Stéphane BOURGOIN : Les 13 meilleures histoires de serial killers

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France

Entre frissons, admiration et horreur.

INFOS ÉDITEUR

Les 13 meilleures histoires de serial killers - stephane bourgoin

Parution aux éditions Ring en juin 2016

Jamais, dans l’histoire, les tueurs en série n’ont été aussi populaires. Beaucoup d’ouvrages dissertent sur ce phénomène certes marginal, et pourtant terrifiant. Ils sont un murmure dans nos sociétés, des ombres dans les rues, mais qui frappent nos chairs et nos esprits. Ils sont l’incarnation de nos angoisses, les héritiers des ogres, loup-garous et vampires des contes de fées d’antan.

On est troublé de se rendre compte que l’imaginaire des écrivains colle, très souvent, à la réalité. Et il suffit, pour s’en assurer, de lire les textes écrits par les tueurs en série eux-mêmes.

C’est la promesse de cet ouvrage destiné à hanter vos nuits d’été.

Une rencontre terrifiante, un face-à-face inoubliable, avec les visages les plus cruels de ces éventreurs, pédophiles, cannibales et autres nécrophiles…

Treize histoires concoctées par la main-même des ténèbres, dont Charles Manson, leader d’une communauté responsable du meurtre de Sharon Tate et d’une série d’assassinats ou Gerard Schaefer, le « Mal absolu », suspecté de 34 assassinats de jeunes femmes, qui nous dépeint la mise en scène d’un de ses homicides.

Mais également des récits inédits d’auteurs reconnus, tels que David Goodis, auteur majeur de romans noirs, ou encore l’iconique Joe R. Lansdale.

Alors ? Fiction ? Réalité ? C’est la question que pose Stéphane Bourgoin dans cet ouvrage, les serial killers passionnant le lectorat du polar et l’univers des faits divers. Ces textes perturbent nos certitudes, brouillent les frontières et nous égarent… en terre hostile !

(Source : Ring – Pages : .. – ISBN : 9791091447423 – Prix : 19,90 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Entre frissons, admiration et horreur.

L’entrée dans ce recueil préfacé par Stéphane Bourgoin commence par le texte « Chère de poules » d’Arthur Williams et j’avoue j’ai eu un doute en lisant la biographie qui précède la nouvelle. Etait-ce un tueur en série ou juste un auteur de fiction? Car cette anthologie commence de manière explosive avec un corps mangé par les poules. J’ai eu le souvenir enfoui d' »Hannibal » de Thomas Harris où les cochons mangent des restes humains. Je dois devenir plus sensible avec le temps car j’ai eu peur de m’endormir après avoir lu un tel récit. Après il faut reconnaitre que ce texte est très bien conçu. Amateur de sensations fortes « Les 13 meilleures histoires de serial killers. Les tueurs en série vous parlent » est un ouvrage fait pour toi.

Tu es prêt, nous continuons l’exploration.

« Le plus dangereux des gibiers » de Richard Connell est un récit que j’ai vraiment apprécié. Toujours intéressant cette idée : jusqu’où peut aller un humain avide de sensations ? Même si je n’ose imaginer que certains le fassent dans la réalité. J’avais déjà lu des thrillers sur ce même thème : « Chiens de sang » de Karine Giebel (Fleuve Noir, Pocket) et « Profanation » de Jussi Adler-Olsen (Albin Michel, LGF). Ce texte est rythmé par les battements de coeur de la proie, de l’home, qui espère rester en vie.

« Le tueur s’est échappé » de John et Ward Hawkins est un récit émouvant et palpitant. Un tueur s’est échappé de prison et le flic qui l’a arrêté craint pour la sécurité de sa femme enceinte. Elle est ce qu’il a de plus précieux et elle est la cible idéale pour celui qui aimerait se venger. Hélas il avait vu juste.

« Du sang pour les damnées » de David Goodis. Ce grand maitre du roman noir te propose ici une nouvelle à double effet : tu auras d’abord les poils qui vont se dresser sur ta peau suite à une bonne chair de poules puis ce sont les cheveux. Car tu vas découvrir comme ce jeune médecin peu à peu à quoi servent ses tests sanguins. Bourreau malgré lui ?

« Le Carnaval de l’horreur » de Mearle Prout. Au coeur d’une danse Donald croise Leonora. Celle-ci est entrainée dans la valse suivante par un étrange personnage. Derrière les masques, les apparences peuvent tromper tout le monde. Elégant conte macabre.

