Atef ATTIA : Invisible kid

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INFOS ÉDITEUR

invisible kid - atef attiaParution aux éditions Pop Libris en décembre 2015

Il y a des jours où Issour Danielovitch se sentirait presque devenir invisible. Entre un père despotique, des frères aînés absents, des ennuis de santé, les railleries de ses camarades et un premier amour tué dans l’œuf, il mène une vie plutôt mouvementée pour un adolescent de quinze ans. Une vie qui serait somme toutes banale, mais c’était sans compter la cruauté et l’acharnement de certains de ses camarades qui poussent la farce un peu trop loin. Et lorsque leur dernier canular tourne au drame, ils ne se doutent pas de la force maléfique qu’ils déchaînent et qui changera la vie d’Issour à tout jamais.

Après  »Sang d’Encre », son premier recueil de nouvelles noires , Atef Attia récidive avec  »Invisible Kid », conte fantastique e horrifique où il vous emmène encore plus loin dans les méandres de son imaginaire

(Source : Pop Libris – Pages : 224 – ISBN : 97899388830406 – Prix : 10,00 €)

L’AVIS DE LAURE CHIRON

Je viens de lire ce petit conte horrifique, où le mal s’installe aussi simplement que vous vous installez dans un fauteuil confortable pour y passer un bon moment, généralement avec un bouquin, un moment aussi bon que libérateur.

C’est précisément ce qu’il s’est passé avec Invisible Kid. Sauf que l’installation n’est pas aussi simple que ça, et que le mal ne vient pas par qui ont croit. Ou presque.

J’allais dire que tout part d’une histoire banale de querelles d’adolescents en manque de conneries à faire, mais il n’y a rien de banal en fait. Issour est un gosse sympa, il essaye tant bien que mal de vivre sa vie tranquillement, sans rien demander à personne. Il n’a qu’une seule amie, Héléna, avec qui il passe de chouettes moments. Je vous le dis, il ne demande rien à personne, il veut juste être tranquille.

Et puis il y a cette bande de gosses mal élevés, qui prennent un malin plaisir à faire chier leur monde, avec bien sûr une tête de turc : Isssour. De blagues potaches en passant par les humiliations et les coups bas, vient la blague de trop, à la fois la pire et la meilleure.

Parce qu’il ne faut pas se leurrer, avec Issour, la vengeance est un plat qui finira par se manger chaud. De gosse effacé et solitaire, il devient un gosse vengeur et plein de rancœurs, et c’est à son tour maintenant de prendre un malin plaisir à s’occuper du sort de ses bourreaux.

Je ne peux en dire plus sans dévoiler le pourquoi du comment. Ce que je peux dire en revanche, c’est que je me suis éclatée à lire ces quelques pages, qui m’ont fait sourire à de nombreuses reprises. Entre les références littéraires et musicales, ainsi que l’écriture fluide de l’auteur, je me suis même surprise à retrouver quelques similitudes avec un auteur que j’adore : Stephen King. Non, je ne compare pas Atef Attia au grand maître, je dis juste que si vous aimez King, vous aimerez Attia. Faites moi confiance 😉

Terminons aussi brutalement que le livre en vous disant « à suivre ». Parce que oui, Invisible Kid ne sont que les prémices d’autres aventures d’Issour, ce qui dope mon enthousiasme à l’idée de le retrouver dès que le « à suivre » final du bouquin deviendra « sortie du nouveau livre d’Atef Attia.

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