Franck THILLIEZ : Pandemia

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France

INFOS ÉDITEUR

pandemia - franck thilliez

Parution aux éditions Fleuve noir le 4 juin 2015

Parution aux éditions Pocket en mai 2016

Comme tous les matins, Amandine a quitté sa prison de verre stérile pour les locaux de l’Institut Pasteur. En tant que scientifique à la Cellule d’intervention d’urgence de l’Institut, elle est sommée, en duo avec son collègue Johan, de se rendre à la réserve ornithologique de Marquenterre pour faire des prélèvements sur trois cadavres de cygnes. Un sac avec des ossements est trouvé dans l’étang.

(Source : Fleuve – Pages : 648 – ISBN : 9782265099036 – Prix : 21,90 €)

L’AVIS DE LEA D.

Je remercie Fleuve Noir et le Salon du Livre de Paris, j’ai pu avoir Pandemia en Service de Presse deux mois avant sa sortie en librairies !

Amandine est scientifique à l’institut Pasteur pour la cellule d’intervention d’urgence. Avec un de ses collègues, elle est appelée dans une réserve ornithologique afin de faire des prélèvements sur trois cygnes morts. Est-ce une petite maladie touchant simplement les oiseaux, ou est-ce plus grave ? Dans le même temps, un sac rempli d’ossement est trouvé dans l’étang, nécessitant d’appelant des renforts policiers. Sharko et l’équipe auquel il appartient sont donc mis sur l’enquête. Un Franck Thilliez est toujours quelque chose de difficile à résumer, tant ça part dans tous les sens et avec ces événements qui ont tous une connexion les uns avec les autres.

Plusieurs enquêtes, donc, qui sont interconnectés. Des animaux morts qui conduisent à des cadavres, des cadavres à plus d’horreurs. Et au milieu de tout ça, des flics, des êtres humains qui essaient de faire leur travail, mais surtout de garder leur santé mentale face à tellement d’horreur. Franck Thilliez a ce talent de gérer à la fois un livre policier avec ces ficelles qui partent de tous les côtés, mais aussi les sentiments humains qui animent ses personnages.

Avec Pandemia, on renoue avec les enquêtes de Sharko et Lucie. Le Syndrome E et Gataca font partie de mes préférés de cette saga. J’ai eu une petite baisse de régime avec Atomka et Angor (tout en appréciant ces lectures !), mais Pandemia a relevé le niveau et est pour moi aussi excellent que les deux premiers. Déjà parce que l’intrigue et les enquêtes en elles-mêmes sont toujours aussi intéressantes : on n’a pas une seule seconde de répit, il y a toujours un rebondissement, une intrigue ou un retournement de dernière minute. Pour ça, on peut faire confiance à Franck Thilliez, il a les moyens de continuer à rendre ses lecteurs addict ! Mais le point fort est aussi cette plongée dans le domaine de l’infiniment petit et des microbes. C’est un sujet d’actualité et qui va continuer à l’être, malheureusement… On sent bien que Franck Thilliez, comme à son habitude, s’est renseigné sur son sujet. Tout est minutieusement détaillé, on fait une immersion totale dans un univers dur et terrifiant.

De ce point de vue, Pandemia réussit parfaitement à nous garder jusqu’à la fin. Mais le côté encore plus prenant, c’est l’interaction entre les personnages. Sharko et Lucie sont égaux à eux-mêmes : à la fois accro à l’adrénaline de leur métier, mais aussi écœurés par toutes les maladies qu’ils y voient, que ce soient à cause des maladies ou à cause de la folie des hommes. Le fait d’avoir des enfants d’un an va les pousser de plus en plus à s’éloigner de ces horreurs, sans pouvoir s’en détacher tout à fait. Les personnages secondaires sont très intéressants, spécialement Amandine. Le fait de travailler dans un Institut où elle côtoie des microbes toutes la journée va faire grimper son stress et sa tension à un niveau inimaginable. Mais le fait de vivre en plus avec l’homme qu’elle aime, et qui est atteint d’une maladie qui a détruit son système immunitaire va la miner encore plus. Clairement, il pourrait mourir d’un rhume. Alors ils doivent vivre ensemble, mais séparés par du plexiglas. La vie normale d’un couple leur est interdite, et le choc entre sa vie personnelle et son métier va précipiter la jeune femme dans la paranoïa et dans l’effondrement psychologique. Des émotions et un calvaire parfaitement rendus, on ne peut que compatir !

