview.

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