
PRÉSENTATION ÉDITEUR
Ils étaient jeunes et populaires, le couple parfait ! Mais la soirée qu’ils passent en amoureux au Lookout Park fut leur dernière… Si pour Richie Walters, la mort fut rapide mais sanglante, Elaine Murray, elle, a vécu « suffisamment longtemps » pour comprendre à quel point son petit ami avait été chanceux…
Ces deux crimes effroyables ont laissé la ville de Portsmouth sous le choc. Mais ces meurtres ne sont que le début d’un cauchemar qui va mettre à jour nombre de secrets plus sombres que le sang qui pulse dans le cœur de pierre du tueur.
Origine |
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Éditions | Archipel |
Date | mai 2000 |
Éditions | |
Date | 3 janvier 2002 |
Éditions | Archipoche |
Date | 6 février 2019 |
Traduction | Elisabeth LUC |
Pages | 400 |
ISBN | 9782377352449 |
Prix | 7,80 € |
L’AVIS DE CATHIE L.
Phillip Margolin, né à New-York en 1944, est un écrivain américain auteur de romans policiers et de « legal thrillers ». Après des études à l’université de Washington, il obtient son diplôme de droit en 1965. Deux ans plus tard, il entame une carrière d’avocat à Portland où il plaide de nombreuses affaires de femmes battues jugées pour homicide.
En 1978, il publie son premier roman Une pierre dans le coeur. Ses autres romans se situent tous dans le milieu judiciaire qu’il connaît parfaitement.
Une pierre dans le coeur, Heartstone en version originale parue aux USA en 1978, a été publié en 2000 par les éditions de l’Archipel dans la collection Les Maîtres du suspense, puis réédité l’année suivante par les éditions Pocket. Le style sobre et précis démontre, dans ce premier roman, le sens du détail dont fera preuve Phillip Margolin dans ses romans ultérieurs: le récit se déroule lentement, comme un film au ralenti, suivant les procédures à la lettre, sans jamais ennuyer son lecteur : « La voiture de Roger s’arrêta derrière eux. Ensemble, ils gagnèrent le porche. Qu’importe s’ils n’étaient pas les bienvenus. La plupart des invités étaient des connards, des intellos, bref, des gens que la simple présence des Coolidge mettait mal à l’aise. Cette sensation procurait à Bobby un certain plaisir. Il frappa brutalement à la porte. Un garçon vêtu de blanc leur ouvrit. En les reconnaissant, il s’assombrit. » (Page 37).
William Holloway, SDF, alors qu’il est mourant, revient à Porsmouth, Virginie, afin de soulager sa conscience en révélant au procureur général Albert Caproni l’identité de l’assassin d’Elaine Murray, tuée sept ans plus tôt. L’inspecteur Schindler rouvre le dossier.
Sept ans plus tôt, novembre 1960 : le jeune Richie est retrouvé mort le visage en bouillie, le crâne enfoncé, une vingtaine de coups de couteau criblant son corps, témoignant de l’acharnement du tueur, même après la mort du jeune homme. Sa petite amie, Elaine, qui se trouvait dans la voiture au moment de l’agression, est portée disparue puis, une semaine plus tard, retrouvée morte elle aussi. Qui a tué ces deux adolescents sans histoire, populaires et admirés de tous ?
S’agit-il d’une vengeance ? D’un règlement de compte ? D’une histoire de jalousie ? Ray Schindler et son co-équipier mènent l’enquête mais ils ne disposent d’aucun indice, aucun mobile et aucun suspect. Obnubilé par cette affaire qu’il prend trop à cœur, Schindler est persuadé que les frères Coolidge sont les coupables. Finalement, l’enquête lui est retirée puis classée.
1967: d’ordinaire, l’inspecteur Schindler ne prend pas de gants et ne recule devant aucun moyen de parvenir à ses fins. Mais cette fois, l’intimidation ne suffira pas. Schindler devra se montrer patient et diplomate face aux sombres secrets que son enquête mettra au jour.
Le +: Phillip Margolin montre parfaitement la co-existence de deux mondes et ses conséquences possibles : celui des « pleins aux as », habillés à la dernière mode, possédant voitures et maisons luxueuses ; et celui, à seulement quelques mètres, de ceux qui luttent non pour vivre décemment mais pour survivre, s’immergeant dans l’alcool et la malbouffe : « Bobby les détestait. Il trouvait injuste que tout leur tombe du ciel, à ces petits cons, alors que son frère et lui devaient trimer comme des bêtes. C’était comme ça depuis la mort de leur père. Ils vivaient chichement et regardaient leur mère picoler. » (Page 38).
Un premier roman puissant, donnant un aperçu du talent de l’auteur pour analyser le processus psychologique de la violence, d’hommes et de femmes en perdition en arrivant à commettre des actes irréparables. Une enquête bien ficelée, ne négligeant aucun des aspects procéduriers, ni les rouages de la police et de la justice. Des personnages complexes dont on se plaît à tenter de comprendre les motivations.