Mais je tiens quand même à préciser une chose : au cours de cette lecture, et à cause d’un personnage secondaire, j’ai haï Franck Thilliez. Oui, je vous le dis franchement : je l’ai détesté ! Il va nous livrer un passage plus qu’éprouvant pour nos nerfs (pour les miens en tout cas), et j’ai failli jeter le livre contre un mur en hurlant « POURQUOI ?? ». Pourquoi nous faire ça ? Pourquoi faire endurer encore plus à ses personnages déjà bien tourmentés ? Que vous soyez prévenus : Franck Thilliez est un grand, très grand, sadique !

Donc Pandemia se révèle une lecture encore une fois éprouvante pour le lecteur, mais tellement addictive !


L’AVIS DE GILLES GOUFFE

Le nouvel opus de Franck Thilliez est dans la continuité d’Angor, mais peut se lire indépendamment. On y retrouve le couple Sharko-Henebelle, l’ombre de « l’homme en noir » et les autres, dans une lutte contre des « ennemis invisibles ».  Des nouveaux apparaissent, sympas, troublants, ambigus… mais comme à son habitude, personne n’est ménagé, personne n’est épargné.

Découvrez comment la propagation d’un virus peut être « facile », et désorganiser tout un pan de la société (théorie plausible, et  validé  par l’institut Pasteur de Lille) ;  et comment  une organisation (mal vaillante ou non) peut se développer dans les « catacombes » du cyber espace, en échappant à tous contrôles, tous traçages. Ca fait froid dans le dos.

Fiction, mais pas science-fiction.

De fausses pistes en rebondissements, vous serez aspirés par le rythme haletant des chapitres cours et vifs.

Ouvrez  Pandemia, et vous serez contaminés par voie littéraire à une « insomnia ».

Gilles Gouffé – Libraire FNAC


L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Le nouveau Thilliez sortira le 4 juin, j’ai eu la chance de l’avoir lors du salon du livre Paris, Franck me l’a offert lors de cet événement. Jusqu’alors j’ai toujours aimé ses thrillers, rien à redire sur le style, et le gars est toujours inspiré, et pas qu’un peu…

J’avais déjà été gâté avec la forêt des ombres, dont le héros, David Miller est un thanatopracteur, voici que dans Pandemia, le sujet m’intéresse énormément aussi, mais surtout devrait aussi captiver toute la profession…

Et si demain un groupuscule terroriste frappait notre pays, notre continent, voir la planète avec un attentat biologique…

Si demain, un virus grippal inconnu, donc sans vaccin et mortel dans certains cas frappait le pays, serions-nous parés pour réagir ?

Car c’est cela le thème du dernier Thilliez, des cygnes contaminés retrouvés dans le parc du Marquenterre, d’autres en divers lieux de la planète, et la contamination commence…

On retrouve dans ce livre Lucie Henebelle et Franck Sharko, personnages fétiches de Franck, mais aussi certains comme Camille Thibauld croisée dans [ANGOR].

