Eric LANGE : Il ne nous reste que la violence

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France

Un roman noir glaçant de vérité sur la société d’aujourd’hui, féroce et individualiste, où tous les coups sont permis.

Eric LANGE : Il ne nous reste que la violence
Il ne nous reste que la violence
  • Éditions La Martinière en avril 2017
  • Pages : 192
  • ISBN : 9782732483122
  • Prix : 16,00 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Après mon premier crime, j’avais commencé à voir notre société différemment. Où que je regarde, le miroir s’inversait. Des esclaves fabriquaient nos ordinateurs, des enfants cousaient nos vêtements, les profits des guerres assuraient la rentabilité de notre livret A. Nos bagues de fiançailles brillaient de diamants sanglants, mon voisin perdait son travail, sa vie, pour un actionnaire anonyme. Un vieillard était mort, seul dans une chambre, juste au-dessus de chez moi… On s’offusquait un peu, mais pas tant que ça, parfois pas du tout. On vaquait à nos petites affaires, nos vies allant tranquillement sur ces champs de cadavres. Et on ne la cachait pas, cette violence. Elle était notre environnement naturel. On l’enseignait à nos enfants.

Dont acte.

Je pouvais tuer une deuxième fois.

L’AVIS DE LAURE CHIRON

Nous sommes en présence d’un roman noir, très noir.

On plonge dans ce qu’il y a de plus sombre chez l’homme : sa violence intérieure, qui peut ressortir à tout moment.

Le narrateur, personnage principal de ce court roman de moins de 200 pages, est animateur radio. Il voit sa vie prendre un tournant différent lorsqu’il comprend que la société actuelle en veut toujours plus avec moins. Et la rage qu’il couve depuis des années fait son apparition, avec l’aide de l’alcool et d’un ami, ex compagnon de guerre. Et cet ami lui propose un deal : tuer, sans pitié ni regrets.

On aime beaucoup le roman et on aimerait qu’il continue encore et encore. Cette histoire est difficile et sombre, mais elle est tellement ancrée dans la réalité de nos jours que l’on se dit que l’histoire pourrait durer ad vitam aeternam.
La plume de l’auteur, Eric Lange, est tellement agréable que les pages se tournent sans que l’on s’en rende compte. Puis la dernière page arrive, et nous laisse un sentiment d’inachevé… Malgré tout, ce roman reste le digne reflet de notre société.

Merci aux éditions La Martinière pour cette lecture.

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