Lisa GARDNER : Série D.D. Warren – Lumière noire

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Etats-unis

INFOS ÉDITEUR

Lisa GARDNER - D.D. Warren - Lumiere noire
Lumière noire

Parution aux éditions Albin Michel le 3 janvier 2018

Traduit par ..

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

(Source : Albin Michel – Pages : 490 – ISBN : 9782226391933 – Prix : 22,50 €)

L’AVIS DE HELENE B.

Flora Dane a été enlevée sur une plage par un homme, qui l’a retenue prisonnière dans un cercueil, dans une chambre d’hôtel, ou la cabine de son camion. Retrouvée au bout de 472 jours, la jeune femme se reconstruit petit à petit. Elle a monté autour d’elle une sorte d’univers blindé et sécurisé dans lequel elle sait se défendre ou se sortir d’une mauvaise situation. Tous ses sens sont en alerte et elle pense avoir mis toutes les chances de son côté pour que sa sécurité soit préservée jusqu’au jour où elle est de nouveau enlevée chez elle…. Le commandant D.D Warren se charge de l’enquête et met le doigt très rapidement sur la personnalité de Flora. Flora Dane se met-elle en danger volontairement afin de se venger des hommes prédateurs ? s’est-elle donné une mission ? son enlèvement a-t-il un rapport avec la disparition de deux autres jeunes femmes ?

L’auteur, comme souvent dans les polars, alterne deux récits. Un récit raconte la terrible captivité passée de Flora. Le profil du kidnappeur nous apparaît alors dans toute son horreur : s’il prend plaisir à torturer et violer Flora, la torture psychologique est évidemment aussi la raison d’exister de cet homme. Si les possibilités de s’évader pour Flora deviennent possibles avec le temps, on devine que l’attachement à son bourreau la rend encore plus prisonnière qu’elle ne l’est déjà. Dans un deuxième récit, le lecteur est dans le présent, il suit l’enquête du commandant D.D Warren.

Ce thriller psychologique vous glacera sans aucun doute du début à la fin. L’ambiance y est très pesante, la captivité et l’instinct de survie de Flora très bien évoqués et décrits. Si la peur et l’effroi nous saisissent en permanence, on admire souvent la ténacité et la combativité de Flora. On ne peut s’empêcher d’imaginer ce que nous ferions, ou penserions si nous étions dans la même situation. L’auteur aborde aussi les liens fragiles entre Flora et sa mère depuis sa libération. La mère de Flora n’a évidemment pas retrouvé sa fille telle qu’elle la connaissait. On comprend que la captivité et le traumatisme peuvent transformer un proche en un inconnu.

Lisa Gardner exploite avec talent les mécanismes psychologiques de la culpabilité. Les murs de sa chambre sont tapissés des articles et photos de jeunes-filles disparues, au-delà de la vengeance, Flora semble déterminée à réparer quelque chose . J’ai trouvé ce polar très convaincant car ce n’est vraiment qu’à la fin que j’ai compris les raisons de ce nouvel enlèvement et tous les tenants et aboutissants de cet effroyable thriller.


L’AVIS DE YANNICK SCOTTO

« Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. » -Périclès-

Voici un TRÈS BON thriller psychologique de Lisa Gardner mettant l’accent sur la victimologie et l’appréhension d’un criminel.

Une caisse : 472 jours : Flora Dane.
Alors que cette dernière se remet de l’horreur qu’elle a vécue et reprend sa vie, elle est de nouveau frappée.. par le destin ?

Un vendredi soir :
Une rencontre dans un bar de Boston
Des verres puis… une danse avec Monsieur « on-ne-se-serait-pas-déjà-vu-quelque-part ? »
« Tout va bien. Je vais m’occuper de vous maintenant. »
Elle l’avait bien mérité ?
Un mélange EXPLOSIF ??
Un MEURTRE ?

Le commandant de police D.D Warren arrive sur les lieux et l’enquête commence.
Des disparitions..
Un victimologue : Dr Samuel Keynes

Des flash-backs : « lutter dans le noir pour trouver la lumière »
Un « mentor familial »
Syndrome de Stockholm
« L’attachement à l’agresseur asservit la victime aussi puissamment que la contrainte physique »

Les blessures du passé peuvent-elles assurer un avenir meilleur ?
Des cartes postales, des vidéos et même…des paillettes.
Un ravisseur ?

La survie n’est pas une destination, dans ce thriller c’est un voyage.
Voyage dans lequel « personne n’a envie d’être un monstre ».

La disparition d’une victime est une course contre la montre pour les enquêteurs…

Les amis, puissiez ne pas laisser le sablier du temps l’emporter sur la lumière de la vie ?

 

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5 Commentaires

  1. Pouvez vous me dire le titre du roman qui suit « les morsures du passé « s’il vous plaît?
    Je suis restée sur le fait que la détective est enceinte.
    Merci

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