Interview de l’auteur Maxbarteam

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Nous avons rencontré l’auteur Maxbarteam, à l’occasion de la sortie de son dernier roman « Le cocu de sort du nid » aux éditions Cairn en juin 2018.

MaxbarteamJérome PEUGNEZ : Bonjour Maxbarteam, pouvez-vous me décrire votre parcours ? Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Maxbarteam : Après une longue carrière militaire, plus exactement en gendarmerie départementale, après avoir pris la retraite, j’ai été déçu par les films et téléfilms mettant en scène des gendarmes. Histoires totalement absurdes voire grotesques. De plus, à l’heure du tout « Made in France », les polars qui inondent le marché se déroulent à l’étranger, pays nordiques, USA, j’en passe et des meilleurs. Tous ces romans relatent des faits abracadabrantesques, plus noirs les uns que les autres, bras arrachés, têtes coupées…Les auteurs n’ont jamais été enquêteurs, si c’était le cas je crois qu’il préféreraient oublier que raconter (sauf Olivier Marchal peut-être) la ou les deux malheureuses affaires sanglantes qui ont émaillé leur carrière. J’ai eu envie de donner un éclairage nouveau aux brigadiers (gendarmes de brigade) de la gendarmerie, leur activité de tous les jours, des enquêteurs, des vrais, non pas dans le cadre de « petites enquêtes », mais au quotidien, au profit de la population rurale, française, et même landaise. « Made in Landes » donc, et surtout avec de l’humour, pas de gravité, cent pour cent sans sang. J’ai fait abstraction des nombreux moments noirs de ma vie de gendarme pour n’en garder que les plus heureux.

JP : Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Maxbarteam : Le club des cinq, puis Bob Morane et enfin San Antonio.

JP : Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

Maxbarteam : Contrairement à beaucoup de mes camarades auteurs je ne connais la fin… qu’à la fin. Je n’ai pas de plan, pas de fil conducteur. Simplement, enquêteur durant trente ans je mène une enquête, un temps dans la tête de l’enquêteur, un temps dans celle du truand. Une sorte de jeu du chat et de la souris. Une partie d’échec, et à ce jeu qui connaît la fin ?

JP : Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de vos livres et leur parution ?

Maxbarteam : Parcours très facile, j’ai adressé un tapuscrit à une dizaine de maisons d’édition et trois d’entre-elles souhaitaient publier mon histoire. Les éditions Cairn, situées dans le Sud-ouest ont fait l’objet de mon choix. Depuis trois ans et mon premier livre, Cairn s’apprête à éditer mon cinquième roman.

MAXBARTEAM - Le cocu sort du nid
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JP : Pouvez vous nous parler de votre dernier roman policier « Le cocu sort du nid » ?

Maxbarteam : L’affaire débute en 1949, lors d’énormes incendies ayant dévasté le nord des Landes. Elle se poursuit en 1960, sur la côte landaise, entre Mimizan et Vieux-Boucau.

Quatrième de couverture :

Au milieu du vingtième siècle le jeune Hubert refuse la même vie d’ouvrier que celle de son père à la « papète » de Mimizan alors en plein essor économique. Avec sa jeune épouse Maryse il préfère s’installer au bourg de Vieux-Boucau, décrochant un emploi de contremaître à l’atelier de transformation de résine du village. Excellent joueur de rugby et papa d’un petit David le bonheur lui tend les bras. La vie cruelle en disposera autrement.

Les gendarmes, Teillagorry et Parayous sont à ses trousses, il fuit les lieux d’un incendie macabre inexpliqué dans lequel Aspremont, un vieil homme riche sans histoire mais plus épicurien qu’il n’en a l’air a perdu la vie.

Hubert reste introuvable alors que la belle madame Henriette Dulon disparaît. Son mari irascible ne peut expliquer la présence de couteaux ensanglantés découverts au domicile du couple.

Que magouillent les mystérieux Dubertrand et Escudé. Marisol, l’épouse coquine de ce dernier n’est curieusement pas bavarde.

Des bruits inquiétants circulent au cœur de ce petit village côtier si coquet mais tout le monde se tait, même le maire pourrait avoir des choses à cacher. Et le curé Tastat ? Les gendarmes ont l’oeil sur ce fantasque homme d’église proche du Bon Dieu qui pilote avec nervosité cette trop bruyante Dauphine Gordini.

JP : Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

Maxbarteam : Absolument, des personnages ont existé puisqu’ils ont émaillé ma jeunesse landaise, je n’avais pas dix ans.

JP : Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs, à propos de vos romans ?

Maxbarteam : Non, pas surprenantes, mais récurrentes, il me semble qu’il apprécient cette note d’humour et mes personnages, Morgan et Marcel, les deux gendarmes toujours présents. Ils aiment également les descriptions des lieux, paysages landais, la gastronomie…

JP : Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

Maxbarteam : Je suis relativement sportif (pour mon âge). Je participe tous les week-end à des courses de village avec des jeunes coureurs, vitesse moyenne 40km/h sur 60km, exercice relativement dangereux en raison des nombreuses chutes. Je roule environ 12000 km par an. Je joue également au golf (depuis 30 ans), je jardine un peu.

JP : Avez-vous des projets, de prochaines parutions ?

Maxbarteam : Oui, en 2019 sortira un roman relatant les aventures de Morgan et Marcel aux prises avec « La Petite Dame de Brassempouy », statuette préhistorique dont un musée est érigé à Brassempouy, commune landaise proche d’Amou (40) , ensuite viendra le temps d’une énigme au cœur d’un site de cures thermales (normal, dans les Landes). Enfin mes brigadiers se débattront dans un dossier de hold-up dans un super-marché de Dax. (Romans écrits en attente de parution). Et ensuite, et ensuite, j’en ai un sous le coude, presque terminé mais totalement différent, rien à voir avec les gendarmes. Et pour tout vous dire, je réfléchis sur une enquête basque, mais basque de l’Atlantique Nord, à Saint-Pierre et Miquelon, faudra voir, là rien n’est encore couché sur le papier.

JP : Quels sont vos coups de coeur littéraires ?

Maxbarteam : Je ne suis pas très « lecteur », voire pas du tout. De temps en temps je lis ou relis un Auguste Lebreton, Ange Bastiani ou un Albert Simonin.

JP : Une bande son pour lire en toute sérénité vos romans ? A moins que le silence suffise ?

Maxbarteam : Je suis plutôt silence.

Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

Maxbarteam : Oui, site : maxbarteam.com et mail maxbarteam@yahoo.fr.

JP : Merci Maxbarteam d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

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