Diego PASZKOWSKI : Thèse sur un homicide

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Argentine

INFOS ÉDITEUR

These sur un homicide-Diego PASZKOWSKI

Parution aux éditions La dernière goutte en octobre 2013

Parution aux éditions Points Seuil en 2015

Titre original : Tesis sobre un homicidio

Traduit de l’argentin par Delphine VALENTIN

Sélection 2015 Prix du meilleur Polar des lecteurs de Points

Paul Besançon est un élève brillant, intelligent, méthodique. En droit pénal, c’est important. Son professeur, l’éminent juriste Roberto Bermúdez, en convient, mais il y a une lueur dans son regard qui confine à l’insolence. Comme s’il voulait défier la loi, comme s’il voulait le défier lui. Un soir, l’élève interpelle le maître : « Imaginez qu’on trouve une femme assassinée, violée, étranglée… ».

(Sources : Points Seuil – Pages : 192 – ISBN : 9782757846414 – Prix : 6,40 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Paul Besançon est parti étudier en Argentine auprès d’un des amis de son père : un éminent juriste qui transmet son savoir uniquement à une poignée d’élus.

L’obsession du jeune homme est de montrer qu’il y a un vide dans la loi qui permet de tuer en toute impunité.

Il aiguise son cerveau comme l’arme la plus efficace et il ne peut s’empêcher de solliciter l’incarnation de la loi : son professeur pour vérifier l’exactitude de sa thèse.

« Imaginez que l’on trouve une femme assassinée, violée, étranglée… ». Le juriste s’inquiète de plus en plus de l’équilibre psychologique de cet étudiant brillant et il s’interroge vraiment sur l’idée que son ami pourrait avoir en tête en lui confiant sa progéniture. Ses proches sont-ils conscients de son état et comptent-ils sur lui pour l’arrêter ?

Fantasme morbide ou passage à l’acte ?

L’argentin Diego Paszkowski offre un texte vraiment original aussi bien sur le fond que sur la forme? Un véritable questionnement que la possibilité de stopper un individu entre l’évocation de l’envie du tuer et le moment où il passe à l’action. Et l’histoire n’est pas vu par le regard d’un psy mais pas celui d’un professionnel du droit.

L’écriture est surprenante. Notamment dès le premier chapitre, il y a une absence de point, le lecteur ne peut pas reprendre son souffle. Cela provoque un effet de tournis si on adapte son rythme de lecture à la ponctuation. On est proche d’une suffocation, cela fait penser à ce jeu érotique où l’un des partenaires étrangle pour lui donner du plaisir mais où la frontière est mince avec le risque de provoquer la mort. Lorsque le plaisir flirte avec le danger.

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