
Le serrurier volant est une fable des temps modernes. Deux maitres au service du roman noir !
éros, un passe-muraille qui donne sa vision toute personnelle sur le monde contemporain. Le trait de Tardi souligne avec brio la qualité du récit de Benacquista.
Présentation Éditeur
Marc est un gars qui a une histoire, de ces histoires qu’on ne raconte pas volontiers. Pour le dire autrement, Marc est un gars plus fermé qu’une serrure inviolable. Pour se relever – parce qu’il faut bien se remettre sur pied quand on survit à une catastrophe – il choisit de devenir serrurier.
Ce nouveau métier lui donne l’occasion d’ouvrir pas mal de portes et de découvrir, par ce biais, les petites misères de ses congénères. Un jour, un client lui fait une drôle de demande qui va le faire renouer avec ce passé qu’il ne parvient pas à oublier…
Aux commandes de ce roman noir, illustré, deux maîtres : Benacquista pour le scénario et Tardi pour le dessin.
Origine | ![]() |
Éditions | Estuaire |
Date | Novembre 2006 |
Éditions | Folio |
Date | 19 juin 2008 |
Pages | 160 |
ISBN | 9782070347780 |
Prix | 9,50 € |
L'avis de Sophie Peugnez
Deux maîtres au service du roman noir !
La vie de Marc semblait toute tracée, sans accroc ni surprise. Employé modèle, il menait une existence sans éclat, rythmée par la routine de son travail dans un fourgon blindé. Mais lorsqu’une attaque surgit et bouleverse son quotidien, tout bascule. Contraint de se réinventer, il devient serrurier, un métier qui lui ouvre les portes, au sens propre comme au figuré, d’un monde qu’il observait jusque-là de l’extérieur. Désormais, il pénètre dans l’intimité des gens, devient témoin de leurs habitudes, de leurs failles, sans qu’ils ne prêtent réellement attention à sa présence. Il est une ombre, un passe-muraille qui, silencieusement, dresse un portrait acéré de la société contemporaine.
Le Serrurier volant est une fable des temps modernes, où Tonino Benacquista déploie tout son talent pour peindre un héros malgré lui, un antihéros désabusé dont le regard lucide et ironique sur le monde ne manque ni de finesse ni d’humour. Entre polar et chronique sociale, l’auteur joue avec les codes du genre et propose une réflexion sur la place de l’individu dans une société où chacun enferme soigneusement ses secrets derrière une porte bien verrouillée.
Le trait inimitable de Jacques Tardi vient sublimer ce récit en lui apportant une profondeur graphique saisissante. Fidèle à son univers, le dessinateur insuffle une noirceur élégante et une tension sourde à l’histoire de Benacquista. Ses illustrations, à la fois brutes et expressives, renforcent la mélancolie et le cynisme du récit, rendant cette collaboration aussi percutante que magistrale.
Un roman graphique où le noir se décline autant dans l’encre que dans l’âme des personnages.