Ghislain GILBERTI : Le bal des ardentes

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France
Ghislain GILBERTI - bal des ardentes
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  • Éditions Anne Carrière en mai 2015
  • Editions Pocket en juillet 2016
  • Pages : 512
  • ISBN : 9782266267229
  • Prix : 7,90 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre.

Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne.

Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier.

Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

L’AVIS DE MURIEL LEROY

Ce livre est le 3ème opus de Ghislain GILBERTI, où l’on retrouve cette fois Ange Barthelemy

Le récit commence à Marseille pour finir dans un bain de sang explosif en Banlieue !

Ce livre se croise avec le baptême des ténèbres, puisqu’il se passe au même moment dans deux villes différentes. Cécile Sanchez est occupée avec son tueur en série, qui la mènera jusque dans les égouts pendant qu’Ange Barthelemy est lui aux prises avec un tueur en série qui fait sauter des Bombes… Celui-ci est payé par d’autres pour se débarrasser de la concurrence tout en prenant aussi beaucoup de plaisir à tuer, en signant ses méfaits avec une bombe portant un prénom féminin.

Ce livre est nettement moins dur que le précédent et a l’originalité d’avoir un meurtrier qui tue sans distinction, les femmes ne sont pas là les victimes ! On est entrainé dans des milieux mafieux, où les caids font la loi et où la drogue circule, le tueur est mandaté et payé pour éliminer les rivaux, mais ce ne sont pas que des pulsions qui le motivent. L’argent n’est qu’un prétexte pour assouvir ses besoins sanguinaires….

Ghislain GILBERTI est très documenté sur le fonctionnement de l’armée et du milieu anti-terrorisme, rien n’est laissé au hasard au contraire. Tout le système judiciaire et policier est bien détaillé, de telle sorte que le lecteur comprenne le récit et les idées de l’auteur, tout en évitant le côté pénible des détails.

Ange Barthelemy, personnage borderline n’hésitant pas à tout risquer pour le coincer et se venger, est un personnage attachant et humain. Son histoire ne le laisse pas à terre, au contraire, malgré ses souffrances, il se relève et va de l’avant, tout comme sa consoeur Cécile Sanchez. Tous les personnages ont là un rôle prépondérant dans l’histoire, une place importante et au-delà de l’histoire d’une personne, c’est celle d’un groupe d’hommes, tous solidaires les uns des autres !

Malgré toutes les horreurs qu’ils voient, ils tiennent bon sans être des Superman pour autant ! L’histoire tient la route du début à la fin et j’avais hâte de voir comment ils allaient réussir à l’attraper.

Personnellement je suis conquise par le style de Ghislain GILBERTI qui malgré la noirceur du livre arrive à en sortir du positif et une psychologie des personnages toujours aussi fine

J’ai vraiment hâte de lire le prochain en espérant que les deux seront enfin réunis car je suis persuadée qu’ensemble ils pourront accomplir de grandes choses

L’AVIS DE YANNICK P.

Seconde incartade dans l’univers de Ghislain Gilberti avec un plaisir pur pour l’amateur de thriller que je suis. Je rattrape mon retard avec une réelle satisfaction et moins de sommeil.

Ce coup-ci c’est Ange-Marie Barthélemy qui a ses faveurs. Borderline, le commissaire sait s’affranchir des règles le cas échéant. Il le lui faudra pour affronter ce terroriste mercenaire qu’est Il Diavolo, “le diable” en italien. Gilberti pose encore un putain de thriller, un pavé toujours avec la même structure. Cette fois, elle est explosive. Aurore / Etincelles / Flammes / Brasier / Incendie / Crépuscule. Dans une écriture claire et rapide, la promenade de Barthélemy entre Marseille et la Région Parisienne n’a rien d’une ballade de santé.

Dans le cœur de la cité phocéenne, rugit un attentat qui massacre de nombreuses victimes. Barthélemy, commissaire à la SDAT est dépêché sur les lieux avec son équipe. Tout tend vers un règlement de compte dans le milieu du crime organisé. Malgré tout, le mode opératoire et la signature retrouvée sur les restes de la bombe, oriente Ange-Marie vers un psychopathe, un mercenaire indépendant, sans aucune once d’empathie aussi doué que narcissique et égocentrique. L’homme est minutieux et ne connait aucune limite au mal. L’Archange devra jouer de toutes ses ressources, celles de son équipe qui plus que jamais se comporte comme une famille, mais également celles de Cécile Sanchez pour mettre un terme aux agissements d’Il Diavolo. Celui qui donne des prénoms féminins à ses bombes.

Gilberti signe une course-poursuite entre l’Archange et le Diable. La force des romans de Gilbert réside dans la précision et les myriades de personnages. Tous sont campés dès les premières lignes où ils apparaissent. Qu’il s’agisse des mafias italiennes, serbes, russes ou arméniennes, des caïds de banlieue, des flics corrompus ou sacrifiés, des magistrats ambitieux, ils sont incarnés. Ils ont de la matière. Là où Norek verse un Costes avec des accents presque intimes, Gilberti, lui, les multiplie. Il les exploite avec talent.

Rien d’inutile dans le style. Ghislain va vite pour mieux enrouler son lecteur, le rendre ivre d’informations, d’actions et le piéger. Par rapport au Festin du Serpent, il n’y a plus ces rares phrases ou dialogues inutiles. Tout est précis, et encore une fois documenté à souhait. Qu’il s’agisse des méthodes d’investigation, du fonctionnement des services de police, ou du côté des truands, Le Bal des Ardentes, est un thriller précis et explosif qui va crescendo jusqu’à un final apocalyptique.

Fort heureusement, nous sommes dans la fiction.

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