Arno STROBEL : Enterrées vivantes

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Allemagne

INFOS ÉDITEUR

Arno STROBEL - Enterrees vivantes
Enterrées vivantes

Parution aux éditions l’Archipel en mai 2017

Titre original : Der Sarg (2013)

Traduit de l’allemand par Penny LEWIS

Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés contre une paroi. Elle se sait prise au piège. Enfermée dans un cercueil, d’où personne ne peut l’entendre crier.

Quand Eva se réveille, elle comprend qu’il s’agissait d’un cauchemar. Mais le soulagement n’est que de courte durée : elle remarque sur son corps des traces de coups, comme si elle avait réellement été molestée ou qu’elle s’était débattue.

Au même moment, à Cologne, la police découvre le corps d’une femme enterrée vivante dans un cercueil… qui n’est autre que la demi-sœur d’Eva. Pour Eva, c’est certain : il ne s’agit pas d’une simple coïncidence. Aussi préfère-t-elle ne pas en parler aux enquêteurs.

Quand, peu de temps après, le cadavre d’une autre femme est retrouvé dans les mêmes conditions, le commissaire Menkhof souhaite d’urgence interroger Eva. Mais celle-ci s’est volatilisée juste après avoir consulté son psy…

(Source : Archipel – Pages : 300 – ISBN : 9782809822328 – Prix : 20,99 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Eva se réveille en ne voyant rien de tout, elle se sent oppressée, elle tape dans le bois qui l’entoure et se rend compte qu’on la enfermée vivante dans un cercueil. Elle se réveille à la fois tremblante et soulagée mais pour se rendre compte qu’elle a le corps couvert de bleus et d’ecchymoses. Elle a le sentiment de perdre pied. Elle sait qu’elle a des moments d’absence depuis longtemps mais de là à être enlevée sans s’en rendre compte, cela relève de l’impossible.

Une jeune femme est retrouvée enterrée vivante dans un cercueil sa demi-soeur Inge. Même si elles avaient rompu tout contact, les policiers vont tout de même finir par contacter Eva. Cette dernière ne veut rien révéler de ce qui l’angoisse de peur de passer pour un folle. Elle est une femme d’affaire importante même si elle a laissé les rennes de l’entreprise à quelqu’un d’autre. Va t’elle oser dévoilé ses doutes et sa peur d’ombre à sa seule amie ou au psy qu’elle lui conseille ?

“Enterrées vivantes” de l’allemand Arno Strobel publié aux Editions de l’Archipel est terriblement efficace. Je n’ai pu m’empêcher de construire et détruire des hypothèses au fil des chapitres, j’ai pratiquement suspecté tout le monde. Le travail psychologique est très intéressant, le lecteur est tenu en haleine d’un bout à l’autre du livre. Les scènes sont très réalistes, on a le sentiment de sentir le bois sous ses ongles, d’être soit même enfermé, presque de suffoquer. Et il y a un vrai travail de respiration et de remise en abyme. Comme si vous étiez le pantin de l’auteur, marionnette consentante ou victime ? Un travail cinématographique car plusieurs heures après avoir lu cet ouvrage, j’ai encore des scènes qui se dessinent sous mes yeux. J’ai pu sortir “du cercueil” (Der Sarg, titre original du roman) mais Eva et les autres, quel sera leur sort ?

Arno Strobel est une vraie découverte. Cet allemand a déjà publié plus d’une vingtaine de romans. Il est la preuve de la qualité du thriller allemand, trop méconnu à son goût. Comme ses compatriotes Sebastian Fitzek (L’Archipel) et Marc Raabe (Points Seuil), il sait doser le frisson, l’action et allant très loin dans le scénario. Ce sont des auteurs parfaits pour ceux qui aiment les “sensations fortes” sans jouer dans le gore gratuit. Une des scènes m’a évoqué l’excellent roman de Matt Ruff “La proie des âmes” (Points Seuil), je ne peux vous en dire plus pour ne pas vous “spoiler” l’histoire.

J’avais adoré en me promenant dans Berlin voir la place accordé aux romans policiers dans les libraires. J’avais été impressionnée par les têtes de gondole consacrée à Fitzek. J’aimerai beaucoup que les lecteurs français qui sont fans de Maxime Chattam, Franck Thilliez, Bernard Minier, Jean-Christophe Grangé, osent franchir le cap et aillent les petites pépites de nos voisins allemands.

J’ai trouvé intéressant le parti pris des Editions L’Archipel qui ont volontairement “enterrés” le titre et le nom de l’auteur en les écrivant en noir sur un fond noir, il faut bien observer l’effet de brillance pour les voir apparaitre. Ils ont joué avec l’image de cette jeune femme dont le corps semble coincé dans le décor, cercueil, table d’autopsie.

Prêt pour le grand frisson, suivez les pas d’Eva avant qu’elle ne se retrouve enterrée vivante…

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