Chevy STEVENS : Séquestrée

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Canada

INFOS ÉDITEUR

chevy stevens-sequestree

Parution aux éditions de l’ Archipel en septembre 2011

Parution aux éditions Pocket en janvier 2013

Traduit par Sebastian Danchin

Annie O’Sullivan, 32 ans, est agent immobilier sur l’île de Vancouver. Par un beau dimanche ensoleillé d’août, alors qu’elle fait visiter une maison à un potentiel acquéreur, ce dernier lui plante le canon d’un revolver dans le dos et l’oblige à monter dans sa camionnette…

Quand Annie se réveille, elle est prisonnière dans une cabane isolée en pleine forêt. C’est le début d’un enfer qui durera plus d’un an : douze mois où le Monstre – comme Annie le surnomme – fera d’elle sa chose. Torture psychologique, abus sexuels… : tout y passera, jusqu’à ce que la jeune femme parvienne enfin à s’échapper.

Pourtant, le plus dur commence pour Annie, qui doit à présent surmonter son traumatisme, réapprendre à vivre normalement sans plus dormir enfermée dans un placard, seul lieu où elle se sent en sécurité, et, surtout, accepter l’effroyable vérité : elle connaît le commanditaire de son enlèvement…

(Source : Pocket – Pages : 380 – ISBN : 9782266226196 – Prix : 7,20 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Se reconstruire après un enlèvement !

Annie est agent immobilier. Sa vie a basculée après une de ses multiples visites de maisons. Un individu va le retenir dans une cabane au fond des bois avec des règles très particulières (pour manger, dormir, uriner…) . La mort semble la guetter à chacune de ses actions. Et si l’enfer ne s’arrêtait pas là…

Elle n’est pas autorisée à sortir. Elle perd la notion du temps. Dans les premiers jours, elle s’imaginait que l’on viendrait la chercher.

Un texte vraiment très fort. Je préfère vous en dire le minimum pour que vous puissiez profiter amplement du récit. Lorsque son histoire commence, Annie est chez le psy. Elle raconte son enfermement, elle dégage beaucoup de douleur mais également de colère. C’est comme si le lecteur était incarné dans son « docteur » et prenait tout en pleine figure. Il y a chez elle à la fois du trop plein de questions, de mots qui ne veulent sortir et le besoin de trouver un coupable. Un exutoire.

Un roman passionnant mais en même temps très vif, très réaliste. On peut avoir l’impression de lire une histoire vraie. Et même si j’ai vraiment aimé le lire, je préfère prévenir des lecteurs ou des lectrices plus sensibles, le sujet de l’enfermement ou de la manipulation psychologique peut perturber. Il y a beaucoup de pudeur de l’écriture de Chevy Stevens, mais cela peut entrer en résonance avec des traumas (ou des peurs) pour un petit d’entre vous.

La narration passée/présent est parfaite. Les émotions sont tellement palpables que même quelques années après l’avoir lu j’ai encore des images très précises en tête.

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