« Dans l’abattoir » et « Les dossiers secrets du roi des détectives : Jack l’Eventreur ». Ce sont des textes anonymes qui datent environ du début du XX° siècle. Dès les premiers meurtres commis celui que l’on a surnommé Jack l’Eventreur a éveillé la curiosité et a été source d’inspiration. Il était logique qu’il soit confronté à un des détectives les plus brillants de cette période quoique fictif : Sherlock Holmes. Ces nouvelles permettent de sentir combien des faits réels peuvent très vite se transformer en éléments de narration et combien le réel et l’imaginaire se fondent. Et dans l’imaginaire collectif, il est parfois difficile de démêler le souvenir et ce qui relève de l’invention de l’auteur.

« Dulcie » d’Hugh Reid. L’empreinte de Jack l’Eventreur est très forte dans ce texte. Dans un Londres en guerre, Dulcie se promène et se sent suivie. Elle n’avait pas tord, Fred aime se promener avec son sac américain et conserver ensuite avec lui une des parties des jeunes femmes qu’il a convoité dans la rue. Court et efficace.

« Les mains de Mr Ottermole » de Thomas Burke. Immersion dans la tête d’un criminel et dans les prémices d’un crime. Scotland Yard impuissante face à une vague de crimes, la presse tente de comprendre. Un journaliste ne touchera-tel-pas la vérité du bout des doigts mais peut-être trop tard ? Un récit qui continue ce cycle de récits autour du Londres et de son tueur de l’ombre. Réussi.

« L’île cannibale » de Marie-Elizabeth  Counselman. Dix petits nègres sur une île suite à un naufrage ? Les phrases s’enchainent vite, la tension monte, les hommes meurent les uns après les autres. Excellent frisson et les codes du Wodunit (Qui a fait ça ?). Trouvez-vous la solution avant la fin.

« La nuit où ils ne virent pas le film d’horreur » de Joe R. Landasle. Cet auteur est un des grands noms du roman policier, il excelle pour retranscrire l’ambiance du sud profond. Sa langue sent la poussière, le danger, la testostérone. Dans chaque de ses romans il évoque, il me semble, le racisme et sa violence. Dans cette nouvelle, il a mis les bouches doubles, et ce n’est pas dire. Les deux paumés du coin qui hésitent à aller au drive-in et qui font finalement aider un des « nègres » (dixit l’auteur) qui se fait tabasser car c’est leur quaterback. Mais ces pauvres garçons vont croiser entre pire qu’eux. Un texte corrosif, bien écrit mais qui secoue par tant de violence, de bêtise et de haine. Amis des animaux et lecteur sensible prépare-toi à un profond haut le coeur face à la barbarie humaine.

« L’homme au chapeau de velours de Jérome et Harold Prince. Un journaliste reçoit régulièrement d’étranges messages. Il mène ses investigations et de nombreuses personnes lui parlent d’un homme au chapeau noir. Les journalistes radiophoniques s’emparent à leur tour de cette histoire. Cette histoire n’est pas sans me rappeler la série TV en noir et blanc La 4 ème dimension. Lorsque le quotidien se teinte tout à coup de fantastique et qu’il est difficile de distinguer la réalité.

« L’invitation » de Gerard Schaefer. C’est trash, j’ai été incapable de lire toutes les lignes. Je me souviens avoir assister à une conférence passionnante où Stéphane Bourgoin nous a montré et a commenté l’enregistrement de son entretien avec Gerard Schaefer. Cet individu a un regard qui fait froid dans le dos. Je suis pourtant habituée à lire depuis des années de la littérature de terreur et des thrillers, je lis notamment des auteurs japonais qui vont très loin dans leurs écrits. Mais lorsque je lis ce type de texte, il y a une partie de mon cerveau qui me dit que c’est comme un manège à sensations fortes. Les choses ne sont que fictions, ce n’est pas réel. J’ai lu et j’ai vu des reportages qui retracent la vie de Schaefer et de bien d’autres. Mais là, lire son macabre fantasme sexuel je n’ai pas pu. J4ai lu une page et demi, commencé à lire en diagonale et puis j’ai dit stop. Chroniquer c’est aussi être honnête, certains voudront lire les mots et ce que ce tueur en série nomme due la fiction j’en suis pour ma part incapable. C’est presque nauséeux. J’ai tout fait pour que mon esprit oubli ce qu’il a vu de cet esprit malade.

« Il était une fois » de Charles Manson. L’amour ne connait pas d’âge. Il y a une forme de poésie chez Manson.

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