«  L’homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, étouffe ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans Nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et il faut éliminer le reste. Les microbes sont la solution.  » Comme chaque matin, Amandine a quitté sa maison de verre pour les locaux de l’Institut Pasteur. Mais ce matin-là est particulier. Appelée pour des prélèvements à la réserve ornithologique du Marquenterre, en Baie de Somme, la microbiologiste est déconcertée : trois cadavres de cygnes gisent sur une étendue d’eau. En forêt de Meudon, un homme et son chien ont été abattus. L’étang qui jouxte la scène de crime a été passé au peigne fin. Bilan : un sac de toile lesté de parpaings. À l’intérieur : des ossements, des crânes, un casque. Quatre corps en kit. Et pendant ce temps, une grippe coriace fauche jusqu’aux plus robustes. Elle n’a pas épargné certains increvables du 36, quai des Orfèvres. Une grippe dont la souche demeure curieusement non identifiable. Après Angor, une nouvelle aventure pour Franck Sharko et Lucie Henebelle. Et l’enjeu est de taille : la préservation de l’espèce humaine. »

Tout au long du roman on sombre dans une psychose, Franck orchestre de main de maitre une mise en scène oppressante et parfois bien trop réaliste, même si tout n’est que fiction.

Plusieurs enquêtes s’entrecroisent, se nouent, pour ne former qu’une seule et terrifiante histoire, celle de la folie meurtrière et destructrice d’un homme…

Comme à son habitude Thilliez n’invente pas la science, il travaille, fouille, lit, rencontre, et ainsi tisse un thriller aux relents scientifiques. Quand un auteur travaille véritablement ses recherches, le résultat est magnifique, car hyperréaliste. On sait que nous sommes dans un livre, dans l’imaginaire d’un auteur, mais on ne peut s’empêcher de se poser une question : Qu’adviendrait-il si demain cela arrivait ?

Est-ce que par exemple le secteur funéraire est préparé pour ce genre de catastrophe ? Des corps potentiellement pathogènes pour tout le personnel ?

Quel danger pour les salariés, les familles, tous les intervenants ?

Vaste question au moment où nos élus légifèrent déjà sur un texte qui fait grand bruit au sein de la thanatopraxie : Levée de l’interdiction des soins pour les personnes séropositives…

« Bientôt, ce monde contaminé par la médiocrité, la misère, l’assistanat va connaître l’embrasement, puis le changement.»

Paru dans Résonance Funéraire


L’AVIS DE MURIEL LEROY

Après avoir lu Angor et avoir été déçue, je me suis néanmoins lancée dans la lecture de Pandémia, espérant donc y trouver quelque chose de différent.

Le début s’annonçait bien et l’idée d’une guerre microbiologique me semblait intéressante mais en avançant dans le récit, j’ai beaucoup moins accroché !

En effet durant les 644 pages on y trouve donc la grippe, la peste le tout sur fond d’eugénisme, ce qui n’est pas sans rappeler la 2nde GM, sans compter le rôle prépondérant d’internet, comme vecteur du mal.

L’idée une fois de plus défendue par  Franck THILLIEZ dans ses livres précédents est toujours omniprésente sauf que le mal est personnifié par l’homme en noir, de qui tout découle, et qui fait en sorte que celui-ci se perpétue même après lui. Ce monsieur a donc tout prévu et cela laisse donc une porte ouverte sur une suite… Bien évidemment là encore il y a les idées scientifiques mais aussi religieuses qui se confrontent, jusqu’à finalement ne faire qu’un puisque cet homme, le Mal en personne, choisit, se prend pour Dieu, et décide qui a le droit de vivre ou mourir, par une forme de sélection  naturelle où seuls les plus forts survivront !

De lui viendrait donc tous les maux de la Terre, les épidémies, les guerres partout où il passe il laisse des sillons de destruction dans son passage…Non content de ça ,grâce à internet il recrute et forme de nouvelles armes et une progéniture capable de détruire sans état d’âme !

Face à ce type d’individus on s’attend donc aussi forcément à une fin spectaculaire, digne de cet homme mais ce ne sera pas le cas, Sharko en venant vite à bout.

Maintenant venons-en au fond, rien à redire sur son travail de documentation, il reste un documentaliste hors pair et certains auteurs devraient vraiment prendre exemple sur lui quand ils écrivent ! il faut continuer à travailler les  sujets, c’est très bien même s’il y a beaucoup de détails…Cela ne m’a pas gênée personnellement mais le thème est trop excessif, trop c’est trop !

Il est vrai que  ce type de risque peut arriver, mais là c’est digne d’un film catastrophe !

Et enfin revenons en couple phare, on pensait que le couple vedette pourrait être mis de côté grâce à un autre couple qui se créait dans Angor, signe précurseur d’un renouveau, mais non Sharko a encore la vedette, l’homme inoxydable, invincible qui résiste à tout, même aux virus, et qui une fois de plus sauve la planète ! Là je dis stop cela n’est plus possible et quitte à être en désaccord avec les lecteurs qui lui pardonnent tout, moi pas et tout comme d’autre j’arrête les Sharko je suis lassée, ce n’est plus crédible du tout.

Je pense qu’il faudrait oser passer à autre chose quitte à déplaire, car l’auteur est capable de se renouveler, là cela devient beaucoup trop commercial à mon goût, une nouvelle vague d’auteurs arrivent et je vais continuer à m’intéresser à eux !


L’AVIS DE JUSTINE

Un très bon Thilliez (mais a-t-il jamais rien écrit de mauvais..?) 🙂  Je n’ai pas envie de faire une longue chronique tant ce livre est à lire et pas à raconter.

Comme d’habitude avec cet auteur (compatriote nordiste), l’intrigue est riche et foisonnante, elle démarre sur plusieurs plans avant que toutes les pièces se rassemblent en une seule enquête. On suit en parallèle l’équipe habituelle du 36 quai des Orfèvres, avec Sharko / Lucie et Nicolas / Camille (la petite nouvelle d’Angor), et un nouveau couple, Amandine, microbiologiste, qui est mariée à Phong, un ancien microbiologiste également, qui est depuis deux ans atteint d’une maladie qui l’empêche de vivre normalement.

Du côté des flics, un corps est découvert en forêt, ce qui va lancer leur enquête, sur fond d’épidémie de grippe dans les rangs. Amandine, de son côté, fait partie de l’équipe qui va découvrir l’existence d’une souche inconnue du virus de la grippe… Vous l’aurez compris, ce nouveau tome des aventures de Sharko et Hennebelle est très axée « santé / médecine / sciences » (ce qui est récurrent chez l’auteur, et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’apprécie autant ses livres ^^).

Les chapitres sont courts, l’auteur est très fort pour faire monter le suspense, et il y parvient d’autant plus que toute la partie concernant les virus et le déclenchement d’une épidémie est parfaitement documentée et possible dans la réalité. On en apprend beaucoup sur le fonctionnement du système sanitaire français et on ressort un peu plus instruit de sa lecture ^^, en plus d’avoir passé un excellent moment (ce qui est souvent le cas avec Thilliez, mine de rien…). J’ai été aussi très intriguée par la partie concernant le Darknet, dont je n’avais jamais entendu parler et qui, après recherche, existe réellement..! (ça fait froid dans le dos). Je ne m’attendais pas du tout à ce qui arrive à Camille et si je suis vraiment triste, j’apprécie aussi que l’auteur fasse vivre des choses pareilles à ses personnages, personne n’est jamais épargné avec lui, c’est très noir (mais c’est si bon..!).

En résumé, encore une réussite pour Thilliez 😀 (et en bonus, la couverture est super réussie et l’objet-livre vraiment beau!)

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1 COMMENTAIRE

  1. Je suis en train de finir Pandemia et, comme d’habitude, avec Franck Thilliez, j’ai lu ce livre avec enthousiasme. Le rythme est oppressant et laisse le lecteur sans voix devant tant d’horreurs d’autant plus que l’on se dit que celà peut arriver. L’auteur s’est très bien documenté (à fond) et ça se voit face à ces virus d’actualité. Merci Franck, vous êtes un Maître dans le domaine du thriller scientifique!!!

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